Il fort probable que l'auteur dise la vérité…
Mais on peut dire la vérité de manière de différente manière et c'est là que tout se joue !
Devant un tribunal, lors qu'un procès, on fait un serment : "Je jure de dire toute la vérité, rien que la vérité". C'est un peu se que fait l'auteur avec le pacte autobiographique.
Mais l'auteur peut dire la vérité de la manière dont il veut, je m'explique…
Prenons deux exemples :
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Mémoires d'outre-tombe de
Chateaubriand (autobiographie).
Les soirées d'automne et d'hiver étaient d'une autre nature. […] si le silence nous avait opprimés, il nous le payait cher.
Et
Chateaubriand de
Ghislain de Diesbach (biographie).
Le portrait de Chateaubriand a laissé de son père est si connu […] Comment n'y a-t-il pas pensé ?"
Ces deux textes exposent la même réalité mais de deux manières différentes.
Dans l'extrait de
Mémoires d'outre-tombe, Chateaubriand décrit son père comme "un spectre", sans coeur (car il le terrorise ainsi que sa soeur).
Or dans le passage de la biographie de Ghislain de Diesbach, cette même personne, c'est à dire le père, est décrite comme sentimentale, souffrante pour le bonheur de sa famille, bref comme un "coeur".
Voila un exemple qui montre beaucoup de chose. D'une,
le problème de mémoire (peut être que Chateaubriand a été marquer que par l'aspect péjoratif de son père). De deux, c'est peut être dans
son intérêt de cacher une partie de la vérité ? Mais la déduction la plus importante est que l'auteur peut jurer de dire
rien que la vérité, mais pas forcément
toute la vérité.
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Les Confessions (livres I à IV) de
Jean-Jacques Rousseau.
Dans ses
Confessions, Jean-Jacques Rousseau met en place un pacte autobiographique. Ce qu'il faut noter dans
Les Confessions, c'est que les aveux que fait Rousseau, se situe à la fin de chaque livre car en fait, il espère que le lecteur prêtera moins attention à ces "erreurs" de jeunesse. Mais le plus important, c'est que dès que Rousseau fait un aveu,
il trouve toujours des circonstances atténuantes. [Par exemple, l'histoire du peigne (livre I), il va farouchement nier qu'il est le coupable alors que ca ne peut être que lui. Dans cette exemple là, il essaye de toucher le lecteur en lui disant qu'il est puni à tort !] Donc, la déduction qu'on peut avoir sur ce texte est que l'auteur peut jurer de dire
toute la vérité, mais pas forcément
rien que la vérité.
Pour conclure, on peut dire que l'auteur sait qu'il va être juger par le lecteur et de ce fait, il veut montrer la "meilleur image de lui". Du coup, il tente de "mélanger" le vrai et le faux pour pourvoir en tirer la "meilleur image possible de lui" et de pourvoir marquer son nom dans le futur. mais la seul chose dont ils ne savaient pas (et qu'ils ne pouvaient pas prévoir), c'est que le lecteur moderne (avec le recul) est capable de discerner ce qui est faux (ou atténué).
J'espère que mon petit topo vous a plu… 🙂
Et en espère également avoir été plus ou moins clair dans mes explications et mes idées.
En tout cas, je suis prenant pour toutes les remarques (quelles soient bonnes ou pas), pour pouvoir améliorer (ou corriger) mes connaissances !