2) Si tu ne sais pas que Germanicus, petit-neveu d'Auguste, avait été adopté par Tibère sur ordre d'Auguste, et était donc devenu le petit-fils (nepotem), d'Auguste, donne seulement les deux citations qui contiennent le mot filium.
3) Auguste est envoyé par son père en Illyrie : Tiberium autem filium missurus esset in Illyricum
Tibère accourt auprès de son père : reuolauit dont le sens propre est il revint en volant, maturius expectato : plus tôt qu'on ne l'attendait.
4) Velleius Paterculus l'appelle père de la patrie : ad patrem patriae et le divinise déjà quand il qualifie son âme de céleste : animam caelestem
D'où as-tu tiré ta réponse à la question 1, par exemple ? Si c'est de la première ligne du texte 1, on ne peut pas dire qu'on ait là beaucoup d'informations. Comment peut-on dire d'autre part que l'auteur soit ici un "courtisan" ? Est-ce à cause de la reprise de l'expression pater patriae ? C'est un peu mince ; toi-même, tu n'arrives pas à trouver d'exemple… C'est pourquoi je me demande s'il ne faut pas considérer un texte plus important.
J'ai étudier un texte sur Tibère (en bas) après la mort de son père Auguste.
Quid tunc homines timuerint,
quae senatus trepidatio (s.e. fuerit), quae populi confusio (s.e. fuerit),
quis urbis metus (s.e. fuerit),
in quam
arto salutis exitiique fuerimus confinio,
neque mihi tam festinanti exprimere vacat
neque cui vacat potest.
Id solum voce publica
dixisse satis habeo
cujus orbis ruinam timueramus,
eum ne commotum quidem sensimus, tantaque unius viri majestas fuit,
ut nec pro bonis
neque contra malos
opus armis foret.
Una tamen veluti luctatio civitatis fuit,
pugnantis cum Caesare senatus populique Romani,
ut stationi paternae succederet, illius,
ut potius aequalem civem quam eminentem
liceret agere principem. Tandem magis ratione quam honore victus est, cum
quidquid tuendum
non suscepisset,
periturum (s.e. esse) videret, solique huic contigit
paene diutius recusare principatum,
quam, ut occuparent eum, alii armis pugnaverant.
Traduction en français :
Quelle chose alors les hommes redoutèrent, quelle fut la frayeur du sénat,
quel fut le trouble du peuple,
quelle fut la crainte de la ville,
dans laquelle
nous fûmes dans une étroite proximité du salut et de la ruine,
et à moi si pressé
il n’est pas loisible (le temps manque) de l’exprimer
et celui à qui c’est loisible ne le peut pas. Cela seulement avec la voix publique
je me contente de dire :
le monde duquel nous avions craint la ruine, nous ne le sentîmes pas même agité,
et si grande fut la majesté d’un seul homme, que, ni pour les hommes bons
ni contre les méchants
il n’y eut besoin des armes.
Il y eut cependant comme un conflit de la cité,
du sénat et du peuple romain luttant contre César,
pour qu’il succédât au poste paternel,
de lui,
afin que plutôt comme un citoyen égal à eux que comme un prince étant au-dessus d’eux. il lui fût permis de vivre.
Enfin, plus par la raison
que par l’honneur il fut vaincu,
comme il voyait que
tout ce que, devant être protégé,
il ne se serait pas chargé (de protéger),
était voué à périr,
et il lui arriva, à lui seul,
de passer presque plus de temps à refuser le principat
que, pour s’en emparer,
d’autres n’en avaient passé à combattre.
Velleius Paterculus, Historiae romanae, II, 124 Traduction de Raymond Chassaing pour le Cned

Anne345 a écrit :
4) Velleius Paterculus l'appelle père de la patrie : ad patrem patriae et le divinise déjà quand il qualifie son âme de céleste : animam caelestem
Le titre de pater patriae est un titre officiel ; ce n'est pas l'auteur qui forge l'expression. On peut simplement penser qu'en la reprenant, il valorise l'empereur, mais c'est tout. C'est comme pour la divinisation : tout empereur est considéré comme un dieu vivant, il a du reste un culte (les Chrétiens seront du reste persécutés au motif qu'ils ne veulent pas sacrifier à ce culte).
Merci et la question 2) Pour auguste, Tibère représente son fils n'est ce pas?
Est-ce qu'on peut parler d'usages impériaux établis quand on parle d'Auguste ?
Pour ce qui est du titre de pater patriae et des honneurs divins, oui. Un auteur, même "courtisan" ne peut se permettre d'inventer en la matière.
César, et d'autres, avaient aussi reçu ce titre, qui faisait référence à Romulus. Par contre, César ne devait être déclaré divus qu'après sa mort. C'est une des différences entre le régime établi pas César et le Principat d'Auguste.
Est-ce-que c'est bon la question 1) que le peuple romain redoute de perdre son sauveur (Tibère)?
Quelqu'un pourrait m'aider??
Je ne sais plus où tu en es exactement. Tu as posté un texte sur Tibère, mais sa traduction est incompréhensible.
Sur quel texte précis dois-tu t'appuyer pour répondre aux questions ?
Sue les deux textes précisément, je n'arrive pas a répondre aux questions les questions 2) et 3).
1° Tout ce qu’on peut supposer, c’est que le peuple craint qu’Auguste meure sans avoir désigné un successeur (bien que le Sénat soit là pour cela).
2° Tu as déjà répondu.
3° Oui, il s’empresse de venir : ille ad patrem patriae expectato revolavit maturius.
4° Il représente Tibère de façon flatteuse : celui-ci s’empresse auprès de son père, le prend dans ses bras au moment où il va mourir ; l’auteur rappelle la place d’Auguste dans l’Histoire de Rome (pater patriae) et son caractère divin.
Pour la question 2) les deux citations latines que je dois relever c'est bien :
-Tiberium autem filium
-festinanter revocavit filium
Pour la question 3) les deux citations latines que je dois relever c'est bien :
-Tiberium autem filium missurus esset in Illyricum
- ille ad patrem patriae expectato revolavit maturius.
Merci de m'aider 🙂
Il y a quelqu'un?
Est-ce que ce que les quatre citations que j'ai relevées sont correctes? 🙂