Les explications que j'ai données ne concerne que les "grands" élèves.
On conçoit que pour des grands élèves, et surtout pour des étudiants, il soit nécessaire de voir la grammaire d'une manière peut-être moins traditionnelle.
Je me demande si les changements intervenus dans la présentation de la grammaire, son vocabulaire, ont eu une incidence quelconque sur l'apprentissage de la langue française par les jeunes élèves. Constate-t-on qu'ils parlent ou écrivent mieux le français aujourd'hui qu'il y a cinquante ou cent ans. Maîtrisent-ils mieux l'expression, leur pensée est-elle plus articulée ? Je ne parle pas du tout de l'orthographe, car c'est encore un tout autre débat.
Les vieilles grammaires ont-elles fait la preuve de leur inutilité, de leur nocivité éventuelle ? Ou bien change-t-on parce qu'il faut bien changer ? Pour éviter que les profs ne se lassent ?
délicat comme sujet, VRAIMENT.
mais, pourquoi pas rappeler les choses par leurs vrais noms, pour dire qu'un cas pareil montre de façon ou d'une autre la misère situation dans la quelle se trouve l'enseignement (la didactique).. pas seulement en France en tout cas, mais à l'échelle mondiale (sauf peut être quelques pays).
celui qui pensait que : seul le prof est autorisé à marcher sur le gazon.. a trempé comme je vois. il doit changer d'avis. :/
Vous déviez du sujet initial et votre ton polémique me fait me retirer immédiatement.
Delia a écrit :Comme le savent la plupart…
… sauf que les auteurs de ce manuel ont négligé ce point primordial….
Vous mettez ici le doigt sur un point important :
Point n'est besoin d'enseigner la grammaire aux locuteurs natifs : ils la savent,
Outre le fond, que vous avez bien relevé et sur lequel je suis assez d'accord, ma phrase était aussi une boutade servant de contrexemple à l'affirmation :
"Le sujet donne son accord au verbe, on le trouve généralement à la gauche du verbe."
Je voulais dire par là qu'il me semble impossible de donner en grammaire des définitions simples et parfaites, qui ne comportent pas d'exceptions. C'était vrai pour les définitions anciennes, je crains que ça le reste pour les définitions nouvelles.
ma phrase était aussi une boutade servant de contrexemple à l'affirmation
Excusez-moi d'avoir regardé la lune sans avoir examiné le doigt…
Cela dit, quelque chose vous a échappé dans ma formulation :
"Le sujet donne son accord au verbe, on le trouve généralement à la gauche du verbe.
"
Tout est dans le
généralement : je fais preuve de prudence et évite d'être catégorique car en théorie grammaticale il n'est pas de loi générale.
Cela dit, en collège, mieux vaut partir du connu des élèves qui cherchent rarement le sujet après le verbe, quitte à leur faire découvrir les autres possibilités.
Le "généralement" portait sur la place du sujet, je l'avais bien vu. Mais je n'ai pas vu la même précaution pour "l'accord donné par le sujet". Or il n'est pas forcément évident pour un collégien de comprendre que "la plupart" donne un accord au pluriel, par syllepse. Quoi qu'il en soit, ça n'allait pas plus loin qu'une boutade.
Je suis d'accord avec la fin de votre message.
Or il n'est pas forcément évident pour un collégien de comprendre que "la plupart" donne un accord au pluriel, par syllepse.
Vous êtes du genre de l'abbé Lhomond, vous : les exceptions d'abord, les cas généraux après. Est-ce ainsi que vous partagez mon point de vue ? Et si je vous disais que j'accorde au singulier après la plupart, en feriez-vous un infarctus ? Je mets au singulier après la plupart, et je ne me fatiguais pas, surtout en collège, à parler de ce point à mes élèves.