Bonsoir 😀
Voilà j'ai un commentaire à faire (faire un brouillon et tout finaliser pour demain en classe ensemble)
J'ai quelques facilité mais la je dois vous avouez que je bloque..
J'ai déjà réalisé mon introduction, seul soucis : je n'ai pas ma problématique et donc… mes 3 grands axes au passage. 😞
Si vous pourriez m'aider une problématique ou ne serait ce que de me mettre sur une piste je vous en serez très reconnaissant.
Je vous transmet le texte :
Voilà j'ai un commentaire à faire (faire un brouillon et tout finaliser pour demain en classe ensemble)
J'ai quelques facilité mais la je dois vous avouez que je bloque..
J'ai déjà réalisé mon introduction, seul soucis : je n'ai pas ma problématique et donc… mes 3 grands axes au passage. 😞
Si vous pourriez m'aider une problématique ou ne serait ce que de me mettre sur une piste je vous en serez très reconnaissant.
Je vous transmet le texte :
De huit jours, Germinie ne remit pas les pieds dans la boutique.Je vous remercie d'avance pour votre aide qui je pense me sera plus que précieuse !
Les Jupillon, ne la voyant pas revenir, commençaient à désespérer. Enfin, un soir, sur les dix heures et demie, elle poussa la porte, entra sans dire bonjour ni bonsoir, alla à la petite table où étaient assis la mère et le fils à demi sommeillants, posa sous sa main, fermée avec un serrement de griffe, un vieux morceau de toile qui sonna.
- Voilà ! fit-elle.
Et lâchant les coins du morceau de toile, elle répandit ce qui était dedans : il coula sur la table de gras billets de banque recollés par-derrière, rattachés avec des épingles, de vieux louis à l'or verdi, des pièces de cent sous toutes noires, des pièces de quarante sous, des pièces de dix sous, de l'argent de pauvre, de l'argent de travail, de l'argent de tirelire, de l'argent sali par des mains sales, fatigué dans le porte-monnaie de cuir, usé dans le comptoir plein de sous, - de l'argent sentant la sueur. Un moment, elle regarda tout ce qui était étalé comme pour se convaincre les yeux ; puis avec une voix triste et douce, la voix de son sacrifice, elle dit seulement à Mme Jupillon :
- Ça y est… C'est les deux mille trois cents francs… pour qu'il se rachète…
- Ah ! ma bonne Germinie ! fit la grosse femme en suffoquant sous une première émotion ; et elle se jeta au cou de Germinie qui se laissa embrasser. Oh ! vous allez prendre quelque chose avec nous, une tasse de café…
- Non, merci, dit Germinie, je suis rompue… Dame ! j'ai eu à courir, allez, pour les trouver… Je vais me coucher… Une autre fois…
Et elle sortit.
Elle avait eu "à courir", comme elle disait, pour rassembler une pareille somme, réaliser cette chose impossible : trouver deux mille trois cents francs, deux mille trois cents francs dont elle n'avait pas les premiers cinq francs ! Elle les avait quêtés, mendiés, arrachés pièce à pièce, presque sou à sou. Elle les avait ramassés, grattés ici et là, sur les uns, sur les autres, par emprunts de deux cents, de cent francs, de cinquante francs, de vingt francs, de ce qu'on avait voulu. Elle avait emprunté à son portier, à son épicier, à sa fruitière, à sa marchande de volaille, à sa blanchisseuse ; elle avait emprunté aux fournisseurs du quartier, aux fournisseurs des quartiers qu'elle avait d'abord habités avec mademoiselle. Elle avait fait entrer dans la somme tous les argents, jusqu'à la misérable monnaie de son porteur d'eau. Elle avait quémandé partout, extorqué humblement, prié, supplié, inventé des histoires, dévoré la honte de mentir et de voir qu'on ne la croyait pas.
L'humiliation d'avouer qu'elle n'avait pas d'argent placé, comme on le croyait et comme par orgueil elle le laissait croire, la commisération de gens qu'elle méprisait, les refus, les aumônes, elle avait tout subi, essuyé ce qu'elle n'aurait pas essuyé pour trouver du pain, et non une fois auprès d'une personne, mais auprès de trente, de quarante, auprès de tous ceux qui lui avaient donné ou dont elle avait espéré quelque chose. Enfin cet argent, elle l'avait réuni ; mais il était son maître et la possédait pour toujours.



