Céline, Voyage au bout de la nuit - Un soir, comme ma salle d’attente était presque vide, un prêtre.

Entraide scolaire

39 réponses · Page 2 / 2

Céline, l'oeil du médecin.
Céline, juge du style en tant que réinventeur de la langue.
C'est ce qu'il pense qui masque son mental?
Je ne comprends pas ta remarque tout comme tu ne sembles pas avoir compris ma réponse.
Je n'avais pas vu votre message
Je répondais au message précédent, je ne comprends pas ce que vous voulez dire par là
Le héros du Voyage voit, comme pouvait le faire Céline, derrière le vêtement. Céline avait l'oeil du médecin des corps et des âmes.

Céline, écrivain, a inventé une nouvelle langue, un faux langage oral. Il peut donc juger du langage du prêtre et des pièges qu'il recèle.
Ah oui..
Ce n'est pas tant ce que le prêtre pense qui est important, mais ce qu'il fait.
Sa voix ne s’élevait guère au-dessus d’une certaine monotonie confidente, qui lui venait, je l’imaginais du moins, de sa profession. Pendant qu’il parlait prudent et préliminaire, j’essayais de me représenter tout ce qu’il exécutait chaque jour ce curé pour gagner ses calories, des tas de grimaces et des promesses encore, dans le genre des miennes
Oui je vois mieux
Bonjour, pour nous entrainez a l'oral de Francais que je passerai cette année, mon professeur de français nous as donné un extrait de roman a analyser.
J'aurais besoins de votre aide pour m'aidez a construire un plan, Je pense avoir compris l'idée principal de cet extrait.

Selon moi Céline, qui est l'auteur du texte mais pas le narrateur nous fait comprendre que l'habit ne fait pas le moine, c'est-a-dire qu'il faut voir au dela de la perception visuel (ne pas juger ou voir une personne a travers ces habits mais a travers ces actes)
Un soir, comme ma salle d’attente était presque vide, un prêtre entra pour me parler. Je ne le connaissais pas ce prêtre, j’ai failli l’éconduire. Je n’aimais pas les curés, j’avais mes raisons, surtout depuis qu’on m’avait fait le coup de l’embarquement à San Tapeta. Mais celui-ci, j’avais beau chercher à le reconnaître, pour l’engueuler avec des précisions, vraiment je ne l’avais jamais rencontré nulle part auparavant. Il devait pourtant circuler pas mal la nuit comme moi dans Rancy, puisqu’il était des environs. Peut-être alors qu’il m’évitait quand il sortait ? J’y pensais. Enfin on avait dû le prévenir que je n’aimais pas les curés. Ça se sentait à la manière furtive dont il emmanchait sa palabre. Donc, on ne s’était jamais bousculés autour des mêmes malades. Il desservait une église, là, à côté, depuis vingt ans, m’apprit-il.

Il avait évidemment quelque chose à me demander. Sa voix ne s’élevait guère au-dessus d’une certaine monotonie confidente, qui lui venait, je l’imaginais du moins, de sa profession. Pendant qu’il parlait prudent et préliminaire, j’essayais de me représenter tout ce qu’il exécutait chaque jour ce curé pour gagner ses calories, des tas de grimaces et des promesses encore, dans le genre des miennes… Et puis je me l’imaginais, pour m’amuser, tout nu devant son autel… C’est ainsi qu’il faut s’habituer à transposer dès le premier abord les hommes qui viennent vous rendre visite, on les comprend bien plus vite après ça, on discerne tout de suite dans n’importe quel personnage sa réalité d’énorme et d’avide asticot. C’est un bon truc d’imagination. Son sale prestige se dissipe, s’évapore. Tout nu, il ne reste plus devant vous en somme qu’une pauvre besace prétentieuse et vantarde qui s’évertue à bafouiller futilement dans un genre ou dans un autre. Rien ne résiste à cette épreuve. On s’y retrouve instantanément. Il ne reste plus que les idées, et les idées ne font jamais peur. Avec elles, rien n’est perdu, tout s’arrange. Tandis que c’est parfois difficile à supporter le prestige d’un homme habillé. Il garde des sales odeurs et des mystères plein ses habits.
Il avait des dents bien mauvaises, l’Abbé, rancies, brunies et haut cerclées de tartre verdâtre, une belle pyorrhée alvéolaire en somme. J’allais lui en parler de sa pyorrhée mais il était trop occupé à me raconter des choses. Elles n’arrêtaient pas de venir juter les choses qu’il me racontait contre ses chicots sous les poussées d’une langue dont j’épiais tous les mouvements. À maints minuscules endroits écorchée sa langue sur ses rebords saignants.
Un peu réducteur comme analyse.
https://www.etudes-litteraires.com/forum/d/47328-celine-voyage-au-bout-de-la-nuit-un-soir-comme-ma-salle-dattente-etait-presque-vide-un-pretre.html
Bonjour.

Consulte cette discussion, c'est le même sujet :
https://www.etudes-litteraires.com/forum/d/47328-celine-voyage-au-bout-de-la-nuit-un-soir-comme-ma-salle-dattente-etait-presque-vide-un-pretre.html

Au fait, le narrateur Bardamu est un homme.
Et Louis-Ferdinand Céline, l'auteur, est aussi un homme.
Alors, évite de parler de "narratrice" ! 😉
Merci, mais cela ne fait que confirmez ce que je pensais, ce que je recherche ces des pistes pour me mettre dans la voie afin de trouver un plan 🙂
L'autre discussion ne te donne pas des pistes pour trouver
ta voix… ou plutôt ta voie ?

Au fait, je corrige ton titre…
C'est le Voyage au bout de la nuit, pas au bout de la terre !
bah à vrai dire à part l'idée sur la perception de l'homme au-delà du visuel, pas vraiment :/

ah oui je ne m'en étais même pas rendu compte, désolé
Les grimaces, qu'est-ce que ça t'évoque ?
Je voudrai savoir ce que Céline dénonce ? car après moult réflexion je pensais que c'était la guerre mais je ne vois pas très bien le rapport avec cet extrait. Merci
J'ai compris mais avec qu'elle argumetns peut t-on developper cette idée
L'occasion pour Céline de faire défiler dans le cabinet de Bardamu une galerie de portraits …

"je n'aimais pas les prêtres" …
Loin de la générosité du "médecin des pauvres", voici la grandeur farouche de l' accusateur" … Cette force de témoin qui se prépare à tout raconter … tout raconter de la misère, de la tristesse, des "hideurs sans relief" ou sans prix
Christine Combessie-Savy (Balises).