Que signifie parler couramment une langue ?

Langues vivantes

6 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour,

J'entends souvent cette phrase. Je la vois parfois dans les CV. Je suis fluent en […], je parle couramment […], etc.

Que signifie pour vous quelqu'un qui parle couramment une langue ? J'ai l'impression qu'en France les gens surestiment leur niveau à l'oral. Non ?
Pour moi, ça signifie qu'on peut bien se débrouiller et se faire comprendre dans n'importe quelle situation. Et, au contraire, j'ai l'impression qu'en France les gens sous-estiment souvent leur niveau. Par exemple, il y a des personnes qui apprennent une langue depuis des années et disent qu'elles ont un niveau pitoyable, alors que ce n'est pas vrai du tout…

Mais je suis au lycée et dans le monde du travail c'est surement différent, parce qu'il faut savoir un vocabulaire spécifique.
Parler couramment c'est ne pas avoir besoin de traduire dans sa tête dans sa langue maternelle avant de parler. Et vice-versa pour la compréhension. Cela doit être instinctif.
Parler couramment c'est ne pas avoir besoin de traduire dans sa tête dans sa langue maternelle avant de parler. Et vice-versa pour la compréhension. Cela doit être instinctif.
J'ajoute encore - ne plus avoir peur de se retrouver en situation - une mécanique de pensée naturelle et spontanée ++
Parler couramment une langue, c'est ne pas avoir conscience qu'on la parle.
Parler couramment, c'est atteindre un certain niveau de bilinguisme = on ne passe plus par la langue maternelle pour s'exprimer.
Techniquement parlant, cela suppose de posséder entre 3 et 6 000 mots et expressions dans la LV, afin de couvrir l'essentiel de ce qui se dit au quotidien. Mais il faut ajouter les collocations = quel adjectif va avec quel substantif, quel verbe avec quels mots ? Il va de soi qu'on parle des mots les plus fréquents !!

Il est admis qu'avec ce bagage — qui n'est pas si facile à atteindre, on comprend 80 à 85% d'un journal. Mais ne pas comprendre 20 ou 15%, c'est parfois handicapant ! Pour arriver à 90% de compréhension, il faut assimiler 4 ou 5 000 mots de plus, disent les linguistes. Donc, pour comprendre 98-99% des journaux, il faut passer à 12 ou 13 000 mots et expressions ! Bon, on est d'accord, on n'a pas forcément besoin ni envie d'être bilingue à ce point. Ce qui d'ailleurs implique des contacts importants et entretenus avec les habitants des pays concernés. On estime qu'un native speaker ou locuteur natif possède en moyenne 20 à 30 000 mots. Le total des mots estimé dans les langues évoluées européennes s'élève à un million de mots, en comptant tous les langages techniques des différents métiers.

Il est très agréable de parvenir à en savoir assez pour lire beaucoup de livres dans la langue originale sans besoin de dico. Surtout quand on constate à quel point certaines traductions en français sont calamiteuses, les écrits de Freud aux PUF étant la catastrophe absolue (selon moi, bien sûr).