Oups, je m'excuse !
En fait je me suis uniquement focalisée sur la problématique proposée : Le roman réaliste peut-il représenter effectivement la réalité ?
Comme expression ne correspond pas tant à une représentation, je me suis permise de glisser cette idée dans l'antithèse… 🙄
Le réaliste, s'il est un artiste, cherchera, non pas à nous montrer la photographie banale de la vie, mais à nous en donner la vision plus complète, plus saisissante, plus probante que la réalité même.
Raconter tout serait impossible, car il faudrait alors un volume au moins par journée, pour énumérer les multitudes d'incidents insignifiants qui emplissent notre existence.
Un choix s'impose donc, ce qui est une première atteinte à la théorie de toute la vérité.
La vie, en outre, est composée des choses les plus différentes, les plus imprévues, les plus contraires, les plus disparates ; elle est brutale, sans suite, sans chaîne, pleine de catastrophes inexplicables, illogiques et contradictoires qui doivent être classées au chapitre faits divers.
Voilà pourquoi l'artiste, ayant choisi son thème, ne prendra dans cette vie encombrée de hasards et de futilités que les détails caractéristiques utiles à son sujet, et il rejettera tout le reste, tout l'àcôté.
+ Cette partie qui est assez connue (je l'ai eu en sujet de dissertation l'année dernière… 🙂 )
Faire vrai consiste donc à donner l’illusion complète du vrai, suivant la logique ordinaire des faits, et non à les transcrire servilement dans le pêle-mêle de leur succession.
J’en conclus que les Réalistes de talent devraient s’appeler plutôt des illusionnistes.
En se basant sur cette partie de la thèse de Maupassant, sur laquelle se concentre la problématique posée par le professeur, il me faut effectivement modifier le plan proposé précédemment :
I. Thèse de Maupassant
1- Donner l'illusion du vrai -> vraisemblable (détails temporels et spaciaux, enchainement logique et réaliste des actions…)
2- Des personnages humains façonnés au service de la tension dramatique // trame de l'action
3- Dévoiler au lecteur le réel (notamment par le style, la transformation qu'opère l'écriture, ZOLA que j'aime tant 🙂)
II. Limites de la thèse
1- Le roman est une fiction -> Evasion et extraordinaire (l'épopée est à l'origine du roman)
2- L'asservissement des personnages réalistes à l'intrigue = "êtres de papier" qui perdent finalement de leur "humanité"
3- Une vision autre des romans : le souci des éléments "sans suite, sans chaîne" = Nouveau Roman
III. MAIS SURTOUT, qu'il soit réaliste ou non, le roman dessert le vrai (je ne change pas le dépassement, mais tu pourrais coller d'autant plus à la préface et rebondir sur une idée précise…
1. Critique des mœurs des hommes du réel
2. Leçons de vie
3. Réflexion sur la condition humaine
… bien d'autres idées encore…
Ca me fait penser à quelques citations, si cela peut t'aider :
"Inspirer aux hommes l'amour de la vertu, l'horreur du vice" Diderot
"Rien n'est beau que le vrai, le vrai seul est aimable" Boileau
"Tout art est une imitation de la nature" Sénèque
"La mission de l'art n'est pas de copier le réel mais de l'exprimer" Balzac
Vérifie quand même pour les citations.
Bon courage et désolée pour le plan précédent qui - il est vrai - ne prenait absolument pas en compte la thèse de Maupassant.
Cordialement 🙂