Montrer que La Chute de Camus illustre la déréliction de l’Homme moderne

Entraide scolaire

13 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Je suis au Cégep, et je fais mon français 102.

Je dois rédigé une dissertation dont le sujet est : Montrer que La Chute illustre la déréliction de l'Homme moderne.

J'ai plusieurs idées, mais on dirait que rien n'est fluide et tout manque de cohérence.
J'avais pensé mettre dans un des paragraphes comme idée principale la chute de Clamence qui représente la chute de tout les Hommes. D'y intégré les 2 idées secondaires suivantes : - La prise de conscience de lui-même.
- Son métier de juge-pénitent.
Pour un autre paragraphe j'ai le syndrome de la page blanche. J'ai dénoté plusieurs sujets, mais je ne sais pas comment je pourrais amener ces sujets vers la déréliction de l'Homme moderne. Déjà que je ne suis pas certain du paragraphe que je viens de faire.

Merci du coup de main.
A lire peut-être pour élargir ta vision … avant de penser au plan.

https://www.etudes-camusiennes.fr/wordpress/1956/01/26/la-chute-1956/
Merci, j'avais déjà lu ce texte par contre.
Déréliction : terme religieux : état de l'homme qui se sent abandonné, isolé, privé de tout secours divin.



Clamence, privé de Dieu ou privé des hommes ? du pénitent au juge …
Confession sans rémission …
Vérités ou mensonges …
Un homme ou tout homme …
Tout homme.
Merci cette intervention ma beaucoup aidé 🙂
Bonjour!
Je suis dans la même situation que toi et je pensais avoir compris le livre mais ça n'a pas l'air… J'ai le syndrome de la page blanche pour mon plan. Je suis vraiment découragé. Est-ce que vous pouvez me pister un peu s.v.p
Merci!
Sur le plan, je ne sais pas, mais la notion de déréliction m'intéresse. A tout à l'heure.
Quelques pistes :
Clamence est sans doute un prototype de la bourgeoisie moderne
- Il ne fait pas confiance à la religion, c'est un agnostique. (Il ne croit en aucune grande cause d'ailleurs.)
- De ce fait il ne peut faire l'expérience du pardon.
- Il reste seul face à sa faute et à l'angoisse conséquente.
- Il se comporte en psychanalyste.
- Il cherche une improbable communion dans une parodie de la confession.
- Il ne peut se situer dans l'univers, il donne l'image d'une humanité dérisoire et insignifiante.
- Il ne s'engage pas véritablement dans une remise en cause.
- Il en reste au stade des intentions et des mots…
Oui, je suis assez d'accord, pourvu qu'on ne s'en tienne pas là.
Après la culpabilité ignorée de Meursault, l’humanisme mesuré de Rieux, voici la culpabilité revendiquée, avouée, confessée, mais aussi jetée à la face de l'Homme par le prophète Jean-Baptiste, du fond de son désert de brume, d’eau et de terre mêlées.
La déréliction, c’est ce bout du monde, un peu irréel, où la parole se fait brouillard, où la vérité côtoie le mensonge, où le cynisme vaut autant que la sincérité poignante, mais où les choses sont finalement mieux à leur place que la peste à Oran ou qu’un crime sur une plage vibrante de soleil.
La déréliction, c’est l’Homme, seul exilé en ce monde, seul être qui doive admettre sa culpabilité quand il lui faut reconnaître qu’il a abandonné une personne en danger ou qu’il s’est laissé frapper par un vaurien ; lui, le héros, l’homme de la réussite, « mi-Cerdan, mi-de Gaulle ».
La déréliction, c’est l’Homme condamné à vivre dans le « malconfort » et qui ne va trouver d'action possible que celle de juger les autres pour éviter d’être jugé, toujours mal, car (souvenir de l’Étranger), « il y a toujours des circonstances », et que chaque homme est seul face au hasard qui régit sa nébuleuse comme il fait mouvoir les « cygnes funèbres » qui se croient encore quelque chose ou ne pensent pas qu'ils sont.
La déréliction, c’est bien sûr l’Homme sans Dieu, sans destinée métaphysique, sans guide suprême puisque le Ciel est vide. Bien sûr, il y a beaucoup de références à la religion dans ce … comment dire ? Roman ? : allusions au Christ, à la pénitence, aux « saducéens », choix du prénom du locuteur, du titre… Mais ces éléments sont plus un blasphème craché à la face de Dieu que les glorieuses prémices d’une résipiscence tardive. Quant aux « philosophies » comme l’existentialisme sartrien et sa Liberté gueulée comme un étendard, il n’en est pas seulement question.

Pessimisme absolu ? Pourrissement de l’Homme au fond d'un abîme qu'il n'a même pas creusé ?

Une seule chose pour le sauver : une PROBLÉMATIQUE !
Salut! J'ai exactement le même sujet de dissertation que vous, mais je ne sais vraiment pas de quoi parler.. L'intro ça va , mais les paragraphes non je doit le remettre bientot et je commence vraiment à stresser, je n'ai rien écrit encore.. Ce n'est pas dans mes habitudes normalement, mais j'ai vrm besoin d'aide! Si quelqu'un pourrait m'eclaisir me donner des idées cela m'aiderais beaucoup! Merci d'avance!
Pour Jacques,

Moi aussi je suis d'accord avec ces impressions cauchemardesques que tu évoques si justement.
J'ai l'impression que Camus réécrit La Nausée dont il affirmait qu' « Un roman n'est jamais qu'une philosophie mise en images ». En effet Camus a reproché à Sartre de s'être arrêté à la moitié du chemin.
Dans la Chute, Camus a la gueule de bois, au propre et au figuré. il reprend les thèmes chers à l'existentialisme comme la peur, l'ennui, l'aliénation, l'absurde, mais en refusant ceux de la liberté et de l'engagement pour se délecter de manière morbide du néant. Le "juge-pénitent" se dissout lentement dans son alcool. Il cherche pathétiquement à échapper à sa solitude irrémédiable mais ses rencontres ne prennent jamais la parole.
Pour moi, ce qui reste, c'est cette impuissance cafardeuse seulement acceptable lorsque le verre est vide. "Misère de l'homme sans Dieu" aurait dit Pascal, même si Camus la revendique…
Oui, mais je crois que cette œuvre peut receler des aspects plus positifs… Ou alors, il faudrait parler de renoncement, voire de reniement chez Camus ?