Est-il possible d’obtenir une mention TB au bac sans être latiniste et sans avoir pris la section eu

La filière littéraire

64 réponses · Page 2 / 4

Bon, Anne345, tu remets les pendules à l'heure.
Ça me paraît dommage d'organiser des tournées générales de mentions. Ça dévalorise le bac.
Après, un 20 en philo est quand même beaucoup moins accessible qu'un 20 en maths (enfin, il fait quand même aller le chercher en maths!)
La mention Très bien au bac L reste assez rare… Et inutile.

Le seul intérêt de la mention, c'est de se rassurer avant la suite. Ca n'est pas négligeable, mais il faut bien voir que ce n'est pas le sésame des études supérieures.

Quant à la question de l'amour désintéressé du savoir, évidemment que c'est à souhaiter. Mais on peut également vouloir de bonnes notes, parce que c'est rassurant, ici encore, parce que c'est encourageant, parce que ça donne un horizon au travail, etc. Quand on est en L, on entend si souvent que l'on va finir au chômage que ça créé une petite angoisse, je crois. 🙂
Artz a écrit :La mention Très bien au bac L reste assez rare… Et inutile.
Inutile peut être sur un plan pratique; mais pas au plan personnel.

J'ai eu mon bac littéraire avec mention TB à une époque où le taux de mention TB au bac général tournait autour de 0.8%, dont 0.1% pour le bac littéraire (je pense être de la même génération que Hippocampe ou Gabiana) - Anne345: me trompé-je sur les stats? Même si cette mention était largement due aux options (latin, musique et sport), elle m'a aidé à prendre confiance en moi, et à aborder les études supérieures avec plus de sérénité. 🆒

Pour le lycée dont j'étais issu, un petit lycée privé catholique de province, ma mention au bac littéraire a été plus que bénéfique: dans les années qui ont suivi, il a reçu un nombre accru de bons élèves qui demandaient à entrer en filière littéraire. Il a ainsi conforté sa réputation de lycée littéraire, même s'il a continué parallèlement à privilégier la réussite et les mentions au bac scientifique C. 😜

Certes la mention TB au bac (L ou autre) n'est pas un gage absolu de réussite dans les études supérieures; mais elle aide à prendre confiance en soi, surtout quand elle couronne un travail continu et n'est pas le résultat d'un coup de bol… 🙂
Ça arrive souvent, une mention TB obtenue par un coup de bol ?
Dans la suite de mon message, je signale bien la part psychologique que ça peut avoir. Mais en réalité, il faudrait nuancer : dans ma classe de prépa, sur 45 personnes en hypokhâgne, je pense que 40 personnes environ avaient eu la mention Très bien.

Autrement dit, pour ceux qui ont eu la mention très bien, ça n'apporte rien. On se dit seulement que les critères n'étaient pas les mêmes. Pour ceux qui ne l'ont pas eue -et ça ne présume rien de leur niveau, il y a des accidents-, il faut un petit travail sur soi.

Tout dépend de ce que l'on veut faire après le bac, bien entendu. Mais je voulais simplement mettre en avant ce qui me semblait absurde quand j'étais au lycée : la mention très bien ne sert à rien, au sens où elle a peu d'impact sur vos études futures, et sur votre CV, etc.

La situation que vous décrivez est bien différente de la situation actuelle, je pense. 🙂
@Artz

Ok. Je comprends mieux votre point de vue maintenant.
Quand je vois l'avalanche de récompenses financières associées à l'obtention d'une mention TB de nos jours, je me dis qu'en effet la situation actuelle est bien différente 🙄
Mais est-il vrai que les maths ne sont plus obligatoire à partir de la première ? J'ai entendu dire que certaines options venaient supprimer cet enseignement. Et qu'il était possible de la prendre en option. Mais alors y'a t'il une épreuve de maths malgré tout au bac ?
A Scipione
je pense être de la même génération que Hippocampe ou Gabiana
Je te croyais bien plus jeune, mais comme tu parles de bac C, oui, cela date déjà, c'est celui que j'ai passé… sans mention. 😞 . Je n'en suis pas fière. J'avais obtenu 11, 87 de moyenne, et j'ai dû passer l'oral de rattrapage, la honte quoi ! (Cette année-là, il fallait avoir 12 pour avoir le bac du premier coup)
Avoir mention TB, à cette époque, c'était rare. Tu devais être très doué. Avoir mention B ou AB, c'était déjà beau. Les notes des premiers de la classe en français excédaient rarement 15 ou 16. On a incité par la suite les professeurs de lettres à élargir l'éventail de leurs notes.
Mais si l'absence de mention me vexe rétrospectivement, sur le moment, j'avoue y avoir prêté peu d'attention, l'essentiel, c'était d'avoir le bac, et j'avais déjà été admise en classe préparatoire. Heureusement, comme maintenant, les mentions n'étaient connues qu'après.
Donc effectivement, comme le dit Artz, c'est surtout une satisfaction personnelle.
Laoshi a écrit :A Scipione
je pense être de la même génération que Hippocampe ou Gabiana
Je te croyais bien plus jeune, mais comme tu parles de bac C, oui, cela date déjà, c'est celui que j'ai passé… sans mention. 😞 . Je n'en suis pas fière. J'avais obtenu 11, 87 de moyenne, et j'ai dû passer l'oral de rattrapage, la honte quoi ! (Cette année-là, il fallait avoir 12 pour avoir le bac du premier coup)
Tu veux dire que tu as obtenu 11,87 à l'issue de l'oral de rattrapage? Je crois qu'il a toujours fallu avoir 10/20 pour obtenir le bac du 1er coup.
Mais je vois que tu étais une littéraire préparant un bac C; les littéraires qui tentaient ce pari à l'époque étaient moins nombreux qu'aujourd'hui; car le niveau d'exigence en sciences en C était beaucoup plus relevé que celui de l'actuel bac S; c'est donc déjà en soi un petit accomplissement de t'en être sortie. Moi, je n'ai pas voulu prendre ce risque. Comme beaucoup à notre époque, j'ai pris la spécialisation maths en littéraire, c'était plus facile. J'aurais peut être pu obtenir un bac scientifique D (sciences de la vie) avec une petite mention, mais un bac C? Probablement au raz des pâquerettes comme toi.
De toute façon, tout cela n'a plus guère d'importance maintenant…
Tu veux dire que tu as obtenu 11,87 à l'issue de l'oral de rattrapage?
Non, non. A l'issue des épreuves du premier groupe comme on dit aujourd'hui.
Mais il m'aurait fallu avoir 12, donc j'ai dû aller à l'oral de rattrapage.
Là j'ai appris que j'avais peu à rattraper. Moi, je ne savais pas trop. J'étais un peu jeune et naïve. J'ai donc passé une épreuve orale, j'allais en passer une seconde, mais quelqu'un de mieux informé m'a dit que ce n'était pas nécessaire ; alors je suis partie.
C'était en 1969. Hier quoi ! 😀
En 1969? C'était hier en effet mais où étais-je?
J'ai passé mon bac plusieurs années plus tard. Entre temps, il avait été réformé et on parlait déjà de la baisse continue de son niveau…
Vous êtes des jeunots !
Pour moi, c'était un bac en deux parties et avec des mentions éventuellement différentes pour chacune. Les mentions faisaient plaisir aux parents et rendaient jaloux ceux qui estimaient qu'ils les méritaient plus que vous. A part cela, aucune utilité !
A part cela, aucune utilité !
C'est effectivement cela qui a changé. On y accordait peu d'importance. contrairement à aujourd'hui.
Je crois qu'il y a même des mentions pour le Brevet des collèges !
Comme je le mentionnais plus haut, il y a même des récompenses financières allouées par les banques, conseils généraux, municipalités et autres aux titulaires de mention TB au bac (voire mention bien quelquefois). D'aucuns diront que l'avalanche de mentions TB est finalement due à l'émulation créée par ce type de récompense…Même si je ne le crois pas :/
Scipione a écrit : car le niveau d'exigence en sciences en C était beaucoup plus relevé que celui de l'actuel bac S
C'est ce qu'il me semblait mais je n'en étais pas bien sûr. Le "beaucoup" est peut-être de trop, non ? Enfin, je ne sais trop.

Je suis du bac C aussi, mais d'une époque où 10 suffisait pour passer du premier coup. Et les mentions très bien, on savait de manière théorique que ça existait.
(J'ai pourtant eu un copain de service militaire, élevé par ses grands-parents qui parlaient le provençal à la maison, dont la plus mauvaise note au bac A fut un dix-sept !)

La proportion de bacheliers dans une classe d'âge a considérablement changé entre l'année érotique et celle qui vient de mal commencer. En 69, avoir une licence situait haut une personne. Aujourd'hui, si on n'est passé ni par un BTS ni par un IUT ni par une "licence pro" ni par une prépa et qu'on en est à bac+3, on est considéré par les entreprises comme quelqu'un qui va commencer ses études l'année suivante.
Je ne vois pas où est le progrès pour la classe d'âge (ahhh les 80%…). C'est plus agréable d'avoir un bon diplôme en trois ans d'études que collectionner des papiers inutiles, des formalités, des stages et des emm… en tant et tant de temps d'études.
Pour ensuite être soulagé quand on est reçu au concours des postiers.
C'est plus agréable aussi d'avoir un bac utile à dix-huit ans.


Je fais le vieux schnoque.
Anne345 a écrit : @Hippocampe,
Attention, Spalding a une vision très personnelle de la grammaire qui pourrait être mal perçue par tes enseignants certains.
Disons que je fais le schnoque.
Hmmmm… Ça sent bon la naphtaline par ici 😉

Gabiana, oui, il y a des mentions au brevet (dont le taux de réussite, rappelons-le, est inférieur à celui du bac…)
Concrètement, pourrait-on dire aujourd'hui qu'un 12 de moyenne générale au BAC correspondrait à une moyenne de 10 dans les années 1970 ?
Uppermost a écrit :Mais est-il vrai que les maths ne sont plus obligatoire à partir de la première ?
Yep, en tout cas côté L. L'option reste présente par contre.
Tu as raison, mais son odeur est moins pénible que celle du colostrum qui coule encore de tes lèvres.