Dumas, La Femme au collier de velours - Tenez, voici les charrettes qui arrivent…

Entraide scolaire

3 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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bonsoir
si'il vous plait j'ai trouvé plusieurs difficulté pour rédiger un commentaire composé pour un passage du l'oeuvre "la femme au collier de velours d'Alexandre Dumas "quelqu'un peux m'aider?
voilà le passage:
" Tenez, voici les charrettes qui arrivent…

— Vous vous retirez, citoyenne.

— Oui, je n’aime plus voir cela.

Et l’hôtesse se retira.

Hoffmann la prit doucement par le bras.

— Excusez-moi si je vous fais une question, dit-il.

— Faites.

— Pourquoi dites-vous que vous n’aimez plus voir cela ? J’aurais dit, moi, je n’aime pas.

— Voici l’histoire, citoyen. Dans le commencement, on guillotinait des aristocrates très méchants, à ce qu’il paraît. Ces gens-là portaient la tête si droite, ils avaient tous l’air si insolent, si provocateur, que la pitié ne venait pas facilement mouiller nos yeux. On regardait donc volontiers. C’était un beau spectacle que cette lutte des courageux ennemis de la nation contre la mort. Mais voilà qu’un jour j’ai vu monter sur la charrette un vieillard dont la tête battait les ridelles de la voiture. C’était douloureux. Le lendemain je vis des religieuses. Un autre jour je vis un enfant de quatorze ans, et enfin je vis une jeune fille dans une charrette, sa mère était dans l’autre, et ces deux pauvres femmes s’envoyaient des baisers sans dire une parole. Elles étaient si pâles, elles avaient le regard si sombre, un si fatal sourire aux lèvres, ces doigts qui remuaient seuls pour pétrir le baiser sur leur bouche étaient si tremblants et si nacrés, que jamais je n’oublierai cet horrible spectacle, et que j’ai juré de ne plus m’exposer à le voir jamais.

— Ah ! ah ! dit Hoffmann en s’éloignant de la fenêtre, c’est comme cela ?

— Oui, citoyen. Eh bien ! que faites-vous ?

— Je ferme la fenêtre.

— Pour quoi faire ?

— Pour ne pas voir.

— Vous ! un homme.

— Voyez-vous, citoyenne, je suis venu à Paris pour étudier les arts et respirer un air libre. Eh bien ! si par malheur je voyais un de ces spectacles, dont vous venez de me parler, si je voyais une jeune fille ou une femme traînée à la mort en regrettant la vie, citoyenne, je penserais à ma fiancée, que j’aime, et qui, peut-être… Non, citoyenne, je ne resterai pas plus longtemps dans cette chambre ; en avez-vous une sur les derrières de la maison ?

— Chut ! malheureux, vous parlez trop haut ; si mes officieux vous entendent…

— Vos officieux ! qu’est-ce que cela, officieux ?

— C’est un synonyme républicain de valet.

— Eh bien ! si vos valets m’entendent, qu’arrivera-t-il ?

— Il arrivera que, dans trois ou quatre jours, je pourrai vous voir de cette fenêtre sur une des charrettes, à quatre heures de l’après-midi.
Bonsoir.

Et en dehors des difficultés, qu'as-tu tout de même réussi à trouver ?
Un récit entre histoire et fiction.

La part du réel :
Paris sur fond de guillotine
Hoffman, auteur célèbre
Les personnages (citoyenne …)

La structure romanesque
Le récit dans le récit dans le récit
L'effet produit par le dialogue
Un personnage venu pour étudier les arts

A la fenêtre ou à l'intérieur
Ne plus voir/ne pas voir
La fenêtre sur la réalité
le spectacle refusé et le spectacle inventé