Bonsoir à tous,
j'ai un commentaire composé à rédiger sur un extrait de Bel Ami. J'ai déjà les deux axes mais il faut que je trouve 3 à 4 sous-parties pour chacun des deux axes. Les deux axes sont:
1- Point de vue et analyse du narrateur sur La Vie Française
2- La progression de l'intrigue romanesque
Voici l'extrait:
j'ai un commentaire composé à rédiger sur un extrait de Bel Ami. J'ai déjà les deux axes mais il faut que je trouve 3 à 4 sous-parties pour chacun des deux axes. Les deux axes sont:
1- Point de vue et analyse du narrateur sur La Vie Française
2- La progression de l'intrigue romanesque
Voici l'extrait:
La Vie Française avait gagné une importance considérable à ses attaches connues avec le pouvoir. Elle donnait, avant les feuilles les plus sérieuses, les nouvelles politiques, indiquait par des nuances les intentions des ministres, ses amis ; et tous les journaux de Paris et de la province cherchaient chez elle leurs informations. On la citait, on la redoutait, on commençait à la respecter. Ce n’était plus l’organe suspect d’un groupe de tripoteurs politiques, mais l’organe avoué du cabinet. Laroche-Mathieu était l’âme du journal et Du Roy son porte-voix. Le père Walter, député muet et directeur cauteleux, sachant s’effacer, s’occupait dans l’ombre, disait-on, d’une grosse affaire de mines de cuivre, au Maroc.Merci d'avance pour votre aide! 🙂
Le salon de Madeleine était devenu un centre influent, où se réunissaient chaque semaine plusieurs membres du cabinet. Le président du Conseil avait même dîné deux fois chez elle ; et les femmes des hommes d’État, qui hésitaient autrefois à franchir sa porte, se vantaient à présent d’être ses amies, lui faisant plus de visites qu’elles n’en recevaient d’elle.
Le ministre des Affaires étrangères régnait presque en maître dans la maison. Il y venait à toute heure, apportant des dépêches, des renseignements, des informations qu’il dictait soit au mari, soit à la femme, comme s’ils eussent été ses secrétaires.
Quand Du Roy, après le départ du ministre, demeurait seul en face de Madeleine, il s’emportait, avec des menaces dans la voix, et des insinuations perfides dans les paroles, contre les allures de ce médiocre parvenu.
Mais elle haussait les épaules avec mépris, répétant :
"Fais-en autant que lui, toi. Deviens ministre ; et tu pourras faire ta tête. Jusque-là, tais-toi."
Il frisait sa moustache en la regardant de côté.
"On ne sait pas de quoi je suis capable, disait-il, on l’apprendra peut-être, un jour."
Elle répondait avec philosophie :
"Qui vivra, verra."
Le matin de la rentrée des Chambres, la jeune femme, encore au lit, faisait mille recommandations à son mari, qui s’habillait afin d’aller déjeuner chez M. Laroche-Mathieu et de recevoir ses instructions avant la séance, pour l’article politique du lendemain dans La Vie Française, cet article devant être une sorte de déclaration officieuse des projets réels du cabinet.
Madeleine disait :
"Surtout n’oublie pas de lui demander si le général Belloncle est envoyé à Oran, comme il en est question. Cela aurait une grande signification."
Georges, nerveux, répondit :
"Mais je sais aussi bien que toi ce que j’ai à faire. Fiche-moi la paix avec tes rabâchages."
Elle reprit tranquillement :
"Mon cher, tu oublies toujours la moitié des commissions dont je te charge pour le ministre."
Il grogna :
"Il m’embête, ton ministre, à la fin ! C’est un serin."



