Lydie Salvayre, Pas pleurer, prix Goncourt 2014

Littérature

13 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour, je lance une nouvelle discussion pour avoir des avis concernant le dernier livre de Lydie Salvayre.
En effet c'est le premier que je lis (qui m'a été offert par ma mère pour avoir été primé) et j'en suis extrêmement déçue. J'avoue ne pas avoir fini le livre pour le moment (j'hésite d'ailleurs à le continuer) et rechigne à la tâche…

Pour moi, les phrases commencent par des majuscules et se terminent par des points (ne serait-ce point la base de notre langue à l'écrit ?), les paragraphes par des alinéas et je ne retrouves pas cela dans le roman. De plus, il est intéressant d'avoir des mots ou expressions retranscrits en espagnol dans le récit mais encore faudrait-il qu'ils soient en italique pour bien les distinguer et comprendre le sens du texte même si cela n'est pas obligatoire. (De plus l'espagnol approximatif me fait bien sourire m'enfin passons…). Les liens logiques qui articulent les réflexions semblent avoir disparu, c'est vrai que citer des idées avec "1- blabla 2- blabla 3- blabla" est simpliste mais m'horripile dans la lecture d'une oeuvre littéraire (déjà que l'on reproche aux élèves de les utiliser dans leurs devoirs, bel exemple!).
Après l’insertion des "dialogues" (j'insistes fortement sur les guillemets) est plus que sauvage, on se perd dans des phrases grammaticalement bancales (quelle ironie de voir parfois au milieu d'une phrase des parenthèses pour rappeler le sujet de la phrase!) et un langage qui se veut vulgaire et injustifiable (ex: p.77 se faire sucer la bite quand il s'agit d'un effet stylistique, une fois dans le récit pour X raison, après tout oui, mais dans ce roman on tombe dans l'abus et je ne comprends pas comment un livre pareil à pu être primé! L'histoire mélange religion et parti politique, peu d'action, des mots pour ne rien dire et sans style remarquable. Bref je suis très surprise du choix de ce livre par l'Académie Goncourt.
J'aimerais vos avis sur cette lecture, savoir ce qui vous a plu et peut-être mieux comprendre et apprécier ce lauréat. (Je précise que je suis peut-être un peu conservatrice et préfère grandement les livres anciens aux nouveaux romans mais je suis tombée de haut ici. Je ne prétends pas non plus pouvoir faire mieux et ne critique pas pour le plaisir mais cherche à comprendre en quoi ce livre présente un intérêt).

Merci d'avoir pris le temps de lire ce message, et pour, je l'espère, futures réponses,

Cordialement,

(sans avoir voulu être si pessimiste)
Pa pléré, doudou, pa pléré…

Je n'ai pas pu m'en empêcher…
Cela dit, je n'ai pas lu le roman de Lydie Salvayre. J'attends Noël : un de mes neveux aura sûrement l'idée de me l'offrir.
Merci Delia, pour cette réponse, en espérant que le livre vous plaise s'il vous est offert, et si tel est le cas, j'attends avec impatience votre ressenti.
J'étais assez curieuse de voir à quoi ressemblait ce livre, alors j'ai cherché un extrait:

https://salon-litteraire.com/fr/la-selection/content/1901658-lydie-salvayre-extrait-de-pas-pleurer

Peut-être que certains viendront le lire et proposeront une critique.

Dans cet extrait, on a effectivement un bagage vulgaire assez intéressant. Ce qui me gêne pendant la lecture, c'est l'insertion des dialogues… je suppose que si ce livre a été primé, c'est surtout pour les thèmes évoqués, et pour l'originalité du style - on a de la réflexion, un flux de pensées assez intéressant et au coeur de ces pensées surgissent des extraits oraux. On a l'impression que la narratrice n'a "pas le temps" d'insérer des guillemets dans son texte; tout va si vite dans sa tête! Parfois, ça m'a l'air judicieux, parfois moins.

Ce n'est qu'un petit avis sur un extrait, je ne sais pas si je vais acheter et lire le livre en entier…
Cet extrait est un peu à mi-chemin entre deux aspects du livre: le vulgaire et le grotesque (que je n’apprécie guère et dont le "bagage assez intéressant" devient lourd et pesant par sa récurrence… En ce qui concerne les dialogues ils sont assez bien insérés ici… quand on compare avec le reste… si cela vous gêne vraiment je vous déconseille ce livre car on trouve toujours ces procédés et pis encore) et la thématique plus ou moins bien traitée…
Si comme vous le dites, le livre a été primé pour cet aspect là c'est navrant car bien des livres parlent de société et n'ont pas tous été récompensés pour autant (je n'ai pas d'exemple en tête), si l'on ajoute à cela l' "originalité du style" dois-je conclure qu'écrire dans la société actuelle c'est bafouer la littérature et tomber dans la vulgarité afin d'être admiré ?
Ce ne sont pas que les guillemets "que la narratrice n'a pas le temps d’insérer"… J'ai plus l'impression de lire un brouillon non encore relu, un premier jet d'idées qu'un livre fini et travaillé…
En ce qui concerne les réflexions je m'abstiens de tout commentaire, fussent-elles enrichissantes, nouvelles, logiques et fortes de persuasion ? Non je ne pense pas (c'est très subjectif, je parle du roman complet, pas uniquement sur l'extrait).

Si vous décidez de lire le livre en entier, ou décidez de répondre à ce post, vous m'en verriez ravie 😀
Pour le bagage vulgaire "intéressant", je précise que ça n'a rien de positif pour moi… un peu, ça surprend, trop, ça horripile.
On a l'impression "de lire un brouillon": oui, c'est vrai, mais Lydie Salvayre n'a-t-elle pas justement voulu que le lecteur ressente cela? Elle a sans doute travaillé et retravaillé son livre de manière à ce qu'on y voie un brouillon. Lorsqu'on parle de la jeune fille, les dialogues font irruption dans la narration, mais sans "prendre de place", sans que l'on puisse s'arrêter dessus, en fait: ils ne sont pas forcément ce sur quoi la narratrice souhaite que l'on se penche.
Enfin, j'essaie de justifier, mais je pense que quelqu'un qui a lu le roman en entier saura le faire mieux que moi…
Si je défends un peu cet ouvrage, même si certains de ses aspects ne m'attirent vraiment pas du tout, c'est parce que l'extrait me fait parfois penser au "stream of consciousness" de certains romans, et j'apprécie beaucoup. Mais je ne sais pas si ce roman suit vraiment cette idée.
Je suis assez d'accord sur le fait que la romancière a très certainement travaillé à cet effet de brouillon rapide mais ce n'est pas quelque chose que j'apprécie… (Les descriptions d'un lieu miroir de l'âme des personnages de Zola me manquent… ou celle de Notre-Dame par Victor Hugo…).
Dans cet extrait il n'est pas véritablement question d'un dialogue au sens où il s'agit ici de la mère qui parle à la narratrice (celle-ci l’interromps parfois) avec du discours indirect libre qui relève les pensées et réactions des personnages contrairement à certains passages du roman où on assiste à un "vrai" dialogue complètement dénaturé… Qui n'est pas plus intéressant et presque incompréhensible.
Quant au "stream of consciousness" je vais me renseigner dès que j'aurais deux minutes (je dois d'abord terminer mon commentaire, le boulot avant tout 😉 )
Oui, par "dialogue" je voulais surtout dire "discours" 😀 toutes mes excuses!
Je vous "rassure" dans ce roman les confusions entre dialogue et discours sont courantes et presque automatiques 🙄
Pas lu, mais le livre a l'air superbe, et elle éclaire une partie du conflit de la guerre d'Espagne en rapport avec l'oeuvre de Bernanos, qu'elle cite dans le texte, donc il faudrait dans ce cas voir Bernanos également en parallèle.
"Savayre et Bernanos : entre fiction de l'intime et récit engagé : l'entrecroisement du "Je" et du "Nous" collectif."
Pour ceux qui n'ont pas aimé le livre pourquoi?

et pour les personnes qui ont adoré pourquoi ? 🙂

c'est vrai qu'elle même trop le dialogue et le récit.
Pensez vous qu'elle mérite ce prix gonvcour grâce à l'histoire réelle, ou pour son talent d'écrivain?
Bonjour, j'ai énoncé dans mon premier post, les raisons pour lesquelles je n'ai pas aimé ce livre.

(désolé de ma longue absence)
C'est illisible !!!
J'ai lutté pour atteindre la page 100, je capitule …
Je l'ai lu car le thème m'intéressait mais c'est vrai que l'écriture est très déroutante, il ne m'a pas beaucoup marqué tout comme les deux romans de Gaudé primés.