Écrire un dialogue entre un scientifique et un poète - L’homme peut-il se fier à ce qu’il voit ?
13 réponses
Bonjour à tous ! Je suis en première S et on m'a demandé d'écrire un dialogue entre un scientifique et un poète sur cette question. Ce dernier aura recours à un apologue pour persuader l'autre.
J'ai des idées mais je n'arrive pas à en faire quelque chose de construit… Voici mes pistes :
- L'oiseau et le poisson, qui ne vivent pas dans le même milieu
- Le Soleil et la Lune, avec l’opposition jour-nuit
- Pourquoi pas les étoiles disparues dont la lumière arrive encore sur Terre…
Ce serait sympa si vous pouviez me donner des exemples de fables sur ce thème, ou même me conseiller une histoire.
Voila, merci d'avance !
Quelques pistes :
- la vie vue dans un miroir ou un prisme déformant
- le reflet de la lune dans une flaque d'eau que l'animal attrape parce qu'il prend le reflet pour la lune (conte zen)
- les illusions d'optique
- l'influence du psychisme (on voit ce que l'on désire voir ou, dans le cas d'une phobie, ce que' l'on craint le plus)
- les apparences trompeuses (la traîtrise, le mensonge, les déguisements)
Un grand merci pour les arguments, mais j'aimerais surtout de l'aide sur la construction de mon apologue. Par exemple, si je le fait sur la tromperie des apparences, quels personnages mettre en scène, comment élaborer la morale de ma fable etc…
Voici mon idée : Elle est inspirée de Narcisse. Un personnage a l'habitude de se regarder dans une flaque. Un jour, la flaque est différente (saleté, ondes ?) et il se voit autrement. Pris de panique, il se tue (peut-être un peu hard)…
Pour la construction de l'apologue, je crains qu'il ne faille que des intervenants plus qualifiés que moi te proposent des pistes… :/
Je pense choisir cette idée :
Un homme (peut-être sous forme d'animal) ne se soucie pas de sa beauté. Un jour il se regarde dans un miroir et se trouve laid. Son regard sur lui-même a changé, mais pas lui en réalité.
Qu'en pensez-vous ?
Je suis totalement incompétent sur ce sujet : il faut demander (poliment) à d'autres membres - voir les fils les plus fréquentés.
Qui peut me donner un avis sur ceci ?
Un homme de simple existence
Jamais ne s'était soucié
Des regards Bons ou bien mauvais
Des autres sur son apparence
Ne Connaissant pas son visage
Cet homme vivait, attachant
Peu d'importance à son image
Et aux avis des autres gens
Mais pourtant, un malheureux soir
Lorsque le soleil s'éclipsait
Que la mer etait un miroir
Notre homme marchait sur les quais
Il se pencha pour contempler
Le reflet d'Hélios fuyant
Mais trouva dans cet océan
La vision de son portrait
Horrifié par cette image
Qui pour lui n'était que laideur
Il se dit :"tel est mon visage ?"
Et se cacha dans la douleur.
L'homme vivait pourtant très bien
Avant de découvrir son teint
Le rapport avec le débat "Peut-on se fier à ce qu'on voit" ne me semble pas assez développé.
Et comment intégrer ceci dans le "dialogue entre un scientifique et un poète" que tu es censé écrire ?
Le dialogue doit comporter un apologue
Oui, je le sais bien.
Mais là, c'est plutôt une fable.
Pour intégrer ceci au dialogue, ce serait mieux de rédiger en prose, et peut-être de faire plus court.
Mais je ne vois pas lequel des deux (poète ou scientifique) va pouvoir réciter cet apologue pour convaincre l'autre.
Convaincre l'autre de quoi, au fait ?
Quelle thèse ton apologue illustre-t-il ?
C'est au poète de le réciter pour persuader le scientifique du fait qu'on ne peut pas se fier à ce qu'on voit. Tu penses que je devrais l'écrire en prose ? Je trouve ça dommage, un fable est une forme d'apologue…
Mais sinon, au niveau du fond ? C'est hors-sujet ? Pas assez développé ? Imprécis ?
Et en quoi cet apologue montre-t-il qu'on ne peut pas se fier à ce qu'on voit ?
De toute façon, un vrai scientifique peut dire lui aussi qu'on ne peut pas se fier à ce qu'on voit : il faut aller au-delà des apparences, ne pas croire par exemple que la Terre est plate parce qu'on la voit comme ça.
Mais un poète et un scientifique ont beau, chacun à leur façon, vouloir aller au-delà des apparences, ils n'ont sans doute pas le même but.
Cet apologue ne convient donc pas au sujet. As-tu des idées à me conseiller ?