Bonsoir à tous, 🙂
Je poste un message sur le forum pour vous demander votre avis sur la question.
Je suis rentrée en Hypokhâgne en septembre dernier et objectivement, tout a l'air de bien se passer, il me semble que je suis dans la moyenne, occasionnellement un peu au dessus peut-être. Les matières me plaisent plutôt bien et l'ambiance est vraiment bonne…Mais depuis quelques semaines j'ai des doutes sur mon orientation… Je n'ose pas en parler à mes professeurs de peur d'être évincée lors du passage en deuxième année et les départs commencent à se faire nombreux parmi mes camarades qui décident que la prépa n'est pas faite pour eux.
J'ai hésité à partir début décembre mais au vu de l'investissement financier de mes parents, je n'ai pas eu le cœur de le faire et je sais qu'ils sont très fiers de mon année de prépa et abandonner maintenant serait non seulement un échec personnel énorme mais une grande déception pour eux.
Je suis partie en prépa parce que mes parents m'en parlaient depuis la cinquième, qu'ayant des "facilités" dans les domaines littéraires je me suis naturellement dirigée vers ça et qu'à vrai dire…Je me suis laissée convaincre que c'était ce qu'il y avait de mieux et que c'était absolument génial et intense…Et ça l'est! (Je suis en plein concours blanc!) Mais je ne suis pas sûre d'être faite pour ça jusqu'au bout.
Je ne regrette pas l'année que je suis en train de faire, j'ai plus appris humainement et intellectuellement en 3 mois que durant toute ma scolarité au lycée: l'humilité, mes forces et faiblesses, que Proust et ses madeleines sont tout ce qui compte dans la vie, je peux désormais reconnaître un participe aoriste second à la voie moyenne en grec ancien…Bon je badine un peu mais je maintiens mon propos.
Sur une note légèrement plus sérieuse, j'ai aussi compris que je désirais faire un métier qui soit utile au gens plus tard, travailler pour avoir un impact quelque part et que je ne me voyais pas le faire à travers le métier de professeur. Je ne dénigre en rien le métier de professeur, c'est merveilleux d'être prof lorsqu'on en a la vocation mais seulement ce n'est pas la mienne et les débouchés de la classe préparatoire me tourmentent un peu. Je sais pertinemment que je ne ferais pas partie des admis à l'ENS, les partenariats de la BEL ne me tentent pas plus que ça et le fait que l'enseignement soit la principale débouchée de ce cursus m'effraie.
Je pensais déposer un dossier pour un bachelor en études Internationales à l'université de Leiden. J'ai vécu plusieurs années aux Pays Bas lorsque j'étais plus jeune et ai été éduquée dans un cursus britannique là bas. Je meurs d'envie d'apprendre le hollandais, c'est une culture que j'adore et la licence étant un mélange de relations internationales et culturelles me paraît un bon compromis et dans une certaine mesure une sort de continuité de la prépa…Mais est-ce une fausse bonne idée? Est ce que ça vaut vraiment la peine de faire une deuxième année et de tant sacrifier par rapport à ce qui m'attire?
J'ai conscience de n'être seulement qu'en début d'année, qu'en première année mais je m'inquiète tout de même et le temps passe très vite en prépa en fin de compte (Sauf en Philosophie, je vous l'accorde).
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Je suis rentrée en Hypokhâgne en septembre dernier et objectivement, tout a l'air de bien se passer, il me semble que je suis dans la moyenne, occasionnellement un peu au dessus peut-être. Les matières me plaisent plutôt bien et l'ambiance est vraiment bonne…Mais depuis quelques semaines j'ai des doutes sur mon orientation… Je n'ose pas en parler à mes professeurs de peur d'être évincée lors du passage en deuxième année et les départs commencent à se faire nombreux parmi mes camarades qui décident que la prépa n'est pas faite pour eux.
J'ai hésité à partir début décembre mais au vu de l'investissement financier de mes parents, je n'ai pas eu le cœur de le faire et je sais qu'ils sont très fiers de mon année de prépa et abandonner maintenant serait non seulement un échec personnel énorme mais une grande déception pour eux.
Je suis partie en prépa parce que mes parents m'en parlaient depuis la cinquième, qu'ayant des "facilités" dans les domaines littéraires je me suis naturellement dirigée vers ça et qu'à vrai dire…Je me suis laissée convaincre que c'était ce qu'il y avait de mieux et que c'était absolument génial et intense…Et ça l'est! (Je suis en plein concours blanc!) Mais je ne suis pas sûre d'être faite pour ça jusqu'au bout.
Je ne regrette pas l'année que je suis en train de faire, j'ai plus appris humainement et intellectuellement en 3 mois que durant toute ma scolarité au lycée: l'humilité, mes forces et faiblesses, que Proust et ses madeleines sont tout ce qui compte dans la vie, je peux désormais reconnaître un participe aoriste second à la voie moyenne en grec ancien…Bon je badine un peu mais je maintiens mon propos.
Sur une note légèrement plus sérieuse, j'ai aussi compris que je désirais faire un métier qui soit utile au gens plus tard, travailler pour avoir un impact quelque part et que je ne me voyais pas le faire à travers le métier de professeur. Je ne dénigre en rien le métier de professeur, c'est merveilleux d'être prof lorsqu'on en a la vocation mais seulement ce n'est pas la mienne et les débouchés de la classe préparatoire me tourmentent un peu. Je sais pertinemment que je ne ferais pas partie des admis à l'ENS, les partenariats de la BEL ne me tentent pas plus que ça et le fait que l'enseignement soit la principale débouchée de ce cursus m'effraie.
Je pensais déposer un dossier pour un bachelor en études Internationales à l'université de Leiden. J'ai vécu plusieurs années aux Pays Bas lorsque j'étais plus jeune et ai été éduquée dans un cursus britannique là bas. Je meurs d'envie d'apprendre le hollandais, c'est une culture que j'adore et la licence étant un mélange de relations internationales et culturelles me paraît un bon compromis et dans une certaine mesure une sort de continuité de la prépa…Mais est-ce une fausse bonne idée? Est ce que ça vaut vraiment la peine de faire une deuxième année et de tant sacrifier par rapport à ce qui m'attire?
J'ai conscience de n'être seulement qu'en début d'année, qu'en première année mais je m'inquiète tout de même et le temps passe très vite en prépa en fin de compte (Sauf en Philosophie, je vous l'accorde).



