Émile Durkheim, De la définition des phénomènes religieux - Nous ne songeons pas, sans doute…

Entraide scolaire

7 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Faire le commentaire de ces deux paragraphes :
Nous ne songeons pas, sans doute, à présenter ces quelques remarques comme une véritable définition. Elles suffisent, cependant, à montrer que la notion de la divinité, loin d'être ce qu'il y a de fondamental dans la vie religieuse, n'en est, en réalité, qu'un épisode secondaire. C'est le produit d'un processus spécial en vertu duquel un ou des caractères religieux se concentrent et se concrétisent sous la forme d'une individualité plus ou moins définie. Or il peut très bien arriver que cette concrétisation n'ait pas lieu. C'est le cas de toutes les pratiques qui constituent le culte totémique. Le totem, en effet, ce n'est pas tel ou tel membre de l'espèce animale ou végétale qui sert d'emblème au groupe ; c'est toute l'espèce indistinctement. Dans un clan qui a pour totem le loup, tous les loups sont également vénérés, ceux qui existent aujourd'hui, comme ceux qui existaient hier, comme ceux qui naîtront demain. Les mêmes honneurs leur sont rendus à tous indifféremment. Il n'y a donc là ni un dieu, ni des dieux, mais une vaste catégorie de choses sacrées. Pour qu'on pût prononcer le mot de dieu, il faudrait que le principe commun à tous ces êtres particuliers s'en fût séparé, et que, hypostasié sous une forme quelconque, il fût devenu lui-même le centre du culte. Il est vrai que certaines peuplades se sont élevées à l'idée d'un être fabuleux d'où seraient descendus, à la fois, et le clan et l'espèce adoptée comme totem. Mais cet ancêtre éponyme n'est l'objet d'aucuns rites spéciaux ; il ne joue pas de rôle actif et personnel dans la vie religieuse du groupe ; ce n'est pas lui qu'on invoque ; ce n'est pas lui dont on recherche ou dont on retrouve la présence. C'est simplement une manière pour les esprits de se figurer l'unité de l'espèce totémisée et les rapports de parenté que le clan est censé soutenir avec elle. Bien loin qu'une telle représentation soit à la base même du totémisme, elle n'a été évidemment forgée qu'après coup pour permettre aux hommes de s'expliquer un système de pratiques préexistantes.

On en pourrait dire autant des cultes agraires. Ils ont pour but d'assurer le renouvellement régulier de la végétation sous toutes ses formes, arbres fruitiers et autres, plantations de toute sorte. Or il s'en faut que les opérations diverses qui constituent ces cultes se soient toujours adressées à des dieux. Très souvent, c'est sur la végétation elle-même, sur le sol qui la porte et qui la nourrit, que s'exerce directement l'action religieuse, sans qu'aucun intermédiaire divin soit invoqué par le fidèle. Le principe d'où est censée dériver la vie de la forêt ou celle du champ ne réside ni dans tel bouquet de blé, ni dans tel arbre, ni dans telle personnalité idéale, distincte de tous les arbres et de tous les champs particuliers ; il est diffus dans toute l'étendue des champs et des bois [1]. Ce n'est pas un dieu, c'est simplement un caractère commun à toute une classe de choses, dont il ne s'est dégagé que progressivement pour devenir une entité divine.
J'ai du mal en ce qui concerne le plan j'ai déjà fait mon intro voici mon plan :

Voici les notes que j'ai prises :

Premier paragraphe :
Le totem est un héritage, son culte résulte d'une transmission générationnelle.
Durkheim montre qu'ici que religion en veut pas dire Dieu(x). La notion de divinité n'est que seconde. Les divinités ne sont donc pas nécessaire.
Le totémisme montre qu'il arrive que des religions n'ont aucun rapport avec une entité surnaturelle. Dans cette religion on en vénère pas un être mais un ensemble de caractéristique, ce qui fait un loup et non le loup en lui même par exemple

Deuxieme paragraphe.
Ce paragraphe porte sur le naturalisme
Bonjour,

C'est l'analyse factuelle d'un sociologue.
Deux concepts à analyser dans cet extrait : immanence et transcendance.
Durkheim suggère que la transcendance est un phénomène culturel postérieur. Dans ce texte, il semble annoncer seulement le panthéisme ou l'animisme.

Juste pour ouvrir la discussion de la thèse présentée : le culte des morts que l'on retrouve dans toutes les civilisations montre que le regard humain ne s'arrête pas à la réalité naturelle.
Bonjour Jean-lUC

Pourriez vous être plus explicite s'il vous plait car je dois tenir 15 minutes et je me rend compte que je n'est pas assez de matière et que je n'est pas tout compris

Merci 🙂
Durkheim est dans l'implicite.
Qu'est-ce que dieu ou la divinité ?
Un démiurge ? l'origine de la vie ? la nature ?
Pour le totem, il lève un coin du voile quand il emploie le mot "descendu" ou "grand ancêtre".
Pour les cultes agraires, avec le mot "diffus".
Ce principe ou cette cause sont-ils immanents ou transcendants ?
Wikipedia a écrit :L'immanence est un terme philosophique qui désigne le caractère de ce qui a son principe en soi-même.
Un principe métaphysique immanent est donc un principe dont non seulement l'activité n'est pas séparable de ce sur quoi il agit, mais qui le constitue de manière interne. L'idée d'immanence est en corrélation avec celle de transcendance, qui est le fait d'avoir une cause extérieure et supérieure.
Un terme qui aurait dû attirer ton attention : "hypostasié".
Wikipedia a écrit :Hypostase (métaphysique). Dans le domaine de la métaphysique, appliqué essentiellement à des disciplines telles que la philosophie ou la théologie chrétienne, le terme hypostase désigne une substance fondamentale, un principe premier.
Quel est donc le fondement de la religion ? Durkheim cherche dans les premières expressions religieuses un appui à son agnosticisme réactionnel au judaïsme de sa famille.
La révélation d'un dieu caché ? une construction culturelle à partir d'un principe naturel ?
On pourrait aborder le sujet d'une autre manière : le créateur se confond-il avec sa création ou en est-il distinct ?
Animisme ? panthéisme ? naturalisme ? pour ce dernier concept, note que l'anthropologue Philippe Descola, en fait une des quatre ontologies, avec l'animisme, le totémisme et l'analogisme.
La conception d'un Dieu créateur unique, principe de tout mais distinct de son oeuvre, est apparu avec la Bible.

Regarde cet article de Wikipedia qui peut t'éclairer sur les intentions de Durkheim
https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Formes_%C3%A9l%C3%A9mentaires_de_la_vie_religieuse
J'ai pas tout compris x) haha je vois pas les parties que je peux dégager
Je suis désolée je passe demain après midi et je suis super stressée
Définis d'abord la thèse paradoxale : La religion est un phénomène sociologique en dehors de toute approche métaphysique.
Puis des parties qui vont l'exposer
1 - la croyance en une divinité n'est pas nécessaire.
2 - la religion, dans son état primitif, ne porte pas sur une personne, elle ne suppose pas une relation personnelle avec une entité supérieure.
3 - elle ne comporte pas de rituel.
4 - c'est la réponse d'un groupe qui forge ainsi son unité.
5 - l'hypostase est une création secondaire, culturelle qui habille le principe mais ne le fonde pas.
c'est dans le 2 je parle du second paragraphe et dans le 4 je donne l'exemple des totem et du fait que les totems sont un héritage c'est bien ça ?

Aussi j'ai relis le liens que tu m'a conseillé ce n'est pas le même ouvrage que nous étudions moi c'est l'article "de la définition des phénomènes religieux"
vue que j'étai pas dans le sujet j'ai le droit de faire un écrit pour demain xp j'étais hors sujet en faite les informations que tu m'a communiquer sont pas en lien direct avec le texte apparemment
tu peux me montrer comment tu aurais toi pour un oral :/