Bonjour,
Actuellement latiniste grand débutant 4h (et n'ayant jamais fait du latin auparavant) en hypokhâgne j'aimerais beaucoup faire une khâgne ulm. Je voudrais savoir si , dans la perspective du concours de l'ENS , ce choix de khâgne est pertinent puisque mon objectif est de réussir ce concours… En somme, puis-je faire le poids face aux confirmés ?
premiererencontre a écrit :… En somme, puis-je faire le poids face aux confirmés ?
OUI. Aucun problème…
…si tu as été sérieux en Hypo, bien sûr. Et en continuant à travailler sérieusement. 🙂
Oui, tout à fait. J'ai eu le même parcours que toi et j'ai obtenu de bonnes notes en carré puis de très bonnes notes en cube aux épreuves de latin du concours d'Ulm. Le latin était même devenu un de mes points forts. Il faut s'accrocher au début de l'année de khâgne et ne pas hésiter à travailler avec tes camarades confirmé-e-s mais avoir commencé le latin seulement en hypokhâgne n'est pas un frein en soi.
Idem : le latin a été ma matière forte.
Je joins ma voix au concert de réponses positives, même si je comprends tes doutes pour avoir eu les mêmes l'an dernier.
J'ajoute un argument qu'on n'a pas cessé de me répéter pour me convaincre à ce moment-là : en cours de grands débutants, on n'attend aucune connaissance des élèves au départ, et c'est donc l'occasion de leur enseigner patiemment toutes les règles depuis le début ; on imagine au contraire que les latinistes confirmés ont quelques souvenirs de ce qu'ils ont appris précédemment, et de nombreux points fondamentaux ne sont pas repris en classe pour cette raison, alors qu'en réalité, ils ne sont pas toujours maîtrisés. Il n'est donc pas rare que des élèves ayant commencé plus récemment soient au moins aussi bons que des latinistes aguerris : du moment que tu travailles, il n'y a aucun complexe à avoir de ce point de vue.
Ce que je vais dire est parfaitement niais, mais comme je pense que c'est malgré tout important, je ne me priverai pas de ces quelques banalités : l'essentiel pour aller en khâgne classique avec un espoir de progresser en langue ancienne est que tu aimes le latin (…niaiserie…), au moins assez pour le travailler très régulièrement puisque c'est la clef du succès (…banalité…).
Un certain nombre d'étudiants font un "blocage" avec leur langue ancienne, même en khâgne classique, et cette discipline devient pour eux une véritable corvée, quand ils ne baissent pas purement et simplement les bras (pour cette discipline seulement, entendons-nous bien). Si, au contraire, tu as la chance de prendre un peu de plaisir à traduire ou à commenter des textes en latin, alors cette matière peut devenir non seulement, comme cela a été dit plus haut, une matière forte - ce qui, stratégiquement parlant, n'est pas négligeable -, mais aussi une sorte de respiration (je n'ose pas dire récréation, par peur de trop en faire) au milieu de tout ce que tu auras à faire en khâgne. En ce qui me concerne, quand je n'ai pas envie de travailler, ce qui arrive plus souvent que ce que je ne voudrais d'ailleurs, eh bien… je fais du latin.
Cette dernière partie est peut-être un peu personnelle, mais je maintiens que le fait d'aimer la matière me semble important en ce qu'elle demande un travail très régulier pour progresser.
Oui, moi-même qui étais grand débutant et qui n'ai vraiment pas été très assidu j'ai réussi à décrocher un 12 à l'ENS.
Alors quelqu'un qui travaille sérieusement, il ne devrait pas y avoir de problème; je connais d'ailleurs deux personnes dans ce cas. Fonce 🙂
Merci de m'avoir répondu !
Quels conseils auriez-vous alors pour le latin, par rapport à cette année et en vue de la prochaine ?
Acheter, lire et apprendre par coeur le Martin ; faire du petit latin quotidiennement ; recenser tous les mots de vocabulaire inconnus dans les versions, toutes les tournures idiomatiques, toutes les traductions élégantes que tu peux mécaniquement appliquer à des tournures courantes, etc.