Goncourt, Germinie Lacerteux - De huit jours, Germinie ne remit pas…

Entraide scolaire

8 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonsoir 😀
Voilà j'ai un commentaire à faire (faire un brouillon et tout finaliser pour demain en classe ensemble)
J'ai quelques facilité mais la je dois vous avouez que je bloque..
J'ai déjà réalisé mon introduction, seul soucis : je n'ai pas ma problématique et donc… mes 3 grands axes au passage. 😞
Si vous pourriez m'aider une problématique ou ne serait ce que de me mettre sur une piste je vous en serez très reconnaissant.
Je vous transmet le texte :
De huit jours, Germinie ne remit pas les pieds dans la boutique.
Les Jupillon, ne la voyant pas revenir, commençaient à désespérer. Enfin, un soir, sur les dix heures et demie, elle poussa la porte, entra sans dire bonjour ni bonsoir, alla à la petite table où étaient assis la mère et le fils à demi sommeillants, posa sous sa main, fermée avec un serrement de griffe, un vieux morceau de toile qui sonna.
- Voilà ! fit-elle.
Et lâchant les coins du morceau de toile, elle répandit ce qui était dedans : il coula sur la table de gras billets de banque recollés par-derrière, rattachés avec des épingles, de vieux louis à l'or verdi, des pièces de cent sous toutes noires, des pièces de quarante sous, des pièces de dix sous, de l'argent de pauvre, de l'argent de travail, de l'argent de tirelire, de l'argent sali par des mains sales, fatigué dans le porte-monnaie de cuir, usé dans le comptoir plein de sous, - de l'argent sentant la sueur. Un moment, elle regarda tout ce qui était étalé comme pour se convaincre les yeux ; puis avec une voix triste et douce, la voix de son sacrifice, elle dit seulement à Mme Jupillon :
- Ça y est… C'est les deux mille trois cents francs… pour qu'il se rachète…
- Ah ! ma bonne Germinie ! fit la grosse femme en suffoquant sous une première émotion ; et elle se jeta au cou de Germinie qui se laissa embrasser. Oh ! vous allez prendre quelque chose avec nous, une tasse de café…
- Non, merci, dit Germinie, je suis rompue… Dame ! j'ai eu à courir, allez, pour les trouver… Je vais me coucher… Une autre fois…
Et elle sortit.
Elle avait eu "à courir", comme elle disait, pour rassembler une pareille somme, réaliser cette chose impossible : trouver deux mille trois cents francs, deux mille trois cents francs dont elle n'avait pas les premiers cinq francs ! Elle les avait quêtés, mendiés, arrachés pièce à pièce, presque sou à sou. Elle les avait ramassés, grattés ici et là, sur les uns, sur les autres, par emprunts de deux cents, de cent francs, de cinquante francs, de vingt francs, de ce qu'on avait voulu. Elle avait emprunté à son portier, à son épicier, à sa fruitière, à sa marchande de volaille, à sa blanchisseuse ; elle avait emprunté aux fournisseurs du quartier, aux fournisseurs des quartiers qu'elle avait d'abord habités avec mademoiselle. Elle avait fait entrer dans la somme tous les argents, jusqu'à la misérable monnaie de son porteur d'eau. Elle avait quémandé partout, extorqué humblement, prié, supplié, inventé des histoires, dévoré la honte de mentir et de voir qu'on ne la croyait pas.
L'humiliation d'avouer qu'elle n'avait pas d'argent placé, comme on le croyait et comme par orgueil elle le laissait croire, la commisération de gens qu'elle méprisait, les refus, les aumônes, elle avait tout subi, essuyé ce qu'elle n'aurait pas essuyé pour trouver du pain, et non une fois auprès d'une personne, mais auprès de trente, de quarante, auprès de tous ceux qui lui avaient donné ou dont elle avait espéré quelque chose. Enfin cet argent, elle l'avait réuni ; mais il était son maître et la possédait pour toujours.
Je vous remercie d'avance pour votre aide qui je pense me sera plus que précieuse !
En problématique, un argent sordide et destructeur.
Pour les axes,
Un trésor peu reluisant
Une quête passionnée
qui ont commencé à détruire Germinie

Remarque que tu prends le texte à l'envers.
Sinon tu commences par
Une attitude surprenante
Un trésor…
Une quête…

Un texte réaliste en conclusion
Je vous remercie de d'avoir donner suite a ma requête, néanmoins je ne vois pas spécialement ce que pourrait contenir ces 3 grands axes si soigneusement dit.
Je trouve par contre la conclusion bien trouvé, cela résumerait la vision naturaliste de la société du temps des auteurs .( Les frères Goncourt )
Il suffit de repérer les idées essentielles dans chaque axe et de les développer à l'aide d'exemples, notamment les procédés de style qui viennent renforcer l'expression.
Prenons le trésor :
- disparate : accumulation…
- sale : termes péjoratifs…
- détourné de sa fonction : spoliation des travailleurs…

Tu devrais pouvoir continuer seul.
Je vous remercie de tout cœur pour cette aide, moi qui pensais avoir une réponse dans une ou deux semaines !

Eh bien maintenant je sais où aller en cas de difficulté de compréhension d'un texte ou autre.

Merci encore de m'avoir mis sur la piste ! 😀 😀
Oui mais as-tu compris comment on en arrive là ? Car les axes ne vont pas à chaque fois être donnés tout faits et de qualité comme ça, il faut aussi apprendre à en arriver à cette étape.
Il s'agit de travailler sur le texte pendant une bonne demi-heure, voire plus. Crayons, surligneurs en main éventuellement, brouillon à côté. Et il faut analyser petit à petit le texte, en se posant un certain nombre de questions (nature, enjeux de ce passage, descriptif ? Narratif ? émotions communiquées ? Impressions communiquées ? Liens entre les personnages ? Différences de personnalités, de façon de parler ? Passages de description ?) puis tous les procédés d'écriture qui transmettent cela : champs lexicaux, métaphores, accumulations, type de phrases, niveaux de langage, autres figures de style, temps verbaux, etc.

Je prends exemple sur ce passage :
"Et lâchant les coins du morceau de toile, elle répandit ce qui était dedans : il coula sur la table de grasbillets de banquerecollés par-derrière, rattachés avec des épingles, de vieuxlouis à l'orverdi, des pièces de cent sous toutes noires, des pièces de quarante sous, des pièces de dix sous, de l'argentde pauvre, de l'argent de travail, de l'argent de tirelire, de l'argentsali par des mains sales, fatigué dans le porte-monnaie de cuir, usé dans le comptoir plein de sous, - de l'argentsentant la sueur. Un moment, elle regarda tout ce qui était étalé comme pour se convaincre les yeux ; puis avec une voix triste et douce, la voix de son sacrifice, elle dit seulement à Mme Jupillon :
- Ça y est… C'est les deux mille trois cents francs… pour qu'il se rachète… "

Après avoir travaillé sur cet extrait on voit apparaître le contraste entre ce qui est souligné et ce qui est en gras, ce qui met sur la voie pour les parties de commentaire
Bonjour Ammy,

J'ai bien compris le rapport entre les mots en gras et les mots souligné, mais lorsque vous me parlez de ces certaines questions a se poser pour mieux trouver les grands axes et les analyses, je ne vous suit pas trop..

PS : c'est la première fois que je réalise un commentaire composé.
C'est pour dire en gros que l'on ne trouve pas de titres de parties et de quoi rédiger avant d'avoir passé du temps à s'interroger méthodiquement sur le texte. Le lire et le relire en cherchant l'inspiration ne fonctionne pas. Il faut se poser les bonnes questions globales pour commencer (j'ai juste donné quelques exemples, cela dépend du texte donné), puis chercher activement les champs lexicaux (le plus facile pour commencer), réfléchir aux choix des mots (par exemples péjoratifs, mélioratifs, etc.), rechercher les autres figures de style comme l'énumération, les métaphores, etc. en se demandant toujours ce qu'elles apportent, et ainsi de suite. Chercher un plan dès le début est voué à l'échec.