Semprún, L’Écriture ou la Vie - Il avait tourné les talons en m’accompagnant…

Entraide scolaire

5 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour je dois répondre à des question en français d'après un texte :/ Mais le problème c'est que je n'arrive jamais à ce genre d'exercice, pouvez-vous m'apporter votre aide ? 😮

voici le petit texte en question 🙂
Il avait tourné les talons en m’accompagnant jusqu’au châlit de Maurice Halbwachs.

— Dein Herr Professor, avait-il chuchoté, kommt heute noch durch’s Kamin.

J’avais pris la main de Halbwachs qui n’avait pas eu la force d’ouvrir les yeux. J’avais senti seulement une réponse de ses doigts, une pression légère : message presque imperceptible.

Le professeur Maurice Halbwachs était parvenu à la limite des résistances humaines. Il se vidait lentement de sa substance, arrivé au stade ultime de la dysenterie qui l’emportait dans la puanteur.

Un peu plus tard, alors que je lui racontais n’importe quoi, simplement pour qu’il entende le son d’une voix amie, il a soudain ouvert les yeux. La détresse immonde, la honte de son corps en déliquescence y étaient lisibles. Mais aussi une flamme de dignité, d’humanité vaincue mais inentamée. La lueur immortelle d’un regard qui constate l’approche de la mort, qui sait à quoi s’en tenir, qui en a fait le tour, qui en mesure face à face les risques et les enjeux, librement : souverainement.

Alors, dans une panique soudaine, ignorant si je puis invoquer quelque Dieu pour accompagner Maurice Halbwachs, conscient de la nécessité d’une prière, pourtant, la gorge serrée, je dis à haute voix, essayant de maîtriser celle-ci, de la timbrer comme il faut, quelques vers de Baudelaire. C’est la seule chose qui me vienne à l’esprit.

Ô mort, vieux capitaine, il est temps, levons l’ancre…

Le regard de Halbwachs devient moins flou, semble s’étonner.

Je continue de réciter. Quand j’arrive à

… nos cœurs que tu connais sont remplis de rayons,

un mince frémissement s’esquisse sur les lèvres de Maurice Halbwachs.

Il sourit, mourant, son regard sur moi, fraternel.
les questions:
1)Par quels termes la perte de dignité physique du malade est-elle décrite? Qu'est-ce qui vient contredire cette "déliquescence"?
2) Quel rôle le narrateur veut-il jouer auprès du mourant ?
Y semble-t-il préparé?
3) Indiquez quels langages sont employés par les deux hommes pour communiquer. Quel est le rôle de leurs mains.
4)Observez précisément les détails indiquant les réactions du mourant. Comment l'antithèse entre leur fragilité et leur grandeur spirituelle est-elle exprimée ?
5)Où est comment le mourant manifeste-t-il le plus fortement sa dignité ?
6)Commentez le rythme des phrases, L.12 à 16:"Mais aussi un flamme […] souverainement." en vous aidant de leur structures syntaxique e en relevant les mots isolés mis en valeur. Que suggère aInsi Semprun ,
7) Qu'est-ce qu'un tombeau en littérature ? En opposant le propos de Semprin à celui du kapo qui ouvre le texte, pouvez-vous dire que ce passage est un tombeau pour M.Halbwachs ?
Il n'est pas possible que tu n'aies rien compris à ce texte de Jorge Semprun. Si c'était le cas, regarde dans le dictionnaire le poids des mots.

I. Il se vidait lentement de sa substance, arrivé au stade ultime de la dysenterie qui l'emportait dans la puanteur.
…/… La détresse immonde, la honte de son corps en déliquescence y étaient lisibles.

cependant :
Mais aussi une flamme de dignité, d'humanité vaincue et inentamée.
je ne comprends rien :/ je n'arrive pas à me concentrer ToT j'y arrive qu'en contrôle
Halbwachs est en train de mourir ("La dysenterie est une maladie infectieuse du côlon chez l’humain"). Son corps est en très mauvais état, en "déliquescence" comme le montre la puanteur et le fait qu'il se "vide" lentement. Il ne parle plus, mais il garde de la dignité dans le regard lorsqu'il ouvre les yeux, alors qu'il sait qu'il va mourir. Il affronte ce moment.
Le narrateur lui tient la main et lui parle pour ne pas le laisser seul. Il voudrait dire quelque chose comme une prière pour l'accompagner dans son agonie. Finalement il récite un poème de Baudelaire qui parle de l'arrivée de la mort. Il parvient à obtenir un sourire du mourant.
merci 🙂