Camus, L’Étranger - Passage principal de l’œuvre

Entraide scolaire

7 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
Livres sur Amazon
Svp pourriez vous m'orienter vers le texte principal de cette oeuvre ? Je suis en classe de Terminale D l'équivalent de la terminale S

Jusque-là j'ai comme texte , Le procès de Meursault 😞
Bonjour.

Difficile de te répondre, difficile de décider quelle est la scène principale.
La scène du procès est importante, et ce n'est pas la seule…

Pour quel travail as-tu besoin d'un tel renseignement ?
Le prof nous a fait savoir qu'il allait faire une interrogation écrite qui consiste à faire la lecture méthodique d'un passage de l'oeuvre, il a dit "le passage principal de l'oeuvre" , pour info nous avons déjà étudié la scène du procès de Meursault. 😐
Peut-être la scène du meurtre ?
Difficile de deviner ce que le professeur va vous proposer…
Je propose aussi ce passage central.
J'ai pensé que je n'avais qu'un demi-tour à faire et ce serait fini. Mais toute une plage vibrante de soleil se pressait derrière moi. J'ai fait quelques pas vers la source. L'Arabe n'a pas bougé. Malgré tout, il était encore assez loin. Peut-être à cause des ombres sur son visage, il avait l'air de rire. J'ai attendu. La brûlure du soleil gagnait mes joues et j'ai senti des gouttes de sueur s'amasser dans mes sourcils. C'était le même soleil que le jour où j'avais enterré maman et, comme alors, le front surtout me faisait mal et toutes ses veines battaient ensemble sous la peau. À cause de cette brûlure que je ne pouvais plus supporter, j'ai fait un mouvement en avant. Je savais que c'était stupide, que je ne me débarrasserais pas du soleil en me déplaçant d'un pas. Mais j'ai fait un pas, un seul pas en avant. Et cette fois, sans se soulever, l'Arabe a tiré son couteau qu'il m'a présenté dans le soleil. La lumière a giclé sur l'acier et c'était comme une longue lame étincelante qui m'atteignait au front. Au même instant, la sueur amassée dans mes sourcils a coulé d'un coup sur les paupières et les a recouvertes d'un voile tiède et épais. Mes yeux étaient aveuglés derrière ce rideau de larmes et de sel. Je ne sentais plus que les cymbales du soleil sur mon front et, indistinctement, le glaive éclatant jailli du couteau toujours en face de moi. Cette épée brûlante rongeait mes cils et fouillait mes yeux douloureux. C'est alors que tout a vacillé. La mer a charrié un souffle épais et ardent. Il m'a semblé que le ciel s'ouvrait sur toute son étendue pour laisser pleuvoir du feu. Tout mon être s'est tendu et j'ai crispé ma main sur le revolver. La gâchette a cédé, j'ai touché le ventre poli de la crosse et c'est là, dans le bruit à la fois sec et assourdissant, que tout a commencé. J'ai secoué la sueur et le soleil. J'ai compris que j'avais détruit l'équilibre du jour, le silence exceptionnel d'une plage où j'avais été heureux. Alors, j'ai tiré encore quatre fois sur un corps inerte où les balles s'enfonçaient sans qu'il y parût. Et c'était comme quatre coups brefs que je frappais sur la porte du malheur.


Fin de la première partie de L'Etranger - Albert Camus
Un fascicule édité chez Gallimard propose L'Etranger en 5 textes :
Un début insolite.
La demande en mariage.
Le meurtre
Le procès
La "divine disponibilité du condamné à mort".
Oui pour moi c'est la scène du meurtre.
Idem pour moi.