Construction du verbe "douter"
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Bonjour,
Puis-je dire "Je doute de devoir compter sur vous pour faire ceci" ?
Il semble bien, même si la construction est vieillie, selon le Tlf :
A.− Emploi trans. indir.Douter + prép. de.
1. Vieilli et littér. [Le compl. est un inf.] Hésiter à. Une seconde, il douta de pouvoir continuer (Estaunié) − Est-ce que vous douteriez d'intervenir, vous, Monsieur, si féru d'honneur, quand le renom, la gloire d'une famille seraient menacés par des éléments vils? ( J. de La Varende )
Larousse (encore !) n'indique pas que la construction est vieillie dans son exemple : Je
doute de pouvoir être là à l'heure.
Après tout, il ne s'agit que d'une complétive remplacée par un infinitif et le marqueur de.
J'ai cru en lisant la question que c'était l'association du doute et du devoir qui posait problème.
Si l'on peut douter de pouvoir (éventualité) … peut-on vraiment douter de devoir (obligation) …
On peut douter de tout. 😉
Je doute même de devoir payer des impôts l'année prochaine 😉
Bien sûr mais, dans ce dernier exemple, le doute vient donc de la question :
Est-ce que je dois payer des impôts l'année prochaine ?
Question légitime à laquelle vous avez le bonheur d'envisager une réponse éventuellement négative ! Heureuse contribuable, ou plus exactement heureuse non-contribuable !
Dans l'exemple de Polaris, "Je doute de devoir compter sur vous pour faire ceci", la question serait :
Est-ce que je dois compter sur vous pour faire ceci ?
Ce n'est pas impossible mais, comme Paulang, il me semble que c'est "pouvoir" et non "devoir" qui est ici le plus logique, à moins d'un contexte très particulier.
Qu'il est bon parfois de se sentir soutenu dans ses doutes ! 😉 C'est en effet uniquement sur la phrase que j'exprimais un doute quant à l'emploi du verbe devoir.
Pour le reste, j'ai un copain démuni qui ne paie pas d’impôt. Je pense qu'il serait très heureux de pouvoir en payer.
Merci d'avoir rendu cette question grammaticale si vivante.
Finalement, de quoi doutiez vous dans la phrase ?
S'il vous plaît, pouvez-vous me dire lesquelles de ces phrases sont correctes…
"…et LES faisant douter que la vie soit si belle"
"…et LEUR faisant douter que la vie soit si belle"
"…je les ai VUS prier que la nuit ne s'achève"
"…je les ai VU prier que la nuit ne s'achève"
"…sont une symphonie qu’aurait JOUÉE Mozart
"…sont une symphonie qu'aurait JOUÉ Mozart"
Merci pour votre réponse
Pour moi :
1- A priori les.
2- vus
3- jouée (mais je me demande si une et sont font ici bon ménage)
Attendre d'autres avis.
C'est de la poésie, bien entendu…
Le contexte :
"Les bûches crépitantes dans l’âtre doré
Sont une symphonie qu’aurait jouée Mozart,
Une sonate, un hymne, à la beauté du soir,
Qui donne un autre sens à la réalité ;"
Justement, la question se pose de savoir si un titre d’œuvre mis au pluriel justifie le sont. Pour moi, c'est pour ce cas non. https://www.neoscript.fr/astuces-de-la-langue-francaise/174-accord-avec-un-titre-doeuvre.html ICI
Pour "jouée", je me posais finalement la question après avoir remplacé le verbe jouer par le verbe prendre, juste pour voir comment ça sonnait… et ça sonnait faux.
Si je disais "que Mozart avait prise", ça allait, mais si j'inversais le sujet, comme dans mon poème, ça faisait bizarre…
"qu'aurait prise Mozart", moi, dans ce cas, j'aurais plutôt dit "qu'aurait pris Mozart"
Mais bon…
Et pour le "sont", ce serait dommage car là encore ça sonne mieux comme ça. Est-ce que c'est alors une "vraie" faute, ou puis-je le laisser quand même ?
Mozart aurait joué quoi ? une symphonie (que) placé avant le verbe avoir. Voir mon ajout au message précédent pour le sont. ce serait une faute apparemment. Mais en poésie on se permet beaucoup de chose, alors ?
Oui, c'est vrai, et j'avais tout naturellement fait l'accord, ce n'est qu'après réflexion que j'ai eu un doute.
En ce qui concerne le lien, je suis heureux de voir que le pluriel est possible.
Si le titre du livre ou du tableau est formé d'une phrase, le verbe reste en général au masculin singulier.
(Les Caprices de Marianne est une pièce de théâtre que j'apprécie.
Mais il est possible d'accorder le verbe.
Les Caprices de Marianne méritent une bonne critique.)
Je précise que dans ma phrase il ne s'agit pas d'un titre d'œuvre mais réellement de bûches crépitantes.
(Extrait du poème "Le feu de cheminée)
Votre phrase s'apparente à la première "est une symphonie". Pour moi sont est incontestablement fautif.
La première phrase précise ce qu'est l’œuvre (une pièce). La seconde phrase est une appréciation de l’œuvre.
Correction : s'il ne s'agit pas du titre de l’œuvre alors pas de problème bien que je ne vois pas comment on peut utiliser le verbe être en pareil cas. Le titre est la symphonie. Un commentaire n'est pas la symphonie.
Edit : pas vu la réponse d'Anne avant mon ajout.
Où est le titre d'une œuvre qui pourrait justifier un accord au singulier ?
J'ai juste un peu de mal à imaginer des buches même crépitantes être une symphonie. Ce sont les crépitements qui sont la symphonie. Les buches jouent cette symphonie.
Là, il est sous-entendu que "les crépitements" des bûches sont/est la symphonie. Encore une fois, c'est de la poésie…