Tite-Live, Ab Urbe Condita, I, 7 - Herculem in ea loca…

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Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour à tous ! J'ai ma première version de latin à rendre pou bientôt et je ne comprends absolument rien à ce que j'ai pu traduire.. J'ai pourtant analysé les cas, mais le résultat ne veut absolument rien dire, je trouve.
Pourriez-vous m'expliquer les erreurs que j'ai faites, et comment mieux traduire mon extrait ?
Merci d'avance ! 🙂

Herculem in ea loca Geryone interempto boves mira specie abegisse memorant, ac prope Tiberim fluuium, qua prae se armentum agens nando traiecerat, loco herbido, ut quiete et pabulo laeto reficeret boves et ipsum fessum via procubuisse.

On rapporte que Hercule qui a tué Géryon, a conduit au merveilleux, et près du fleuve le Tibre, par où il avait fait traversé le troupeau de gros bétail, un endroit herbeux, afin qu'il se reconstruise auprès des bœufs devant lui, et fatigué du voyage, il s'allongea.

Ibi cum eum cibo uinoque gravatum sopor oppressisset, pastor accola eius loci, nomine Cacus, ferox viribus, captus pulchritudine boum cum avertere eam praedam vellet, quia si agendo armentum in speluncam compullisset ipsa uestigia quaerentem dominum eo deductura erant, aversos boves eximium quemque pulchritudine caudis in speluncam traxit.

Il était lourd avec la nourriture et le vin, quand le sommeil l'avait dépassé, un berger vivant à proximité, appelé Cacus, présumer de ses forces, charmé par la beauté des bœufs se détourner quand il voulait gâcher, parce que s' il avait conduit sa recherche du plus beau du troupeau, il a donc traîné dans sa grotte leurs queues et la beauté de chacun.

Hercules ad primam auroram somno excitus cum gregem perlustrasse oculis et partem abesse numero sensisset, pergit ad proximam speluncam, si forte eo uestigia ferrent. Quae ubi omnia foras versa vidit nec in partem aliam ferre, confusus atqu incertus animi ex loco infesto agere porro armentum occepit.

Hercule à la première partie de leur nombre avait peut-être ressenti les yeux du troupeau, et se dirigea vers la grotte la plus proche, pour voir si toutes les pistes ont souligné dans chaque sabot. Dès qu'il s'est avéré, il a vu toutes les choses, ni dans tout autre lieu, confus et désorienté, de l'endroit, prêt à conduire son troupeau, une population indisciplinée.

Inde cum actae boves quaedam ad desiderium, ut fit, relictarum mugissent, reddita inclusarum ex spelunca boum vox Herculem convertit. Quem cum vadentem ad speluncam Cacus vi prohibere conatus esset, ictus claua fidem pastorum nequiquam invocans morte occubuit.

Et quand ils ont été officiellement accordé à la volonté de certains des bœufs, comme c'est le cas, en laissant un mugissement, l'élévation de la voix d'Hercule tourné d'entrer dans la grotte. Mais quand les profondes abîmes, à la grotte de Cacus essayaient de l'empêcher par la force, un coup de la foi des bergers, après avoir vainement fait appel à ses camarades.
Votre première phrase est significative d'une très mauvaise méthode : on ne peut pas traduire si l'on n'a pas compris.
Je l'ai bien compris et n'aurais pas posté un message sur ce forum si je n'en étais pas consciente..
Oui, mais là… Ce n'est même pas du français correct, cela ne veut souvent rien dire.
J'espère que tu en es aussi consciente…
Oui, mais alors vous avez perdu du temps à écrire un texte qui n'avait pas de sens. La "construction" se fait mentalement, et on n'écrit que ce qui a du sens.

Herculem in ea loca Geryone interempto boves mira specie abegisse memorant, ac prope Tiberim fluuium, qua prae se armentum agens nando traiecerat, loco herbido, ut quiete et pabulo laeto reficeret boves et ipsum fessum via procubuisse.

On rapporte qu'Hercule
Oui.
qui a tué Géryon
Vous n'avez pas reconnu l'ablatif absolu : "Géryon ayant été tué" donc : "après avoir tué Géryon"
a conduit au merveilleux
Là, rien ne va plus : a conduit quoi ? boves donc conduisit les bœufs… mira specie : expression à l'ablatif qualifiant les bœufs, donc "d'un aspect merveilleux"
Il reste in ea loca, à l'accusatif précédé de in, donc forcément complément de lieu (quastion QUO), donc : "dans ces lieux"

et près du fleuve (le) Tibre
Oui.
par où il avait fait traversé le troupeau de gros bétail
Pas tout à fait ; vous n'avez pas tenu compte de prae se armentum agens ; armentum est COD de agens. Quant à nando, c'est un gérondif à l'ablatif : "en nageant", donc "à la nage".
un endroit herbeux, afin qu'il se reconstruise auprès des bœufs devant lui, et fatigué du voyage, il s'allongea.
loco herbido est à l'ablatif. Là, il faut savoir que locus se construit sans prép. s'il est CCL (question UBI). Donc, "se reposa dans un lieu herbeux". Je crois que vous avez confondu les deux parties de la phrase. "afin de réparer les forces des bœufs". Il manque quiete et pabulo laeto, qui ne peuvent être que des compléments de moyen : "par…"
ipsum fessum est bien traduit.
Vous avez oublié le désespoir du prétendu cancre qui écrit n'importe quoi car il n'ose pas rendre copie blanche.
Inutile d'en rajouter, mieux vaut donner quelques conseils de méthode.

Des conseils généraux qui ne s'appliquent pas au seul texte en cause : se demander de quoi il est question ce qui est le meilleur moyen de comprendre.
Ici, nous sommes au début de Ab Vrbe Condita, l'histoire de Rome depuis Enée jusqu'au temps de Tite-Live. Nous sommes donc devant un récit, fait majoritairement au perfectum présent avec des verbes à la troisième personne.
Comme nous sommes dans le premier livre, nous en sommes au tout début, à Romulus. Voici une traduction vieillotte du passage qui précède immédiatement le vôtre :
Romulus, resté seul maître, la ville nouvelle prit le nom de son fondateur. Le mont Palatin, sur lequel il avait été élevé, fut le premier endroit qu'il eut soin de fortifier. Dans tous les sacrifices qu'il offrit aux dieux, il suivit le rite albain; pour Hercule seulement, il suivit le rite grec tel qu'Évandre l'avait institué. C'est dans cette contrée, dit-on, qu'Hercule…
C'est là que vous enchainez, sur le conte d'une légende expliquant l'origine du rite grec.

Maintenant, demandez-vous ce qu'a fait Hercule.
En gros, il vient d'accomplir le dixième de ses travaux : tuer le géant Géryon et lui prendre son troupeau qu'il conduit donc en Italie.
Là, il se le fait voler par un berger nommé Cacus et parvient à le reprendre non sans tuer Cacus d'un coup de massue.
Voici le sens que vous devez dégager.

Lisez le texte latin en cherchant à le comprendre directement, maintenant que vous savez ce qu'il narre.
Relisez-le, en analysant les passages qui vous résistent.

Ne rédigez une traduction que lorsque vous aurez compris la totalité du texte.

Bon courage !
Merci de votre aide ! J'ai élaboré une nouvelle traduction qui a déjà plus de sens ! Qu'en pensez-vous cette fois-ci ?

On rapporte qu' Hercule, Géryon ayant été tué, conduisant les boeufs d'un aspect merveilleux dans ces lieux, , par où il avait fait traversé en nageant près du fleuve Tibre, chassant le troupeau de gros bétail devant lui, il se reposa dans un endroit herbeux, afin de réparer les forces des boeufs, et fatigué du voyage, il s'allongea.

Il était repus avec la nourriture et le vin, quand le sommeil l'eu dépassé, un berger vivant à proximité, appelé Cacus, d'une force redoutable, charmé par la beauté des bœufs, résolut de détourner une si riche proie. Mais, comme il craignait qu'en les chassant droit devant lui, leurs traces ne conduisissent leur maître à sa caverne lorsqu'il les chercherait, il choisit seulement les plus beaux du troupeau, et les ayant saisi par la queue, il les traîna dans sa demeure.

Hercule à la première partie de l'aurore, regarda son troupeau, et s'apercevant qu'il lui en manquait une partie, se dirigea vers la grotte la plus proche, pour voir où les traces de sabot le conduiraient. Dès que cela s'est avéré, il a vu toutes les choses de l'endroit, aucune n'allait d'un autre côté: confus et désorienté, il s'empressa de conduire son troupeau, une population indisciplinée.

Et quand ils ont été officiellement accordé à la volonté de certains des bœufs des mugissements, comme c'est l'ordinaire, leur regret d'abandonner leurs compagnes; celles que l'abîme profonde recelait répondirent, et leur voix attira l'attention d'Hercule, tourné du côté de la grotte. Il courut à la caverne : Cacus s'efforça de lui l'empêcher d'entrer par la force, après avoir vainement fait appel à ses camarades; il tomba sous la redoutable massue.
C'est déjà plus clair, c'est vrai, mais il reste des passages tout à fait incompréhensibles :
Et quand ils ont été officiellement accordé à la volonté de certains des bœufs des mugissements, comme c'est l'ordinaire, leur regret d'abandonner leurs compagnes…
C'est vrai qu'il y a plus clair…

Je pense que malgré tout, vous vous aidez d'une traduction, comme en témoigne votre second paragraphe. Mais si vous n'arrivez pas à trouver le mot à mot, n'écrivez pas de "charabia", vous n'en ferez rien ; évitez surtout d'essayer ensuite de trouver un sens en ne regardant que les mots français que vous avez écrits, sans vous soucier du texte latin. Je ne dis pas que c'est ce que vous faites, mais je l'ai vu faire, et je vous mets en garde.
Il faut saisir mentalement les relations entre les mots et construire peu à peu le sens. Au début, le regard va et vient d'un mot à l'autre, puis au terme d'une certaine habitude, on comprend en suivant l'ordre des mots, "à la lecture". Mais avant cela, il faut bien posséder les bases grammaticales et avoir du vocabulaire.
Il est vrai que le début est plus difficile. Je vous rappelle ce qui a précédé : Cacus s'est emparé de quelques vaches en les tirant par la queue pour inverser leurs traces. Quand il s'aperçoit de la disparition de ces bêtes, Hercule reste donc perplexe.
Je vous donne le mot à mot du dernier paragraphe en conservant le plus possible l'ordre des mots.
Inde : A partir de là,
cum : comme
boves quaedam : certaines vaches
actae : poussées
ad desiderium relictarum: au regret de celles ayant été laissées
ut fit, comme cela arrive,
mugissent : avaient mugi,
Evidemment, c'est du "mot à mot"
Faites la suite.
merci beaucoup 🙂, j'ai corrigé la seconde phrase, est-elle correcte ?

Ibi cum eum cibo uinoque gravatum sopor oppressisset, pastor accola eius loci, nomine Cacus, ferox viribus, captus pulchritudine boum cum avertere eam praedam vellet, quia si agendo armentum in speluncam compullisset ipsa uestigia quaerentem dominum eo deductura erant, aversos boves eximium quemque pulchritudine caudis in speluncam traxit.

Là lorsque celui-ci fut alourdi avec la nourriture et le vin quand le sommeil l'avait dépassé, un berger voisin de ce lieu, dénommé Cacus, sauvage de ses forces, épris par la beauté des bœufs et détourna à son profit le butin qu'il voulait, parce que s' il avait conduit sa recherche du plus beau du troupeau dans les traces de pas, il tira donc dans sa grotte la beauté de leur queues.
Rien que le tout début…
Ibi cum eum cibo uinoque gravatum sopor oppressisset,
Là lorsque celui-ci fut alourdi avec la nourriture et le vin quand le sommeil l'avait dépassé,
eum n'est pas sujet, il est à l'accusatif, complément du verbe oppressisset.
Le sujet, c'est sopor
Le verbe opprimere, ce n'est pas "dépasser," c'est accabler, écraser.
On n'est pas "alourdi avec", mais "alourdi par"…
Ibi cum eum cibo uinoque gravatum sopor oppressisset,
Là lorsque celui-ci fut alourdi avec la nourriture et le vin quand le sommeil l'avait dépassé,
Il ne faut pas surtraduire :
cum eum cibo uinoque gravatum sopor oppressisset,

gravatum
est une épithète de eum, pas une forme verbale conjuguée ! Le fut fait contre-sens, il ne correspond à rien dans le texte latin.
Merci, voilà la phrase corrigée 🙂

Ibi cum eum cibo uinoque gravatum sopor oppressisset, pastor accola eius loci, nomine Cacus, ferox viribus, captus pulchritudine boum cum avertere eam praedam vellet, quia si agendo armentum in speluncam compullisset ipsa uestigia quaerentem dominum eo deductura erant, aversos boves eximium quemque pulchritudine caudis in speluncam traxit.

Là lorsque le sommeil avait écrasé celui-ci, alourdi par la nourriture et le vin, un berger voisin de ce lieu, dénommé Cacus, sauvage de ses forces, épris par la beauté des bœufs, détourna à son profit le butin qu'il voulait, parce que dans le plus beau du troupeau conduit demandant lui-même en tant que maître celui-ci s' ils avaient allant dans les traces de pas, il traina donc dans sa grotte les hostiles boeufs par les queues qui sortant de l'ordinaire par leur beauté.
Ibi cum eum cibo uinoque gravatum sopor oppressisset, pastor accola eius loci, nomine Cacus, ferox viribus, captus pulchritudine boum cum avertere eam praedam vellet, quia si agendo armentum in speluncam compullisset ipsa uestigia quaerentem dominum eo deductura erant, aversos boves eximium quemque pulchritudine caudis in speluncam traxit.

Là, lorsque(1) le sommeil avait écrasé celui-ci, alourdi par la nourriture et le vin, un berger voisin de ce lieu, dénommé Cacus, sauvage de ses forces(2), épris(3) par la beauté des bœufs, détourna à son profit le butin qu'il voulait(4), parce que dans le plus beau du troupeau conduit demandant lui-même en tant que maître celui-ci s' ils avaient allant dans les traces de pas(5), il traina donc dans sa grotte les hostiles boeufs(6) par les queues(7) qui (8)sortant(9) de l'ordinaire par leur beauté.

(1) Une autre conjonction conviendrait mieux en français.
(2) Cela ne veut rien dire. Mais il faut admettre que ce genre d'expression est facile à comprendre, mais difficile à traduire.
(3) Mauvais choix de mot.
(4) La construction vous a échappé. Pourtant, vous pouvez vous laisser guider par l'ordre des mots. On a une nouvelle temporelle-causale introduite pas cum, dont le verbe est vellet.
(5) Cette fois, c'est du charabia, vous avez dû vous en rendre compte. Il faut dire que c'est plus difficile, mais essayez d'établir la suite des idées. Cacus convoite des vaches… il les tire par la queue. Entre les deux, on doit s'attendre à voir décrite la cause pour laquelle il va les tirer par la queue. Vous le savez déjà du reste puisque vous avez traduit la fin du passage.
(6) ordre des mots curieux, et faux-sens sur aversos. Lisez bien l'article du secourable Gaffiot !
(7) Améliorez l'expression.
(8) pour quemque, regardez dans le dictionnaire le sens de quisque employé avec un superlatif ou un adjectif à valeur superlative.
(9) Ce participe présent est incorrect.
Merci une nouvelle fois de m'avoir répondu.
J'ai essayé de tenir compte de vos remarques, mais concernant le passage du milieu, je reste bien bloquée et ne voit pas comment changer les mots et traduire autrement..

Voici ce que j'ai corrigé:

Là, quand le sommeil avait écrasé celui-ci, alourdi par la nourriture et le vin, un berger voisin de ce lieu, dénommé Cacus, sauvage de ses forces, pris par la beauté des bœufs qu'il voulait, détourna à son profit le butin; parce que dans le plus beau du troupeau conduit demandant lui-même en tant que maître celui-ci s' ils avaient allant dans les traces de pas, il traina donc dans sa grotte par leur queues les hostiles boeufs lesquels sortaient de l'ordinaire par leur beauté.
- cum + subjonctif introduit souvent une prop. temporelle-causale. Traduisez donc cum par comme. Vous verrez du reste que cela va beaucoup mieux avec le temps du verbe.
- Pour aversos, vous avez toujours un faux-sens, à la limite du contresens. Vous avez saisi l'indice ?
Oui, le passage est difficile à cause des circinstancielles dont deux sont imbriquées :

En procédant ainsi, peut-être y verrez-vous plus clair ; une couleur pour chaque proposition, la principale étant en vert.
pastor accola eius loci…
cum avertere eam praedam vellet,
quia…
si agendo armentum in speluncam compullisset
…ipsa uestigia quaerentem dominum eo deductura erant,
…aversos boves in speluncam traxit.
Je viens de corriger 🙂

Cela donne:
Là, quand le sommeil avait écrasé celui-ci, alourdi par la nourriture et le vin, un berger voisin de ce lieu, dénommé Cacus, sauvage de ses forces, comme pris par la beauté des bœufs qu'il voulait, détourna à son profit le butin; (…) il traina donc dans sa grotte par leur queues les boeufs détournés à son profit, lesquels sortaient de l'ordinaire par leur beauté.

En ce qui concerne la proposition commençant par ipsa, je ne la comprends toujours pas..