Bonjour,je suis en première année de Lettres Moderne à la fac. Je dois faire un commentaire sur "Epître à Madame du Châtelet sur la philosophie de Newton" de Voltaire, j'ai quelques idées mais je n'arrive pas à trouver un plan.
Pour l'instant, j'ai remarqué que l'épître était décerné à Madame de Châtelet mais à aucun moment Voltaire s'adresse réellement à elle.
Le thème semble être une confrontation entre ce que dit la Bible et ce que dit Newton.
On à des personnifications de la mer, des comètes, la lune ("soeur du soleil"), et de la Terre.
Il y a aussi de nombreuses référence. Il y a des références à Dieu, à Newton, au Chaos, et aux sept astres de l'Ourse.
Je me suis demandé si "Confidents du Très-Haut" faisait référence aux étoiles.
De plus, il y a énormement d'aspect visuel, qu'est ce que cela pourrait dire ? Que Volataire essaye de nous dessiner les théorie ?
Pour finir, j'ai remarqué que le poème était en 2 strophes: une de 28 vers et l'autre de 10 vers, que les rimes sont en AABB, et que la plupart du temps, on a 1 phrase pour 4 vers, sauf à la fin des deux strophes où il y a 1 phrase pour 6 vers.
Merci d'avance, pour votre réponse.
Texte : [Lien invalide.]
Voilà déjà le texte.
Pour répondre, c'est mieux.
Voltaire a écrit :Dieu parle, et le chaos se dissipe à sa voix
Vers un centre commun tout gravite à la fois.
Ce ressort si puissant, l'âme de la nature,
Était enseveli dans une nuit obscure
Le compas de Newton, mesurant l'univers,
Lève enfin ce grand voile, et les cieux sont ouverts.
Il déploie à mes yeux, par une main savante,
De l'astre des saisons la robe étincelante :
L'émeraude, l'azur, le pourpre, le rubis,
Sont l'immortel tissu dont brillent ses habits.
Chacun de ses rayons, dans sa substance pure,
Porte en soi les couleurs dont se pare la nature ;
Et, confondus ensemble, ils éclairent nos yeux,
Ils animent le monde, ils emplissent les cieux.
Confidents du Très-haut, substances éternelles,
Qui brûlez de ses feux, qui couvrez de vos ailes
Le trône où votre maître est assis parmi vous,
Parlez : du grand Newton n'étiez-vous point jaloux ?
La mer entend sa voix. Je vois l'humide empire
S'élever, s'avancer vers le ciel qui l'attire
Mais un pouvoir central arrête ses efforts ;
La mer tombe, s'affaisse, et roule vers ses bords.
Comètes, que l'on craint à l'égal du tonnerre,
Cessez d'épouvanter les peuples de la terre :
Dans une ellipse immense achevez votre cours ;
Remontez, descendez près de l'astre des jours
Lancez vos feux, volez, et, revenant sans cesse,
Des mondes épuisés ranimez la vieillesse.
Et toi, soeur du soleil, astre qui, dans les cieux
Des sages éblouis trompais les faibles yeux,
Newton de ta carrière a marqué les limites ;
Marche, éclaire les nuits, tes bornes sont prescrites.
Terre, change de forme ; et que la pesanteur,
En abaissant le pôle, élève l'équateur ;
Pôle immobile aux yeux, si lent dans votre course,
Fuyez le char glacé des sept astres de l'Ourse :
Embrassez, dans le cours de vos longs mouvements
Deux cents siècles entiers par-delà six mille ans.
Suggestion …
Voltaire à Madame du Châtelet
- une épître : lettre en vers
- dédicatoire : une destinataire connue
- (fait penser aux entretiens de Fontenelle sur la pluralité des monde)
Un projet de vulgarisation
- Double énonciation : "à la portée de tous"
- un nouveau regard sur le monde
- un projet philosophique des Lumières
Pour mieux comprendre la portée et le sens de ce poème, trois axes de recherche :
- Mme du Châtelet, maîtresse de Voltaire, femme de science, traductrice de Newton…
- Newton, un savant anglais très apprécié de Voltaire au cours de son séjour en Angleterre. L'épître célèbre les principales découvertes de Newton : gravitation, explication des marées, attraction, théorie de la lumière…
- un panégyrique à la science, un des fondements de l'esprit des Lumières.
Le poème est sur le fond une attaque indirecte contre Pascal et son affirmation "le silence de ces espaces infinis m'effraie". La science ordonne l'univers. Elle le rend accessible à l'homme qui peut échapper à ses peurs ancestrales. La raison rend en quelque sorte l'homme semblable à Dieu. Si "Dieu parle" et met fin au chaos, Newton révèle le secret de l'univers. Par la raison, l'homme peut s'affranchir de l'obscurantisme religieux.
"Confidents du Très-haut, substances éternelles,
Qui brûlez de ses feux, qui couvrez de vos ailes
Le trône où votre maître est assis parmi vous,
Parlez : du grand Newton n'étiez-vous point jaloux ?"
Voltaire tourne en dérision les visions bibliques du Livre de Daniel ou de l'Apocalypse, celles qui révèlent le trône divin entouré par les anges. Ici les anges "couvrent" (cachent) les mystères de l'univers alors que Newton, bienfaiteur, les divulguent. Il y a quelque chose de prométhéen chez lui.
Merci beaucoup pour vos réponses ! 🙂
Bonjour, j'ai un commentaire à créer sur cette œuvre de Voltaire et j'ai un peu de mal avec l'introduction.
J'ai déjà trouvé mon plan :
I- Un texte didactique
II- Un texte épistolaire
III- Un texte poétique
Bref, j'ai commencé par l'introduction:
Epitre à Madame du Chatelet sur la philosophie de Newton est un texte crée par Voltaire en 1738…
Mais ensuite je suis perdu, et c'est pour cela que je vous fais appelle. Merci d'avance.
Tu connais les composantes attendues pour une introduction …
- Présentation rapide de l'auteur et de l'extrait.
- Ici, la situation de l' énonciation.
- La formulation d'une problématique (qui pose un problème à résoudre)
- L'annonce des axes qui répondent à cette problématique.
Bonsoir, j'ai du mal à faire la 3ème sous partie de mon 1er plan sur la philosophie de Newton et j'aimerai avoir un peu d'aide :
Le professeur nous a donné un plan que l'on doit analyser :
I Un texte didactique
-….. (fait)
-….. (fait)
- L'esprit philosophique : "l'esprit sage"
Mais je ne vois pas le rapport entre la 3eme sous-partie et le texte didactique. Merci d'avance.
Appuie-toi sur le sens de "didactique".