Bonjour à tous,
Je travailler sur la scène 2 de l'acte 2 de "La Seconde Surprise de Marivaux".
Je me dois d'expliquer en quoi cette scène est à l'image du théâtre de Marivaux car elle est marivaudienne par son intemporalité.
Sachant que être intemporel veut dire être indépendant du temps, je ne vois pas du tout en quoi cette scène l'est???? 😞
Axe 2: Elle est à l'image du théâtre de Marivaux car elle est marivaudienne
a) par son marivaudage
Façon de parler ou d'écrire qui rappelle le style de Marivaux par la légèreté du ton dans des propos qui parlent d'amour, langage subtil qui traduit l'amour.
Badinage amoureux entre les domestiques Lisette et Lubin avec l'emploi de figures de style comme la méthaphore du coeur de Lubin, qui devient un lieu: "tournement dans le coeur", "Marthon qui en délogeait", " la tienne qui demandait à se nicher " avec l'emploi de jeux de mots "Bonjour, m'amour"
Les deux personnages se donnent des repliques subtiles et le jeu d'un amour courtois apparait ( -> effet chien et chat "veux tu que je la laisse rentrer ?" ( Lubin ) " Non je te conseille de le renvoyer " ( Lisette )
Lubin emplois certaines formules de politesse pour s'adresser à sa bien-aimée "pardi" "Voudrais-tu" "Je t'en prie"
Lubin use de la métaphore "mon coeur" et de la personnification "la figure de Marthon qui en délogeait" pour communiquer sa flamme à Lisette.
b) et par son intemporalité
*intemporel : qui ne varie pas avec le temps, qui indépendant de celui ci*
-> le temps n'a pas d'emprise sur le texte: ????
Voici ce que j'avais fais déjà.
De l'aide svp!
Je travailler sur la scène 2 de l'acte 2 de "La Seconde Surprise de Marivaux".
Je me dois d'expliquer en quoi cette scène est à l'image du théâtre de Marivaux car elle est marivaudienne par son intemporalité.
Sachant que être intemporel veut dire être indépendant du temps, je ne vois pas du tout en quoi cette scène l'est???? 😞
Axe 2: Elle est à l'image du théâtre de Marivaux car elle est marivaudienne
a) par son marivaudage
Façon de parler ou d'écrire qui rappelle le style de Marivaux par la légèreté du ton dans des propos qui parlent d'amour, langage subtil qui traduit l'amour.
Badinage amoureux entre les domestiques Lisette et Lubin avec l'emploi de figures de style comme la méthaphore du coeur de Lubin, qui devient un lieu: "tournement dans le coeur", "Marthon qui en délogeait", " la tienne qui demandait à se nicher " avec l'emploi de jeux de mots "Bonjour, m'amour"
Les deux personnages se donnent des repliques subtiles et le jeu d'un amour courtois apparait ( -> effet chien et chat "veux tu que je la laisse rentrer ?" ( Lubin ) " Non je te conseille de le renvoyer " ( Lisette )
Lubin emplois certaines formules de politesse pour s'adresser à sa bien-aimée "pardi" "Voudrais-tu" "Je t'en prie"
Lubin use de la métaphore "mon coeur" et de la personnification "la figure de Marthon qui en délogeait" pour communiquer sa flamme à Lisette.
b) et par son intemporalité
*intemporel : qui ne varie pas avec le temps, qui indépendant de celui ci*
-> le temps n'a pas d'emprise sur le texte: ????
Voici ce que j'avais fais déjà.
De l'aide svp!
Scène II
LUBIN, LISETTE
LUBIN, un moment seul, et assis.
Ah ! pauvre Lubin ! J’ai bien du tourment dans le cœur ; je ne sais plus à présent si c’est Marton que j’aime ou si c’est Lisette : je crois pourtant que c’est Lisette, à moins que ce ne soit Marton.
Lisette arrive avec quelques laquais qui portent des sièges.
LISETTE
Apportez, apportez-en encore un ou deux, et mettez-les là.
LUBIN, assis.
Bonjour, m’amour.
LISETTE
Que fais-tu donc ici ?
LUBIN
Je me repose sur un paquet de livres que je viens d’apporter pour nourrir l’esprit de Madame, car le Docteur le dit ainsi.
LISETTE
La sotte nourriture ! Quand verrai-je finir toutes ces folies-là ? Va, va, porte ton impertinent ballot.
LUBIN
C’est de la morale et de la philosophie ; ils disent que cela purge l’âme ; j’en ai pris une petite dose, mais cela ne m’a pas seulement fait éternuer.
LISETTE
Je ne sais ce que tu viens me conter ; laisse-moi en repos, va-t’en.
LUBIN
Eh ! pardi, ce n’est donc pas pour moi que tu faisais apporter des sièges ?
LISETTE
Le butor ! C’est pour Madame qui va venir ici.
LUBIN
Voudrais-tu, en passant, prendre la peine de t’asseoir un moment, Mademoiselle ? Je t’en prie, j’aurais quelque chose à te communiquer.
LISETTE
Eh bien, que me veux-tu, Monsieur ?
LUBIN
Je te dirai, Lisette, que je viens de regarder ce qui se passe dans mon cœur, et je te confie que j’ai vu la figure de Marton qui en délogeait, et la tienne qui demandait à se nicher dedans ; je lui ai dit que je t’en parlerais, elle attend : veux-tu que je la laisse entrer ?
LISETTE
Non, Lubin, je te conseille de la renvoyer ; car, dis-moi, que ferais-tu ? À quoi cela aboutirait-il ? À quoi nous servirait de nous aimer ?
LUBIN
Ah ! on trouve toujours bien le débit de cela entre deux personnes.
LISETTE
Non, te dis-je, ton maître ne veut point s’attacher à ma maîtresse, et ma fortune dépend de demeurer avec elle, comme la tienne dépend de rester avec le Chevalier.
LUBIN
Cela est vrai, j’oubliais que j’avais une fortune qui est d’avis que je ne te regarde pas. Cependant, si tu me trouvais à ton gré, c’est dommage que tu n’aies pas la satisfaction de m’aimer à ton aise ; c’est un hasard qui ne se trouve pas toujours. Serais-tu d’avis que j’en touchasse un petit mot à la Marquise ? Elle a de l’amitié pour le Chevalier, le Chevalier en a pour elle ; ils pourraient fort bien se faire l’amitié de s’épouser par amour, et notre affaire irait tout de suite.
LISETTE
Tais-toi, voici Madame.
LUBIN
Laisse-moi faire.



