Camus, L'Homme révoltéBonjour, j'ai une dissertation à rédiger en m'aidant du texte de Camus, L'Homme révolté et j'ai des idées en tête mais je ne sais absolument pas comment les mettre en relation, les organiser, et j'ai besoin d'aide, car je suis en train de sombrer dans la confusion.
Qu'est-ce que le roman, en effet, sinon cet univers où l'action trouve sa forme, où les mots de la fin sont prononcés, les êtres livrés aux êtres, où toute vie prend le visage du destin. Le monde romanesque n'est que la correction de ce monde-ci, suivant le désir profond de l'homme. Car il s'agit bien du même monde. La souffrance est la même, le mensonge et l'amour. Les héros ont notre langage, nos faiblesses, nos forces. Leur univers n'est ni plus beau, ni plus édifiant que le nôtre. Mais eux, du moins, courent jusqu'au bout de leur destin et il n'est même jamais de si bouleversants héros que ceux qui vont jusqu'à l'extrait de leur passion, Kirilov et Stavroguine, Mme Graslin, Julien Sorel ou le Prince de Clèves. C'est ici que nous perdons leur mesure, car ils finissent alors ce que nous n'achevons jamais. […]
Voici donc un monde imaginaire, mais créé par la correction de celui-ci, un monde où la douleur peut, si elle le veut, durer jusqu'à la mort, où les passions ne sont jamais distraites, où les êtres sont livrés à l'idée fixe et toujours présents les uns aux autres. L'homme s'y donne enfin à lui même la forme et la limite apaisante qu'il poursuit en vain dans sa condition. Le roman fabrique du destin sur mesure. C'est ainsi qu'il concurrence la création et qu'il triomphe, provisoirement, de la mort. Une analyse détaillée des romans les plus célèbres montrerait, dans des perspectives chaque fois différentes, que l'essence du roman est dans cette correction perpétuelle, toujours dirigée dans le même sens, que l'artiste effectue sur son expérience. Loin d'être morale ou purement formelle, cette correction vise d'abord à l'unité et traduit par là un besoin métaphysique. Le roman, à ce niveau, est d'abord un exercice de l'intelligence au service d'une sensibilité nostalgique ou révoltée.
D'après Camus, dans L'Homme révolté, le roman offre au lecteur des personnages qui courrent jusqu'au bout de leur destin à la différence de la condition humaine en proie à la dispersion, à l'absence de limites, à la nostalgie de l'unité. Etes-vous d'accord avec cette différence de parcours entre l'Homme et le personnage ?
J'ai trouvé des pistes, le I et le II, mais c'est assez vague :
I. Les principales cibles camusiennes
1) Réalisme
2) Naturalisme
II. Le renversement de cette fatalité
1)
2)
III.
C'est tout ce que j'ai réussi à faire, je suis vraiment une quiche en dissertation et si vous pouviez m'aidez ce serait vraiment sympa, juste quelques idées ou méthodes.
Merci d'avance



