Hypokhâgne - Témoignages d’élèves

La filière littéraire

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S'il y a bien un point où la prépa m'a semblé inattaquable, c'est les rencontres qu'on peut y faire. J'y ai croisé des gens extraordinaires : brillants, brûlants, passionnés, fiévreux, cultivés, désireux de vivre, d'éprouver, d'expérimenter, de lire, et surtout, pour ceux que mon coeur aime, d'une humanité à fleur de peau.

Je m'avoue méfiant vis-à-vis du témoignage de Bietzsche, d'abord, parce qu'il dit lui-même avoir eu des amis (cultivant peut-être un goût pour les dingues et les paumés ? Je ne relève pas l'usage du mot autiste dans ce contexte…) alors que le reste est peint en noir ; ensuite, parce que je ne suis pas sûr qu'il ait été dans d'autres systèmes (l'université me semble un tel désert humain). Enfin, je vois beaucoup plus de haine que de fond dans ces critiques, et la misanthropie n'a jamais été mon fond de commerce.
Il me semble surtout qu'il y avait trop d'emphase dans l'hyperbole pour que cela se veuille sérieux.
Oui, c'était du troll.
Un troll, vraiment ?

Ou alors a-t-il simplement très mal vécu sa Prépa. Ce qui n'est pas si rare, d'ailleurs…
Cela arrive, bien sûr, mais cela ne justifie pas d'en rendre compte de façon délibérément insultante pour l'institution, ceux qui l'animent et ceux qui la fréquentent.
Alors pardonnez mon côté premier degré. 🙂
Les prépas lyonnaises ne sont vraiment pas si horribles que ça, il paraît même que certains en sortent vivants ! 😉
Bonjour,
Voyant que le sujet est approprié j'aimerais moi aussi poser une question qui pourra certainement passer pour idiote, mais j'espère que vous comprendrez mon point de vue.

J'ai envie de faire une prépa. Je n'ai pas d'idées précises de ce que je veux faire plus tard (même si toutes mes idées passent plus ou moins par la " case " prépa), mais j'ai envie de faire une classe préparatoire littéraire car, mise à part mon grand attrait (depuis toujours je pense !) pour les matières littéraires et la littérature en général, je suis attirée par la culture qu'elle me permettra d'acquérir.
Sauf que je déteste la pression.

Pour moi, il n'y a rien qui puisse se rapprocher de l'expérience dans une classe préparatoire, tant en terme de niveau que de pluridisciplinarité. Mais j'ai peur que mon total manque d'esprit de compétitivité (pas dans un sens d'"infériorité" par rapport aux autres mais tout simplement parce que je n'en vois pas l'intérêt) et le fait de ne pas du tout aimer être mise sous pression (je supporte mais je n'aime pas cela) puisse complètement gâcher mes années, à supposer que j'en fasse une.

C'est pourquoi je m'adresse à vous: pensez-vous que malgré mon état d'esprit qui me semble aux antipodes de la classe prépa, j'arrive tout de même à m'épanouir ?

Merci d'avance…
Tu pourras tout à fait t'y épanouir. La grande majorité des élèves sera dans ton cas ! Qui a envie d'être stressé, de se tirer dans les pattes, de se mettre dans des états pas possibles pour réussir ? Très peu de gens 🙂 Et la pression mise par les profs est en très grande majorité un mythe. Il peut y avoir des profs très exigeants ou trop sévères, mais ce n'est pas le cas de toute une équipe professorale, même à Henri IV. Il y a autant de façons de vivre sa prépa que d'individus, et c'est à toi de choisir la pression que tu te mets. ça fait pleinement partie de l'apprentissage des études supérieures. Si vraiment tu appréhendes, tu peux essayer d'entrer dans une prépa un peu plus modeste que les grandes parisiennes 😉