Bonjour à tous, je suis en L et j'ai un commentaire a rédiger sur un extrait du Roi des Aulnes de Michel Tournier. Seulement voilà, seulement 2 éléments me viennent à l'esprit en lisant ce texte alors qu'il m'en faut quand même 6 pour mon commentaire! J'espère trouver de l'aide 🙂
Voici l'extrait en question:
Voici l'extrait en question:
Un jour pourtant qu'une affaire l'avait fait remonter au nord jusqu'à Angerburg, il arrêta Barbe-Bleue pour découvrir un corps caché dans le fossé bordier sous une vieille cape de berger. C'était le cadavre d'un être sans sexe et sans âge, impossible à identifier, sinon par un numéro tatoué sur le poignet gauche, et par un J jaune se détachant sur une étoile de David rougeâtre cousue au côté gauche. Il remonta à cheval, mais ce fut pour s'arrêter encore, deux kilomètres plus loin, devant un paquet de toiles de sacs appuyé à une borne. Il s'agissait cette fois d'un enfant, coiffé d'un bonnet formé de trois pièces de feutre cousues ensemble. Il respirait, il vivait encore. Tiffauges le secoua doucement, voulu en tirer des réponses. Vainement. Il était plongé dans une torpeur qui paraissait proche de la mort. Lorsque Tiffauges le souleva dans ses bras, il eut le coeur serré de le trouver si incroyablement léger, comme s'il n'y avait rien dans le ballot de tissus grossiers d'où sortait sa tête. Il reprit au pas le chemin de Kaltenborn. La citadelle était encore à une bonne vingtaine de kilomètres; il y arriverait, comme il le souhaitait avant le lever du jour.Voilà, j'ai déjà relevé qu'il y avait une référence à l'Allemagne (Judaïsme, Kaltenborn), une aux astres -> astrophorie. Mais je ne suis pas totalement sûr que ceci soit bon et je n'ai absolument aucune idée de quoi mettre d'autre! Ce qui est assez grave quand même!! 😞
Une heure plus tard en effet, la claire nuit hyperboréenne l'environnait de ses scintillements et de ses mystères. Barbe-Bleue avançait d'un pas paisible et régulier, et la glace du chemin éclatait en étoiles sous le martèlement tranquille de ses fers. Ce n'était plus la chevauchée tumultueuse qui ramenait Tiffauges à Kaltenborn après une chasse fructueuse, serrant dans ses mains une proie blonde et fraîche. Il n'était pas porté par l'ivresse phorique habituelle qui lui arrachait des rugissements et des rires hagards. Sur sa tête, le grand bestiaire sidéral tournait lentement dans le cirque du ciel autour de l'étoile polaire. La Grande Ourse et son Chariot, la Girafe et le Lynx, le Bélier et le Dauphin, l'Aigle et le Taureau se mêlaient à des créatures sacrées et fantastiques, la Licorne et la Vierge, Pégase et les Gémeaux. Tiffauges cheminait avec une lenteur solennelle, sentant confusément qu'il inaugurait une ère absolument nouvelle en accomplissant sa première astrophorie. Sous son grand manteau, l'enfant Porte-Etoile remuait parfois des lèvres, prononçant des mots dans une langue inconnue.



