Rôle des prépositions à et de - Réussir à faire, proposer de faire, etc.

Langue française

27 réponses · Page 2 / 2

Oui, afin de vous rendre désormais plus vigilant sur l'ancienneté des messages auxquels vous répondez.
C'était pour t'inciter à mieux la regarder la prochaine fois… On peut bien rêver ! 🙄
Le marchand a proposé à Pierre d'acheter sa voiture
Paul a parlé à son ami de sa mère.
Mon professeur a montré la phrase d'en haut pour expliquer l'emploi du pronom possessif.
''Sa'' et ''son'' renvoient au sujet de la phrase, Paul. Si c'est vraiment de la mère de son ami que Paul a voulu parler, on utilise ''ce dernier''.

Paul a parlé à son ami de la mère de ce dernier.

Pour les constructions avec le verbe demander, il me semble que c'est plus facile d'en comprendre le sens, puisqu'il existe '' A demander à B de faire'' et '' A demander à B à faire''. Je ne sais pas pourquoi l'on ne modèle pas ''proposer'' sur ''demander'' pour éviter un peu la confusion.

* Le marchand a proposé à Pierre à acheter la voiture de ce dernier.

J'ai oublié de poser ma question.

Je n'en sais rien.
Je n'y comprends rien.
Pourquoi tantôt ''en'', tantôt ''y'' comme complément de ''rien''? Merci!
gerardmontreal a écrit :Paul a parlé à son ami de sa mère.
Si l'on avait "un ami" à la place de "son ami", on aurait un superbe janotisme :
Paul a parlé à un ami de sa mère.
gerardmontreal a écrit :Je n'en sais rien.
Je n'y comprends rien.
Pourquoi tantôt ''en'', tantôt ''y'' comme complément de ''rien''? Merci!
Parce que l'on construit :
je ne sais rien de cela
je ne comprends rien à cela
Lamaneur, merci pour ton rappel et ta réponse.
Paul a parlé à son ami de sa mère.
Si l'on accepte que les pronoms possessifs renvoient au sujet, cette phrase est assez claire, comme la phrase ''Le marchand a proposé à Pierre d'acheter sa voiture.'', d'ailleurs.
Si l'on avait "un ami" à la place de "son ami", on aurait un superbe janotisme :
Paul a parlé à un ami de sa mère.
Cette phrase me rappellera sûrement de vérifier mes phrases une fois de plus. 🙂
Parce que l'on construit :
je ne sais rien de cela
je ne comprends rien à cela
C'est exactement le choix entre ''de'' et ''à'' qui me pose problème. Pourquoi pas

*Je n'y sais rien.
*Je n'en comprends rien.
Nous vous proposons de surveiller l'évolution de la situation et d'alerter la police si nécessaire.
on ne sait pas qui fait quoi. Est-ce nous qui allons surveiller la situation et alerter la police, ou bien est-ce au client de le faire sur notre conseil ? Aucune règle ne permet de le déterminer, et il est prudent de tourner sa phrase autrement pour éviter les malentendus.
Des verbes comme dire, rappeler, suggérer peuvent aussi être suivis de ''à qqn'' et de l'infinitif, est-ce qu'il existe toujours 2 interprétations possibles pour le sujet logique de l'infinitif?
gerardmontreal a écrit :
Parce que l'on construit :
je ne sais rien de cela
je ne comprends rien à cela
C'est exactement le choix entre ''de'' et ''à'' qui me pose problème. Pourquoi pas

*Je n'y sais rien.
*Je n'en comprends rien.
Seul l'usage permet de connaître la "bonne" préposition. Du reste, souvent il y a plusieurs "bonnes" propositions, avec différence de sens ou non.
En principe, on pourra dire
*Je n'y sais rien.
*Je n'en comprends rien

si l'on peut dire
*je ne sais rien à cela
*je ne comprends rien de cela.

La première me paraît peu naturelle en français moderne, sauf pour quelqu'un qui la prononcerait sous l'influence du verbe voisin "connaître" :
je ne connais rien à cela ==> je n'y connais rien, tout à fait légitime.
Elle était plus naturelle en français classique, et de fait on trouve facilement dans la littérature classique des exemples tels que :
Quant aux moyens de maintenir le commerce qui nous reste , je n'y sais rien de mieux que de continuer comme nous avons fait jusqu'à cette heure.
Quant à la seconde, elle me paraît assez naturelle dans certains contextes, et on ne s'étonnera donc pas de pouvoir trouver des formules comme :
Veuillez remarquer que, lorsque les gens du Ban de la Roche conversent en patois, je n'en comprends rien quoique je sois parmi eux depuis quarante ans et que je connaisse aussi certains mots.

gerardmontreal a écrit :
Nous vous proposons de surveiller l'évolution de la situation et d'alerter la police si nécessaire.
on ne sait pas qui fait quoi. Est-ce nous qui allons surveiller la situation et alerter la police, ou bien est-ce au client de le faire sur notre conseil ? Aucune règle ne permet de le déterminer, et il est prudent de tourner sa phrase autrement pour éviter les malentendus.
Des verbes comme dire, rappeler, suggérer peuvent aussi être suivis de ''à qqn'' et de l'infinitif, est-ce qu'il existe toujours 2 interprétations possibles pour le sujet logique de l'infinitif?
Pour "suggérer", oui, c'est comme "proposer".
Pour "rappeler", je n'ai pas l'impression.
Merci, Lamaneur! Tes commentaires sont toujours aussi détaillés et instructifs.