Bonjour à tous et plus particulièrement aux italophones !
Je suis actuellement en classe préparatoire littéraire et en LV1 italien et j'effectue un devoir plutôt important qui est l'occasion de m'augmenter un petit peu la moyenne. Par soucis de sûreté je me demandais si une bonne âme charitable sur ce forum aurait l'amabilité de jeter un œil à une version et voir si cela correspond assez bien avec le texte original !
Il s'agit de l'oeuvre de Svevo, La coscienza di Zeno
"J'eus un frisson à la vue de tant d'acide, mais, tout de suite après, une vision un peu plus heureuse de la vie : les citrons ne me plaisaient pas, mais s'il m'avait été donné la liberté de faire ce que je devais et voulais sans en avoir de dommage et me libérant de toutes autres restrictions, j'en aurais avalé le plus grand nombre moi aussi.
C'est la liberté complète celle de pouvoir faire ce que l'on veut à condition de faire aussi quelque chose qui plaît moins. Le vrai esclavage est la condamnation à l'abstention : Tantale et pas Hercule.
Puis Tullio feignit lui aussi de se soucier de mes nouvelles. J'étais bien décidé à ne pas lui parler de mon amour malheureux, mais j'avais besoin d'un exutoire. Je parlai donc avec tant d'exagérations de mes maux (de cette manière je les listais et il s'agissait de si peu de chose alors) que j'ai fini par avoir les larmes aux yeux, alors que Tullio s'en allait se sentant toujours mieux en me croyant plus malade que lui.
Je me demandais si je travaillais. Tous en ville disaient que je ne faisais rien et je craignais que lui même m'avait envié alors qu'à cet instant j'avais l'absolu besoin d'être plaint. J'ai menti ! Je leur ai raconté que je travaillais dans mon bureau, pas beaucoup, mais quotidiennement au moins pour six heures et qu'après les affaires très compliquées réglées par mon père et par ma mère, ils me donnaient à faire pour six autres heures.
« Douze heure ! » Commenta Tullio, et avec un sourire satisfait, il me concédait ce que je convoite, sa pitié : « Tu n'es pas du tout à envier toi ! »
La conclusion était exacte et j'en fut tant ému que je dut lutter pour ne pas laisser échapper des larmes."
Ce n'est pas le plus fluide possible cependant j'ai voulu tout de même rester un minimum fidèle la construction italienne et aux termes employés :/
Je suis actuellement en classe préparatoire littéraire et en LV1 italien et j'effectue un devoir plutôt important qui est l'occasion de m'augmenter un petit peu la moyenne. Par soucis de sûreté je me demandais si une bonne âme charitable sur ce forum aurait l'amabilité de jeter un œil à une version et voir si cela correspond assez bien avec le texte original !
Il s'agit de l'oeuvre de Svevo, La coscienza di Zeno
"Io ebbi un brivio alla visione di tanto acido, ma, subito dopo, una visione un po' piu lieta della vita : i limoni non mi piacevano, ma se mi avessero data la liberta di fare quello che dovevo o volevo senz'averne danno e liberandomi da ogni altra constrizione, ne avrei ingoiati altrettanti anch'io. E liberta completa quella di poter fare cio che si vuole a patto di fare anche qualche cosa che piaccia meno. La vera schiavitù è la condanno all'astensione : Tantalo e non Ercole.Et voici ma traduction :
Poi Tullio finse anche lui di essere ansioso di mie notizie. Io ero ben deciso
di non raccontargli del mio amore infelice, ma abbisognavo di uno sfogo. Parlai
con tale esagerazione dei miei mali (così li registrai e sono sicuro ch’erano
lievi) che finii con l’avere le lagrime agli occhi, mentre Tullio andava sentendosi
sempre meglio credendomi più malato di lui.
Mi domandò se lavoravo. Tutti in città dicevano ch’io non facevo niente
ed io temevo egli avesse da invidiarmi mentre in quell’istante avevo l’assoluto
bisogno di essere commiserato. Mentii! Gli raccontai che lavoravo nel mio
ufficio, non molto, ma giornalmente almeno per sei ore e che poi gli affari
molto imbrogliati ereditati da mio padre e da mia madre mi davano da fare
per altre sei ore.
– Dodici ore! – commentò Tullio, e con un sorriso soddisfatto, mi concedette
quello che ambivo, la sua commiserazione: – Non sei mica da invidiare,
tu!
La conclusione era esatta ed io ne fui tanto commosso che dovetti lottare
per non lasciar trapelare le lagrime. "
"J'eus un frisson à la vue de tant d'acide, mais, tout de suite après, une vision un peu plus heureuse de la vie : les citrons ne me plaisaient pas, mais s'il m'avait été donné la liberté de faire ce que je devais et voulais sans en avoir de dommage et me libérant de toutes autres restrictions, j'en aurais avalé le plus grand nombre moi aussi.
C'est la liberté complète celle de pouvoir faire ce que l'on veut à condition de faire aussi quelque chose qui plaît moins. Le vrai esclavage est la condamnation à l'abstention : Tantale et pas Hercule.
Puis Tullio feignit lui aussi de se soucier de mes nouvelles. J'étais bien décidé à ne pas lui parler de mon amour malheureux, mais j'avais besoin d'un exutoire. Je parlai donc avec tant d'exagérations de mes maux (de cette manière je les listais et il s'agissait de si peu de chose alors) que j'ai fini par avoir les larmes aux yeux, alors que Tullio s'en allait se sentant toujours mieux en me croyant plus malade que lui.
Je me demandais si je travaillais. Tous en ville disaient que je ne faisais rien et je craignais que lui même m'avait envié alors qu'à cet instant j'avais l'absolu besoin d'être plaint. J'ai menti ! Je leur ai raconté que je travaillais dans mon bureau, pas beaucoup, mais quotidiennement au moins pour six heures et qu'après les affaires très compliquées réglées par mon père et par ma mère, ils me donnaient à faire pour six autres heures.
« Douze heure ! » Commenta Tullio, et avec un sourire satisfait, il me concédait ce que je convoite, sa pitié : « Tu n'es pas du tout à envier toi ! »
La conclusion était exacte et j'en fut tant ému que je dut lutter pour ne pas laisser échapper des larmes."
Ce n'est pas le plus fluide possible cependant j'ai voulu tout de même rester un minimum fidèle la construction italienne et aux termes employés :/



