A partir du moment où l'on peut merdoyer on doit pouvoir "oyer" bien des choses. 😉
Précisément, je merdoie dans ma tentative de ponctuer le texte amusant de Floréale. Et vous, avez vous essayé ?
Lis le texte à haute voix. Il n'y a pas qu'une solution.
Pour rire, ponctue
Mon Aglaé
J'ai pris une grande décision j'ai eu hier une violente discussion à propos de notre mariage maintenant tout est fini entre nous ils se sont montrés odieux Papa a dit grand père te tuera si tu épouses cette fille mais non a ajouté maman je saurai te défendre tu as compris ils veulent que j'épouse Charlotte la fille de la charcutière qui est laide comme toi je la trouve grotesque mais elle est riche il n’y a plus à hésiter et mon choix est fait t’oublier moi jamais je serais un sale type en épousant Charlotte c'est avec toi que je me marierai
Ton Gaston
Voir
https://www.le-celibat-ne-passera-pas-par-moi.be/archive/2012/12/09/l-art-de-la-ponctuation.htmlVoici ma ponctuation. Elle n'est peut-être pas parfaite mais elle me parait moins compliquée que celle du texte de Floréale
Mon Aglaé,
J'ai pris une grande décision. J’ai eu hier une violente discussion à propos de notre mariage, maintenant tout est fini. Entre nous, ils se sont montrés odieux. Papa a dit : « grand père te tuera si tu épouses cette fille ». Mais non, a ajouté maman, je saurai te défendre. Tu as compris, ils veulent que j'épouse Charlotte la fille de la charcutière, qui est laide. Comme toi je la trouve grotesque, mais elle est riche ! Il n’y a plus à hésiter et mon choix est fait. T’oublier, moi, jamais ! Je serais un sale type en épousant Charlotte ; c'est avec toi que je me marierai.
Ton Gaston
Je viens de comparer avec votre pièce jointe : résultat décevant.
C'est un petit texte que l'on donne souvent en exercice au collège pour montrer aux élèves l'importance de la ponctuation. Selon les cas, il épouse Aglaé ou l'abandonne.
Il y a aussi la phrase classique :
Paul dit le professeur est un âne.
Cette ponctuation du texte de Floreale est-elle acceptable ?
« Ayant mûrement réfléchi, ayant pris votre courage à deux mains vous vous décidez à aller trouver votre chef de service pour lui demander une augmentation. Vous allez donc trouver votre chef de service, -Disons pour simplifier, car il faut toujours simplifier, qu'il s'appelle monsieur Xavier, c'est à dire monsieur ou plutôt Mr X- donc vous allez trouver Mr X. Là, de deux choses l'une, ou bien Mr X est dans son bureau ou bien Mr X n'est pas dans son bureau. Si Mr X était dans son bureau, il n'y aurait apparemment pas de problème, mais évidemment Mr X n'est pas dans son bureau. Vous n'avez donc guère qu'une chose à faire : guetter dans le couloir son retour ou son arrivée. Mais supposons, non pas qu'il n'arrive pas, -en ce cas il finirait par n'y avoir plus qu'une seule solution : retourner dans votre propre bureau et attendre l'après-midi ou le lendemain pour recommencer votre tentative- mais chose qui se voit tous les jours, qu'il tarde à revenir. En ce cas, le mieux que vous ayez à faire plutôt que de continuer à faire les cent pas dans le couloir, c'est d'aller voir votre collègue Mlle Y que pour donner plus d'humanité à notre sèche démonstration nous appellerons désormais Mlle Yolande. Mais de deux choses l'une, ou bien Mlle Yolande n'est pas dans son bureau -si Mlle Yolande est dans son bureau il n'y a apparemment pas de problème- mais supposons que Mlle Yolande ne soit pas dans son bureau. En ce cas, étant donné que vous n’avez pas envie de continuer à faire les cent pas dans le couloir en attendant l’hypothétique retour ou l’éventuelle arrivée de Mr X, une seule solution s’offre à vous : faire le tour des différents services dont l’ensemble constitue tout ou partie de l’organisation qui vous emploie, puis retourner chez Mr X en espérant que cette fois il est arrivé […] »
Delia a écrit : […] Les textes des XVI, XVII et XVIII ? Les habitudes de ponctuation était alors différentes des nôtres…
La seule indication du phrasé, c'est la compréhension du texte par les comédiens et le metteur en scène et elle diffère selon les interprètes, […]
N'osant pas
moinseoir, je souhaiterais nuancer. 😀
Mes professeurs nous demandaient de faire très attention à la ponctuation lorsque nous lisions les textes des pièces de théâtre, car, disaient-ils, cela permettait de placer les respirations. Parfois également cela pouvait donner quelques indices sur le ton à employer.
Certes, les habitudes de ponctuation ont changé depuis le XVIIe siècle - mais bien d'autres choses aussi ont changé aussi, depuis, non ?
Quant à Apollinaire, je ne vois pas très bien ce qu'il faisait dans cette discussion sur le théâtre, mais je vois que ça a permis de relancer le débat sur le terrain de la poésie. 🙂
Apollinaire a peu à voir avec le théâtre mais beaucoup avec l'intitulé de cette discussion : la ponctuation.
D'ailleurs, dois-je mettre une "," après beaucoup ? J'ai été tenté de le faire.
Ajout sur correction Jehan de mon post 47 : je vois que je suis loin du compte rien que sur le début du texte. Merci.
Tant qu'à placer une virgule, mettez-la après "théâtre".
Plutôt que d'écrire ce peu lisible
une ",", écrivez en toutes lettres
une virgule.
Des guillemets sont les bienvenus pour encadrer le second "beaucoup".
Apollinaire a peu à voir avec le théâtre, mais beaucoup avec l'intitulé de cette discussion : la ponctuation.
D'ailleurs, dois-je mettre une virgule après "beaucoup" ? J'ai été tenté de le faire.
D'après les exemples qui sont donnés au-dessus, il semble qu'il aurait plutôt à voir avec l'absence de ponctuation. 🙂
Paulang a écrit :Cette ponctuation du texte de Floreale est-elle acceptable ?
Pour ma part, voici comment je ponctuerais le début du texte de Georges Perec cité par Floreale.
J'ai signalé entre parenthèses, en vert, les différences de ponctuation entre ma version et la vôtre.
Ayant mûrement réfléchi, ayant pris votre courage à deux mains,(virgule) vous vous décidez à aller trouver votre chef de service pour lui demander une augmentation. Vous allez donc trouver votre chef de service. (point) Disons pour simplifier - car il faut toujours simplifier - (entre tirets) qu'il s'appelle monsieur Xavier, c'est-à-dire (traits d'union) monsieur (ou plutôt Mr) (parenthèses) X. (point) Donc, (virgule) vous allez trouver Mr X. Là, de deux choses l'une : (deux-points) ou bien Mr X est dans son bureau, (virgule) ou bien Mr X n'est pas dans son bureau.
Freddy : on chipote !
Jehan : Ok.
Mon doute sur la virgule après beaucoup venait de ce que la phrase aurait pu ou dû s'écrire :
"Apollinaire a peu à voir avec le théâtre, mais beaucoup à voir avec l'intitulé de cette discussion."
je pensais donc compenser ce sous entendu "à voir" avec la virgule.
Quant à la virgule avant mais, je la mets souvent, mais il semble que cette usage soit fluctuant.
Une virgule n'est pas là pour remplacer un complément sous-entendu comme "à voir".
Ici, la virgule avant "mais", outre qu'elle fait respirer la phrase, souligne mieux l'opposition exprimée par ce "mais".