Classe prépa ou licence humanités ?
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Slifer : Ne t'en fais pas, tu es absolument pardonné. 😜
Ce sont effectivement des noms que j'ai pas mal entendu, merci en tout cas !
Tropic : Au fond tu n'as pas tort non plus ; mais tu sais, il y a toujours cette petite apréhension : écouter des gens qui sont censés te connaître et finalement être déçue parce que tu n'as pas vraiment fait tes propres choix du fait qu'ils ont été pas mal influencés.
Scipione : Ce n'est pas faux, non plus… Décidément, vous semblez tous avoir des arguments parfaitement valable.
Finalement, pour débuter ma liste de voeux, ça donnerait quelque chose comme ça :
1. Henri IV
2. Fénélon
3. Janson de Sailly
(ce sont les prépas littérares sur lesquelles j'ai eu les meilleurs retours…)
Winter / Anne : Spontanément, je me tournerai plus vers la Fac mais comme toujours, les CPGE proposent tout de même des formations de bonne qualité, assez réputées.
Peut-être demander d'abord des prépas, faire une année d'HK et voir ce qu'il en est. Au pire des cas, je peux toujours retourner en Fac. Alors que le chemin inverse est impossible… Aargh, trop d'hésitations.
twelvegalaxies a écrit :Merci-merci-plein à tous pour vos précieux conseils ! (et aussi, pour la rapidité avec laquelle vous avez répondu)
rob42 : Les prépas moins cotées semblent être une bonne alternative… Du coup, sur Paris, connaissez-vous les bonne prépas littéraires ? Aussi, comment se sont passées vos deux années d'hypokhâgne/khâgne ; si vous êtes satisfait, si le rythme vous convient, si vous vous épanouissez ?
Je ne connais pas trop les prepas parisiennes dans le détail désolé. Sinon, je suis très satisfait de mes deux années de d'hypokhâgne et de khâgne. J'ai pu acquérir de bonnes méthodes de travail ainsi qu'une rigueur et un endurance certaine. C'est sûr que c'est difficile par moment mais on en ressort grandi. Et j'ai pu aussi faire des choses en dehors des cours, comme du sport ou des soirées (pas tous les jeudis bien évidemment) donc aller en prepa ne signifie pas s'isoler complètement. Quant au rythme, il est supportable, à moins d'être très paresseux, ce qui ne semble pas être ton cas 🙂
Bonjour 🙂
Je me permet de ressusciter cette discussion car je me trouve actuellement dans la même situation que twelvegalaxies deux ans plus tôt. Le 20 mars est derrière moi depuis un petit moment, mais j'hésite toujours énormément quant à l'ordre de mes vœux…
Voici un bref résumé de ma situation:
Je suis en terminale L dans un très bon lycée en Alsace et mes moyennes générales tournent toutes entre 17 et 17, 5, j'aime toutes les matières (sauf le sport 😜 ), mais l'histoire occupe depuis toujours une place particulière dans mon cœur. J'aime lire, écrire et je fais du théâtre (mon autre grande passion) depuis 7 ans maintenant, je fais également de la boxe Thaï et je suis en pleine préparation d'un projet humanitaire en Amérique du Sud, ce qui, couplé à mes autres activités extra-scolaire, me prend énormément de temps.
Depuis de nombreuses années maintenant, j'envisage de tenter de devenir enseignante-chercheuse en histoire (contemporaine plutôt), j'ai pu faire une immersion en licence d'histoire, et je je l'ai adorée, les cours étaient géniaux! Seulement, je ne veux pas abandonner les autres matières car je considère qu'elles forment un tout qu'il me semble nécessaire de maîtriser pour faire de la recherche et, comme les matières littéraires me passionnent, ça me ferait vraiment trop mal au cœur de ne plus les étudier…
La licence Humanités de Strasbourg m'a ainsi très vite tapée dans l’œil, elle correspond totalement à mes attentes et ça va faire trois ans que je veux l'intégrer… Seulement voila, au vu de mes bons résultats, mes profs me conseillent de m'orienter vers une prépa, à Paris si possible. Les grandes écoles ne m'intéressent pas du tout et étudier à Paris n'est pas dans mes moyens, par conséquent, j'ai mis les deux prépa du lycée Fustel dans ma liste de vœux "au cas où".
Mais en toute franchise, je n'ai aucune envie de faire une prépa… je me suis énormément renseignée sur ce cursus et il ne me correspond pas du tout. J'ai commencé à souffrir de phobie scolaire cette année… j'adore apprendre et je suis toujours en quête de nouvelle connaissances mais, paradoxalement, depuis toute petite, je déteste l'école. Aller au lycée est un enfer pour moi, je m'ennuie et je ne m'y épanouie pas du tout. La perspective de passer encore deux ans dans un établissement de ce type me rend malade… je n'ai pas du tout peur de la masse de travail exigée, mais je sens que c'est une formation qui ne me plaira pas du tout. J'aime prendre des initiatives, je travaille et me renseigne énormément par moi même, je n'aime pas être trop encadrée ou avoir quelqu'un sur le dos pour me dire "fait-ci, fait-ça". La licence Humanités est également une formation sélective (25 places), je connais des gens qui étaient en prépa avant de s'y réorienter et qui en sont ravi, les retours que j'en ai sont excellent et, après mon immersion, je suis certaine que le mode de fonctionnement de la fac est celui qui me correspond le plus: pour la première fois de ma vie, je suis enthousiaste quand je pense à l'année prochaine et à ma poursuite d'étude! Je me suis, là encore, énormément renseignée et ça me semble être une bonne formation qui me permettra d'acquérir un socle solide de connaissances, il y a également possibilité, si on a assez de crédits, d'obtenir deux licences à la fin selon la spécialité choisie. 😀
Mais il y a un hic… j'ai un rêve, celui de devenir enseignante-chercheuse, et je n'arrête pas de lire sur internet que "sans prépa point de salut" et qu'il faudrait absolument passer par la voie "prépa -> ENS -> doctorat", j'ai presque l'impression qu'en passant par la fac je n'ai aucune chance alors que je suis déterminée à tout faire pour réussir et à travailler autant, voir bien plus qu'il ne le faut! J'ai pu discuter avec un MdC en histoire qui m'a dit que ce qui comptera vraiment ce sera ma thèse et que passer ou non par une prépa ne change rien car un très bon élève de fac travaille autant qu'un élève de prépa et que c'était donc à moi de voir quelle est la formation qui me conviendrait le plus. Il m'a aussi dit que passer par une grande école était, certes prestigieux sur un CV, mais que ça pouvait être à double tranchant pour l'obtention d'un poste d'enseignant-chercheur.
J'aimerais vraiment faire cette licence, il y a le même nombre d'heure de cours que dans la prépa et le travail y est équivalent, mais mes profs et tout ces messages sur le net me dépriment un peu et sèment le doute dans mon esprit… Je suis vraiment perdue 😞 J'aimerais savoir ce que vous en pensez, et si vous avez des conseils ou autre, je suis preneuse 🙂
Merci beaucoup d'avoir lu mon pâté et bonne journée ! 😂
Bonjour Rusalki,
Tu as déjà une bonne partie des cartes en main. Je vais d'abord compléter ce que tu dis : ce que donne la prépa, c'est deux choses : d'une part, la possibilité d'obtenir l'ENS par la voie du concours ; d'autre part, une formation rigoureuse aux exercices qui seront ceux de l'agrégation. Le poids d'une prépa sur un CV est négligeable.
En revanche, l'ENS a du poids et je ne vois pas bien quoi c'est à double-tranchant. L'intérêt de l'ENS est divers : être payé pendant sa scolarité (pour ceux qui sont passés par le concours), bénéficier d'échanges internationaux prestigieux (et là encore, Cambridge ou Columbia ont du poids dans un CV), et surtout, la possibilité de postuler à des contrats doctoraux spécifiques, c'est-à-dire à être payé et à pouvoir enseigner pendant la thèse (surtout pour ceux passés par le concours, mais de plus en plus pour ceux qui accèdent à l'ENS sur dossier). Comme je viens de l'écrire, il y a deux voies d'accès à l'ENS : le concours après une prépa et le dossier pour tous ceux qui ont une licence. Tu pourras donc postuler par cette dernière voie même après une licence humanités.
Quant à savoir quelle est la voie à suivre, nous ne pouvons pas te conseiller, je crois. Oui, il me semble qu'il serait préférable de faire une prépa. Oui, je crois aussi que la prépa a des aspects rébarbatifs et que cela pourrait te déplaire. Et non, la prépa n'est pas la seule voie, même si c'est la voie la plus directe et donc la plus sûre pour un métier où les débouchés sont très incertains.
Bon courage ! 🙂
Bonjour,
Si je puis me permettre (je ne suis pas son porte-parole), l'avis de Jacques serait intéressant : il ne voulait pas entendre parler de prépa et a préféré étudier à la fac (si j'ai bien compris). Il est maintenant très cultivé.
J'oserais une réflexion: si tu es atteinte de phobie scolaire (tout dépend de la définition qu'on en donne), je doute vraiment que tu puisses aller jusqu'au doctorat, car on ne sort jamais vraiment de l'académisme, me semble-t-il, sauf pour le(s) mémoire(s) de master. Il faudra que tu passes à un moment où à un autre par les concours, au moins l'agrégation dont parlait Artz.
Enfin, tu verras l'an prochain et j'espère que ça te plaira !
Concernant l'ENS, j'ai de sources diverses le même témoignage: être ancien élève d'une ENS n'est pas toujours un plus pour un recrutement, et que de façon générale ce n'était pas toujours vu avec bienveillance (telle institution de recherche française à l'étranger qui refuse de recruter des anciens élèves d'ENS p.e.). Je parle ici de trois discours différents qui concordaient ce sur point, je suppose qu'il y a quelque chose de vrai là-dedans.
Il me semble que ce qui avantage les anciens élèves est l'obtention presque automatique de la bourse de thèse (en gros, on l'a en étant sérieux). En ce sens les normaliens sont fortement avantagés par rapport aux élèves de la fac. Pour avoir un poste de MCF, je crois qu'il y a un peu plus d'équité entre les candidats.
@mattlev : Je suis étonné par ce discours mais, puisque apparemment vous vous accordez, force est de l'accepter. Peut-être est-ce aussi une question de discipline. En philosophie, j'ai l'impression qu'un nombre très conséquent de chercheurs sont normaliens (et plutôt de la rue d'Ulm que de Saint-Cloud / Lyon)… Cela ne repose évidemment que sur ce que j'ai vu, je n'ai pas de statistiques sur la question, mais ça me semble écrasant.
Je vois… donc au final je devrais faire une prépa même si ce n'est pas ce que j'ai envie de faire? :/
Honnêtement, je suis vraiment perdue… Je suppose donc tout simplement qu'il n'y a pas vraiment de voie royale et que tout se jouera surtout sur mon sérieux, mes résultats et sur une bonne dose de chance 🙂
@mattlev : J'ai souvent réfléchis à ça justement, et franchement, j'ai effectivement peur que ce que j'ai cette année recommence et que je me retrouve incapable d'aller en cours… Le problème c'est que l'histoire est, avec le théâtre, la seule chose que j'aime et qui me plaît vraiment alors je veux quand même essayer. J'essaie vraiment de me reprendre en main et, pour le moment, j'ai réussi à ne pas décrocher le lycée même si c'est dur pour moi d'y aller :/
En tout cas, merci beaucoup pour vos réponses 🙂 Je dois encore réfléchir, mais je pense que je me tournerai quand même vers la licence Humanités car j'ai tout de même nettement l'impression que c'est la formation qui me correspond le plus; du coup, je croise les doigts pour que mon dossier sera accepté 😂
Une des conditions quasi obligatoire pour être MdC est d'avoir l'agrégation d'histoire. Or c'est vrai que la prépa, puis la prépa agreg de l'ENS, sont des voies royales pour y réussir. Bien sûr on peut avoir l'agrégation sans prépa, mais très souvent il faut plutôt compter deux ou trois ans.
Pour ce qui est de savoir si l'ENS facilite le recrutement pour la suite, je ne peux pas t'aider sur ce point, je n'en sais rien. Je suis normalienne et je vais commencer une thèse en histoire, et je ressens quand même tous les avantages que j'ai par rapport à des camarades de la fac ; un contrat doctoral facile à obtenir si on présente un bon projet, et surtout, l'impression d'être "prise au sérieux" par les professeurs auxquels je m'adresse en dehors l'ENS. Après, pour le recrutement, tout dépend de la période, puis de la spécialité, puis du sujet… Chaque spécialité et chaque méthode historique constitue un réseau propre, avec ses logiques et ses postes… Mais il faut bien savoir que l'histoire contemporaine est la période la plus concurrentielle.
Vu ta peur de la prépa, j'ai du mal à te la conseiller, même si objectivement ce serait très dommage de ne même pas tenter… Tu peux toujours essayer d'y aller un mois ou deux, mais c'est sûr que si on y entre avec une telle peur au ventre, ça doit être difficile de retourner la tendance, d'autant que le début en prépa est souvent le plus difficile.
Par contre, si tu ne vas pas en prépa, je rejoins mattlev : tu devras tôt ou tard "rentrer dans les clous" un minimum, ne serait-ce que pour l'année d'agreg, et ensuite pour t'insérer dans les réseaux de chercheurs. Pour faire de la recherche, il faut aussi aimer enseigner, et donc avoir apprivoisé le milieu scolaire. Mais peut-être que dans quelques années ça ira mieux 🙂
Bon courage !!
Je fais une petite remarque :
De mon temps, ça a peut-être changé depuis, la rentrée en prépa se faisait trois ou quatre semaines avant celle en fac. Donc certains élèves venaient en prépa puis choisissaient un peu plus tard de partir à la fac. C'est peut-être un bon moyen de se faire une première idée pour mieux choisir.
Mais en tenant compte d'une chose : la plupart des élèves, même les bons, prennent une grosse baffe au premier devoir en prépa, même si, par la suite, ils se débrouillent bien. Il ne faut donc pas trop se décourager si ça coince au début.
En tout cas, c'était comme ça dans les années 80 et dans les prépas scientifiques. Je ne sais trop s'il en allait de même dans les prépas littéraires.
Il se peut aussi que tu ne ressentes pas les cours en fac ou en prépa comme tu ressens ceux du lycée.
@Hippocampe & Sohanelle C'est toujours le cas et c'est ce que je conseille aussi le plus souvent, le problème est que la licence humanités est sélective, il n'est donc pas certain qu'elle puisse y aller après quelques semaines de prépa.
Et je rejoins Sohanelle : ayant un parcours un peu alambiqué, j'ai été pris à l'ENS à partir du M2 et, peut-être à tort, j'ai vraiment eu l'impression d'un changement de regard sur mon cas entre le M1 et le M2…
donc au final je devrais faire une prépa même si ce n'est pas ce que j'ai envie de faire?
Absolument pas. D'autant plus que si tes deux ou trois années de classe préparatoire ne te conduisent pas à la réussite du concours de l'ENS, tu te retrouveras gros Jean comme devant, et tu poursuivras tes études à la fac.
Le fait d'être allé en classe préparatoire te donne certains avantages, mais pas le statut de normalien !
De mon temps, ça a peut-être changé depuis, la rentrée en prépa se faisait trois ou quatre semaines avant celle en fac. Donc certains élèves venaient en prépa puis choisissaient un peu plus tard de partir à la fac. C'est peut-être un bon moyen de se faire une première idée pour mieux choisir.
C'est toujours le cas, nous dit Artz. C'est donc une bonne idée que celle d'Hippocampe.
Tout d'abord, merci à tous pour vos réponses ! 🙂
@Artz : Essayer d'obtenir l'ENS via le recrutement sur dossier me semble être un bon compromis, mais je suppose que ça doit être également très difficile, toutefois, je n'ai rien à perdre et tout à y gagner alors je pense que je le tenterai 🙂
Comment a-tu fais pour y être accepté? Je pense qu'il faudra que j'aie d'excellentes notes pour avoir une chance…
@Hippocampe : Ce serait une bonne solution effectivement, mais, comme l'a dit Artz, le licence que j'envisage est sélective et il y a peu de places, donc si je met la prépa en premier vœu et que je suis prise, je risque de ne pas pouvoir aller en licence Humanités si ça ne me plaît pas… En plus je crois qu'il n'acceptent de toute façon pas d'élèves en cours d'année, cette solution me paraît donc un peu risquée.
Rusalki : il n'est pas si difficile que ça d'être accepté sur dossier. Certains masters sont plus sélectifs que d'autres (celui d'histoire antique l'est moins par rapport à celui d'histoire contemporaine, car il est moins demandé). Il faut être très bon, mais pas besoin d'être excellent non plus. Ce qui compte le plus, c'est le projet de recherche. Mieux vaut vouloir travailler dans un domaine et avec des méthodes proches des intérêts d'un des professeurs de l'ENS, pour que ta demande d'être à l'ENS se justifie. A mon avis, un profil sérieux à 14-15 avec un projet solide (à la fois novateur et "dans le vent", c'est ça qui est difficile) aura beaucoup plus de chances d'être retenu qu'un élève qui a 17 en licence et présente un projet sans intérêt.
@ Rusalki, le recrutement n'est pas facile sur dossier, mais, comme l'a dit Sohanelle, c'est faisable. En revanche, la sélection est parfois opaque, donc c'est difficile de savoir quels sont les critères. Dans mon cas, j'ai été pris sur concours, donc c'était un autre parcours.
@Sohanelle et Artz : Merci, vous m'aidez à voir plus clair 🙂 J'essaierai le dossier et puis on verra bien, si ça ne marche pas je continuerai à la fac et puis advienne que pourra! Je serais peut être moins avantagée par rapport à une personne sortant de l'ENS, mais je ne pense pas non plus que ça me fermera toutes les portes 😉
Artz a écrit :
@Hippocampe & Sohanelle C'est toujours le cas et c'est ce que je conseille aussi le plus souvent, le problème est que la licence humanités est sélective, il n'est donc pas certain qu'elle puisse y aller après quelques semaines de prépa.
De mon temps, il n'y avait pas de candidatures centralisées, pas d'APB. Un élève pouvait donc aller en fac d'histoire s'il s'y était inscrit après le bac, sans dire qu'il venait de faire un mois de maths sup, la fac ne le savait pas.