Concours général 2015 - Composition française

Entraide scolaire

23 réponses · Page 1 / 2

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonsoir à tous !

Je sors de l'épreuve de composition française du concours général qui s'est déroulée ce mardi 10 mars !
Le sujet était le suivant:
"On n'est pas écrivain pour avoir choisi de dire certaines choses mais pour avoir choisi de les dire d'une certaine façon. Et le style, bien sûr, fait la valeur de la prose. Mais il doit passer inaperçu. Puisque les mots sont transparents et que le regard les traverse, il serait absurde de glisser parmi eux des vitres dépolies."
Jean-Paul Sartre, Qu'est ce que la littérature ?
Vous analyserez et discuterez cette réflexion en vous appuyant sur des exemples précis.
Certains y ont-ils participé ? Si oui, comment cela s'est passé pour eux ? Quel plan ont ils adopté ? Quelle problématique ?
Pour ma part, j'ai hésité un bon moment pour savoir s'il fallait parler de toute la littérature (poésie, roman,…) ou uniquement du roman ("la prose" m'a un peu déstabilisée, même s'il existe des pièces de théâtre et des poèmes en prose…)

Cordialement. 😀
Je n'ai pas été sélectionné, et ne comprends toujours pas si les gens se moquent complètement de mon existence, ou alors ils se moquent de mon potentiel, de mes capacités. Ou s'il ont complètement raison (voir l'autre sujet).
Personne ? 🙂

Bon je me permets tout de même de reposter pour poser une question de petite curieuse…
Quand je lis les copies de certains récompensés (qui datent un peu certes), il me semble que l'exercice apparaît beaucoup plus comme un exercice de style sur un fond de réflexion et de connaissances extrêmement étendu. Pour traduire mes pensées plus clairement, je ne parviens parfois pas à saisir le fameux plan "thèse-antithèse-synthèse" faisant apparaître les sous parties, mais perçoit plus une copie qui démontre la richesse des connaissances du candidat et la plume de celui-ci, qui interroge le sujet sur plusieurs points sans pour autant présenter la "traditionnelle" (artificielle ?) organisation des idées de la dissertation, souvent en trois axes de réflexion.

Aussi, le concours général privilégie t-il donc la légère distanciation d'avec les traditions formelles ?
Pouvait-on emprunter la méthode que l'on nous demande d'appliquer au bac sans passer pour un butor ? 😀

En tout cas, j'admire les copies des candidats 🙂

Cordialement.

PS : le lien : https://sicardmoissan.wordpress.com/2014/10/25/mieux-connaitre-le-concours-general-de-composition-francaise/
Je n'ai pas lu les copies auxquelles tu fais allusion.
Je pense qu'à partir d'un certain stade de connaissances et de réflexion littéraire, on peut "prendre ses aises", relativement, par rapport au plan canonique et sacro-saint du Bac dont, au grand jamais, il ne faut s'éloigner pour l'épreuve, qui reste, évidemment, très scolaire.
Mais ce fameux plan a du bon car il rassure et permet au jeune débutant de structurer sa pensée, forcément un peu bancale encore…
On n'est jamais aussi libre que dans une prison. 😉
Merci pour ta réponse fandixhuit, c'est exactement ce que j'attendais, elle m'éclaire beaucoup. 😀
Dans mon cas, j'ai été tiraillée d'un côté par une envie de "prendre mes aises", comme tu dis, stylistiquement parlant, mais je me suis contrainte à respecter le très sacré triptyque d'idées 🙂
Peu importe, je ne me fais pas trop d'illusions concernant le résultat…

Merci encore en tout cas !
Cordialement
boulou99 a écrit :
Aussi, le concours général privilégie t-il donc la légère distanciation d'avec les traditions formelles ?
Eh bien ça, ce serait bien !
Du reste, le plan thèse-antithèse-fouthèse a-t-il jamais été mentionné dans des instructions officielles ?
A l'agrég, je me suis soucié de ce plan comme d'une guigne, et ça ne m'a pas trop mal réussi.
Mais c'était en d'autres temps.
Traditions formelles, oui, formalistes, je dirais même.
Eh bien ça, ce serait bien !
Du reste, dans quelles instructions officielles le plan thèse-antithèse-fouthèse a-t-il été mentionné ?
A l'agrég, je me suis soucié de ce plan comme d'une guigne, et ça ne m'a pas trop mal réussi.
Mais c'était en d'autres temps.
Bon si ça marche à l'agrég, je conçois bien que cela passe au concours général qui essaye de tendre vers le niveau de difficulté des compositions de classes prépas (pas de l'agrég bien sûr ! Mais d'un niveau supérieur au bac…). En tout cas, je reste admirative de cette distanciation, qui rend l'exercice moins "mécanique" et artificiel, je n'ai cependant pas eu le courage de m'affranchir totalement de la bonne vieille méthode… 🙄

Sinon, pensez-vous que se tromper d'auteur dans une citation d'amorce peut être pénalisant ?

En vous remerciant de la réponse 🙂
Cordialement.
Excuse-moi, j'ai complété mon texte après que tu l'as cité. Avec moi, il faut toujours attendre un peu que je corrige :
- les fautes d'orthographe,
- les bévues provenant de corrections multiples (je n'écris pas facilement),
- Les ajouts (rarement les remords).

Tout dépend de l'erreur. Si vous avez prêté à Pascal le vers "De la musique avant toute chose", ça peut faire tache. Autrement…
le plan thèse-antithèse-fouthèse
Assurément !
Oui. Non. Oui et non.
Quoi de plus absurde ?
Pour en revenir au concours général, j'ai lu il y a quelques années la copie d'un premier prix. Époustouflant. Un extra terrestre. Qu'un jeune de quinze ou seize ans dispose déjà de tellement de ressources pour traiter un sujet que je comprenais à peine…
Non, il faut rendre justice au plan dialectique qui n'est précisément pas oui/non/ptèt'ben qu'oui pt'èt ben qu'non. Ce sont les élèves qui le transforment ainsi faute d'avoir personnellement réfléchi au problème qui leur était posé. Ils se précipitent sur le cadre formel qu'on leur présente comme le onzième Commandement parce qu'ils croient que cela va rendre leur tâche facile et leur donner de la matière. Mais cette démarche est trop subtile pour ceux qui n'ont pas l'habitude de manier les concepts et les idées. En leur suggérant ce plan (qui ne convient d'ailleurs pas à tout sujet, comme on le sait), on leur apprend à se contredire ou à produire des paralogismes (je préférerais encore que ce fussent des sophismes !).
C'est comme la synthèse : à quel élève sortant du collège fera-ton comprendre qu'en bonne dialectique, c'est l'addition des parties antithétiques qui amène au dépassement et non un "juste milieu" tiède comme une tisane oubliée dans sa tasse ?
Pour en revenir au concours général, j'ai lu il y a quelques années la copie d'un premier prix. Époustouflant. Un extra terrestre. Qu'un jeune de quinze ou seize ans dispose déjà de tellement de ressources pour traiter un sujet que je comprenais à peine…
Je suis tout à fait d'accord avec vous, d'après ce que j'ai lu de mon côté.
Non, il faut rendre justice au plan dialectique qui n'est précisément pas oui/non/ptèt'ben qu'oui pt'èt ben qu'non
Je comprends. Rendre justice, mais pas forcément se contraindre à celui-ci dans ce genre de circonstance. Enfin d'après votre précédent message 🙂

Cordialement.
Non, il faut rendre justice au plan dialectique qui n'est précisément pas oui/non/ptèt'ben qu'oui pt'èt ben qu'non
C'est hélas ce qu'il devient : oui / non/ va savoir !
Jusqu'à ce qu'un bon maître de philosophie explique enfin les limites et le dépassement.
Alors peut-être parvient-on à des plans en vingt sept parties qui paraissent d'une évidence criante.
Mais je sors du sujet.
J'ai trouvé le sujet intéressant. En y repensant, ma copie me semble terriblement médiocre. Bon, tout n'est pas négatif, j'ai tout de même apprécié passer cette épreuve.

Ce n'est pas le lieu, mais pour ce qui était de la version latine, j'ai trouvé le texte véritablement difficile.
J'ai trouvé le sujet intéressant. En y repensant, ma copie me semble terriblement médiocre. Bon, tout n'est pas négatif, j'ai tout de même apprécié passer cette épreuve.
Moi de même. Traiter les questions de style ne se voit que très rarement au bac et fut donc intéressant à aborder. Et tout comme toi, en prenant du recul, je me dis que ma copie est loin d'être bonne. Pour quelle problématique as-tu opté ? Et quel est ton plan dans les grandes lignes ?
Tout dépend de l'erreur. Si vous avez prêté à Pascal le vers "De la musique avant toute chose", ça peut faire tache. Autrement…
Et si l'on attribue "In principio erat verbum" aux Epitres de Saint Paul et non au Prologue de Saint Jean ? …
Shame on me.

Cordialement 🙂
Etre capable de citer la Bible comme accroche montre déjà une bonne culture littéraire ^^
J'ai aussi participé à ce concours avec des amis, sans aucun espoir de succès bien sûr… Je serais curieuse de connaître vos plans et problématiques. Pour ma part, je ne me souviens plus de ma problématique, mais il me semble que mon plan était :
I - L'écrivain
1) "certaines choses" : le message
2) "certaine forme" : la littérature
II - Le style
1) La dimension lyrique de la prose
2) Le travail sur la langue
La littérature aurait plutôt dû occuper toute une partie. Ce plan aurait peut-être convenu pour une dissertation de Bac, mais pour le Concours Général c'est assez médiocre. --'
Bonsoir à tous !

Navrée de ressortir les "vieux dossiers" (la notion de vieillesse est relative à chacun, mais bon vous m'aurez comprise… 🙂 ), mais je viens de m'apercevoir de la réponse de Lavanda et, de peur qu'elle n'interprète mon silence comme de l'indifférence ou de l'impolitesse, je m'empresse de répondre, avec deux semaines de retard…
Etre capable de citer la Bible comme accroche montre déjà une bonne culture littéraire ^^
Ou peut être vu comme de la provocation 😀
La littérature aurait plutôt dû occuper toute une partie. Ce plan aurait peut-être convenu pour une dissertation de Bac, mais pour le Concours Général c'est assez médiocre. --'
Ton plan est assez personnel, il est basé majoritairement, me semble t-il, sur l'analyse de la citation. Ne sois pas péjorative comme cela ! Le concours général est avant tout une affaire de courage, de témérité, de virtuosité, surtout dans le style d'après ce que j'ai compris. Si tu t'es investi(e) stylistiquement parlant, tu n'as pas à être pessimiste à ce point ! (même si seulement 0.1% des candidats déjà triés sur le volet par leur professeur sont récompensés… au maximum… 🙄 ).
Je serais curieuse de connaître vos plans et problématiques
Voici ce que j'ai fait : (ceci est un copié-collé depuis un message que j'ai envoyé à plusieurs professeurs du forum…. Ah… que c'est mal d'être flemmarde 😂 )
Comme dit précédemment, en intro, j'ai amorcé par la citation "In principio erat Verbum", que j'ai attribué à St Paul alors qu'elle est de la main de St Jean… 😐 Beaucoup de blabla pour déboucher sur le style et l'analyse du sujet.
Je suis donc parvenue à cette problématique, très pédante mais qui je crois ne veut pas dire grand-chose : La quintessence du style est-elle son apparente inexistance ?
Plan détaillé :
I. Le style "doit passer inaperçu"
1- Plaisir de la lecture provient en partie de la fluidité du style.
Lecteur doit être porté par l'ensemble du texte sans butter à chaque mot/phrase sur le travail stylistique
Ex : - Les descriptions impressionnistes des étoffes, Au bonheur des Dames, Zola : on ne s'arrête pas sur chaque "coup de pinceau" de l'écrivain
- Même chose pour les clairs obscurs dans La Condition Humaine de Malraux
2- La condition de l'écrivain est de travailler dans l'ombre, de cacher son travail
De là il tire à la fois souffrance et satisfaction.
Ex : "Je suis le ténébreux, le veuf, l'inconsolé" Nerval, El desdichado.
L'artiste incarne solitude et mystère, il atteint sa condition en masquant son art
3- L'idéal stylistique est à l'origine divin, et doit donc être insaisissable
Comme les dieux que les Hommes ne peuvent voir, le style doit être invisible, transparent, pour tendre vers son essence
Ex : L'Etranger, Camus = Factuel -> Le travail stylistique est tel que le lecteur ne peut le sentir -> Un idéal dans la littérature moderne.
(Quelle bêtise. Il fallait ici citer Flaubert !!!)

II. Y-a t-il un intérêt à montrer le style ?
1- Une sorte de complicité avec le lecteur
Le lecteur aime à reconnaître le style d'un auteur, à les différencier. "Le livre d'un grand homme est un compromis entre le lecteur et lui" Delacroix. Donc l'auteur doit satisfaire le lecteur sur ce point pour ennoblir son œuvre
Ex : Ironie de Stendhal, Le Rouge et Le Noir -> Le lecteur reconnaît son style et est même pris à partie : il jubile
2- L'idéal de l'écrivain : relever les défis stylistiques propres à son époque et souligner ses conceptions esthétiques
Ex : Chateaubriand, Atala : Relève le défi de la démesure et de l'épanchement = Montre son appartenance au Romantisme
3- L'opacité des mots ("vitres dépolies") révèle la beauté de l'écriture
Les mots doivent avoir une consistance ostensible = illustre la richesse de l'écriture
Ex : - Hypotypose : les mots sont des images : Hugo, Les Djinns
"Murs, ville
Et port,
Asile
De mort
[…]
- Musicalité des mots : Les sanglots longs, Verlaine avec les diérèses

III. "La valeur de la prose", ne serait ce pas le fond ?
1- L'essence de l'écriture = analyse du cœur humain
Sentiments au cœur de l'écriture : "Ah : Frappe toi le cœur, c'est là qu'est le génie" Musset
L'auteur doit analyser les émotions : Daphnis et Cholé, Longus : Ἐδόκει δὲ τῇ Χλόῃ θεωμένῃ καλὸς ὁ Δάφνις, ὅτι δὲ μὴ πρότερον αὐτῇ καλὸς ἐδόκει, τὸ λουτρὸν ἐνόμιζε τοῦ κάλλους αἴτιον.
2- "Tout art est une imitation de la nature", Sénèque
Mission de la littérature = révéler la complexité du monde
Ex : Bel-Ami, Maupassant = Le Paris changeant du XIXe
Le sixième Jour, Chédid : Décrit l'atmosphère du Caire au XXe siècle, là est ce pourquoi elle a pris la plume !
3- L'écrivain a pour mission de renseigner l'Homme sur l'Homme
Révèle la condition de l'être, qu'il parvient à saisir -> ce "qu'il choisi de dire"
Ex : La Matrone d'Ephèse, Pétrone : Carpe Diem / Leçon de vie donnée : Vis tu reviviscere! Vis discusso muliebri errore! Quam diu licuerit, lucis commodis frui!
Soleils Couchants, Hugo : Condition éphémère de l'Homme dévoilée ici VS cycle éternel de la nature

Conclusion… Pas d'ouverture ! J'ai simplement fini sur ceci : Ainsi, il semble finalement que l'idéal de l'écrivain est la recherche d'un équilibre parfait entre fond et forme, ces "lutteurs éternels", ces "frères implacables" !

Voilà voilà… Et je crois avoir mal orthographié les Djinns… Le tout en 6 heures sur 9-10 pages. Bref, une expérience plaisante, bien que je sois quasi certaine de ne pas être récompensée…

J'ai eu des retours de plusieurs membres bienveillants du forum via mp (Jean-Luc et floreale principalement, Jehan et Jacques ont également pris le temps de me répondre… bref j'ai été redirigée et suis passée entre plusieurs mains expertes 😀 ) et ils m'ont donné plusieurs clés de compréhension du sujet et même les plans et axes de réflexion qu'ils auraient suivis, j'attends leur accord pour les poster et les partager publiquement 🙂

Merci d'avoir répondu en tout cas !
Cordialement 🙂
Pour ma part, je suis d'accord pour une communication publique bien dans l'esprit collaboratif du site.
Pour ma part, je suis d'accord pour une communication publique bien dans l'esprit collaboratif du site.
Merci bien, Jean-Luc 🙂
J'ai retiré les remarques plus personnelles (c'est à dire concernant exclusivement ma copie) afin d'élargir la portée du message.
AXES DE REFLEXION PROPOSES PAR JEAN-LUC :
Pour moi, le sujet contient trois affirmations :
- l'écrivain, ce sont des idées plus la manière de les exprimer.
- une confirmation de l'importance du style : « le style, c'est l'homme » Buffon. Importance du mot « choix » (2 fois)
- le style (choix) doit rester au service de l'idée, ne pas faire obstacle. Refus de l'autotélisme.

Problématique paradoxale : comment le style prosaïque peut-il à la fois être personnel et neutre ? Ton affirmation, un peu hermétique, était donc bien pensée.

1 Oui (accord avec Sartre), Le style prosaïque est un choix, mais quel choix ?
Refus des exagérations
Refus de l'invasion du moi
Refus des digressions
Choix d'un vocabulaire ordinaire, refus du pédantisme, de l'archaïsme, de la recherche, peut-être des néologismes, parler la langue de ses contemporains jusque dans leurs tics ?
Choix de la neutralité, l'écriture blanche comme idéal ?
Idéal du conteur des langues orales tout au service de son récit.

Accord sur le refus d'un style qui irait à l'encontre de ce que l'écrivain veut partager. Mais s'agit-il de l'idéal classique fait de concision et de mots justes ?

2 Non (désaccord avec Sartre) cette affirmation reste réductrice.
Sartre nie les connotations avec sa « transparence ».
Or la richesse de l'expression même prosaïque repose d'abord sur le réseau souterrain des sens cachés qui fait passer le mot de l'utilité informative à la richesse des échos poétiques (voir Mallarmé).
Pouvoir évocateur des mots y compris par leur musicalité.
Dépasser la fonction utilitaire du langage.
Le mot : un réseau de signes qui veut organiser, donner un équivalent conceptuel de la réalité. Tradition sémitique du mot qui traduit la maîtrise de la réalité. Nommer, c'est distinguer, prendre le pouvoir sur les choses et les êtres, leur assigner une place.
Le mot est un jugement : valeur méliorative, péjorative, il traduit aussi notre affectivité.
Sartre ignore la modalisation.
La langue évolue et l'écrivain crée des mots selon ses besoins : mots-valise, calembours, néologismes, détournements, allusions…

3 (dépassement) L'écrivain ne peut écrire comme tout le monde par respect de ce qu'il est, par respect de ce qu'il veut défendre, par respect de son lecteur.
Accord entre fond et forme
Choix d'un projet esthétique
Un domaine à investir : celui que Sartre n'aborde pas. La prose serait foncièrement différente de la poésie par refus des jeux langagiers. Cependant Sartre ne semble appliquer ses filtres qu'au vocabulaire.
Sartre n'aborde pas la syntaxe et les figures de style, l'arrangement des mots.


Conclusion : De la langue vivante parlée à la langue écrite travaillée. Nombreux sont les écrivains qui ont donné au registre familier un statut littéraire. Le bon écrivain, un artisan qui fait oublier ses secrets de fabrication. L'essentiel reste la conscience d'un projet personnel, original, patiemment poursuivi. L'écriture littéraire est une ascèse. Le style, c'est bien le maximum d'impact servi par l'économie des moyens.
Quelques éléments également proposés par Jean-Luc suite à un échange par mp :
- Réponse à la question : Fallait-il exclure totalement la poésie de la composition ?
Bien sûr, dans la contradiction il fallait évoquer la fonction poétique du langage, mais avec certaines précautions compte tenu de la délimitation du sujet :
- aborder la prose poétique : Bertrand, Baudelaire, Rimbaud, Lautréamont, Chateaubriand…
- le travail de Mallarmé au risque de l'hermétisme
« Donner un sens plus pur aux mots de la tribu »
« Le sens trop précis rature
Ta vague littérature ».
- Réponse à la question : Fallait-il donc défendre dans la thèse l'écriture orale ?
Le style oralisé pouvait trouver sa place dans l'affirmation : je pense notamment au roi Céline qui invente avec Voyage au bout de la nuit ce mélange de laisser-aller familier avec des constructions grammaticales soutenues. Diderot avec Jacques le fataliste, Queneau pouvaient aussi être de bons exemples ainsi que tous ces écrivains qui ont cultivé la verdeur argotique…
- Réponse à la question : Le sujet interrogeait t-il le style ou le travail stylistique ?
Pour ma part, je ne ferais pas de distinction entre les deux. Si une part du style est spontanée, il nécessite toujours un complément de travail qui correspond à la prise de conscience de son originalité.
Même les plus naïfs reproduisent et approfondissent ce qui leur procure satisfaction et distinction.
Voilà notre échange dans les grandes lignes 🙂 Merci encore à Jean-Luc, dont les éléments de correction vont sans doute éclairer plus d'un participant !

Cordialement 😀
J'ai participé au concours général. Je suis partie au bout de 4h30 ( je ne comprends pas ceux qui sont sortis au bout de 6h en disant: c'était limite niveau temps). J'ai fait un plan dialectique mais je me souviens plus trop du contenu… Ou de la forme. Je pense que c'était qu'elle que chose comme: le fond peut il être altéré par la forme et le style ? Et je n'ai pas parlé que de prose j'ai mentionné la poésie je crois… Enfin voilà ^^ en tout cas je félicite tous les candidats et j'attends avec impatience les résultats (bon soyons lucides je ne me sens pas concernée XD du tout ! )
J'espère en tout cas que dans ta copie tu n'as pas écrit "qu'elle que chose" au lieu de "quelque chose", comme dans ton message… 😉