À la recherche de deux répliques de nos classiques

Littérature

3 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonsoir,

Je recherche, depuis qques jours, les titres des pièces de Molière (sûr à 90 %) dans lesquelles se trouvent les répliques suivantes que je cite de mémoire, en espérant que vous en aurez compris l'esprit :

Réplique 1 : Dans un échange, le personnage principal prend de plus en plus d'assurance face au silence de son contradicteur. Ce dernier entame une tirade que je résume de tête par "Monsieur prend mon silence pour de la faiblesse. Plus je me tais et je recule, plus vous montez sur vos grands chevaux" etc etc.

Réplique 2 : tiré de l'Avare je crois … à 90 %. Le personnage (Harpagon ???) devant recevoir à diner demande à son "cuisinier" de faire des miracles avec rien ou très peu. Ce dernier répliquant que c'est difficile, voire impossible, le personnage part dans une tirade que l'on peut résumer par "L'Art c'est de faire beaucoup avec rien".

J'espère avoir été clair et vous remercie pour votre aide et vos retours. Si vous pouviez me donner les noms des pièces ainsi que les tirades (ou tout du moins les actes et scènes qui les contiennent), je vous en remercie.

Cdlt.
Pour le premier : Dom Juan, III, 1 ?

Sganarelle
La belle croyance et les beaux articles de foi que voici ! Votre religion, à ce que je vois, est donc l’arithmétique ? Il faut avouer qu’il se met d’étranges folies dans la tête des hommes, et que, pour avoir bien étudié, on en est bien moins sage le plus souvent. Pour moi, Monsieur, je n’ai point étudié comme vous, Dieu merci, et personne ne saurait se vanter de m’avoir jamais rien appris ; mais, avec mon petit sens, mon petit jugement, je vois les choses mieux que tous les livres, et je comprends fort bien que ce monde que nous voyons n’est pas un champignon qui soit venu tout seul en une nuit. Je voudrais bien vous demander qui a fait ces arbres-là, ces rochers, cette terre, et ce ciel que voilà là-haut, et si tout cela s’est bâti de lui-même. Vous voilà, vous, par exemple, vous êtes là : est-ce que vous vous êtes fait tout seul, et n’a-t-il pas fallu que votre père ait engrossé votre mère pour vous faire ? Pouvez-vous voir toutes les inventions dont la machine de l’homme est composée sans admirer de quelle façon cela est agencé l’un dans l’autre ? ces nerfs, ces os, ces veines, ces artères, ces…, ce poumon, ce cœur, ce foie, et tous ces autres ingrédients qui sont là et qui… Oh ! dame, interrompez-moi donc, si vous voulez. Je ne saurais disputer, si l’on ne m’interrompt. Vous vous taisez exprès, et me laissez parler par belle malice.
L'Avare acte III scène 1.

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