Je vais diner. Tu auras la réponse après ! 😉
Interrogation avec "où"
81 réponses · Page 2 / 5
Notons qu'un petit enfant dirait plutôt : "Où elle est, madame Aline ?"
où c'est qu'elle est, madame Alice, bouhouhou ?
Moi, j'attend que Spalding ait fini de dîner, pour qu'il me dise où se trouve le sujet dans :
Où cela nous mène-t-il ? 🙂
Où cela nous mène-t-il ? 🙂
Ben, c'est cela, non ?
Non, c'est où, parce qu'il est en tête de phrase.
Jehan a écrit :"Où cela nous mène-t-il ?"Je reconnais que la formulation "Où nous mène-t-il ?" est plus imprécise que "Où cela nous mène-t-il ?" En effet, "Où nous mène-t-il ?" pourrait impliquer "Où ce chemin nous mène-t-il ?", mais aussi "Où Jacques nous mène-t-il ?" Par contre, dans "Où cela nous mène-t-il ?", le pronom "cela" ne peut désigner une personne. Mais l'important ici est que "Où nous mène-t-il ?" n'est pas contradictoire avec "Où cela nous mène-t-il ?"
Le sujet serait "il", alors ? Je trouve ça bizarre.
Parce que "Où nous mène-t-il ?", ça ne va pas… Pas le même sens !
Nous pourrons alors dire "Où nous mène-t-il ?", mais pas "Où cela nous mène ?" Par conséquent, le pronom "il" est le sujet, "cela" son référent sémantique dans "Où cela nous mène-t-il ?" D'un point de vue syntaxique, "cela" joue le rôle d'une apposition, un peu spéciale il est vrai. Je n'y reviendrai pas… 😉
Une apposition ? On ne peut pourtant pas dire *Où nous mène-t-il, cela ?
Par contre, on peut très bien entendre Où cela nous mène ?
Par contre, on peut très bien entendre Où cela nous mène ?
J'avais dit qu'il s'agissait d'une apposition un peu spéciale, dérogeant au principe de position. Dans "Où cela nous mène-t-il ?", le pronom "cela" joue le rôle d'une apposition, autrement dit une composante superflue d'un point de vue syntaxique. En effet, nous pourrions nous en abstenir pour formuler "Où nous mène-t-il ?"
On peut sinon entendre "Où cela nous mène ?" Mais vous savez, il ne faut pas trop se fier au langage parlé pour établir les règles grammaticales. Les abréviations y sont en effet légion. Dans "Où cela nous mène ?", la terminaison "-t-il" est sous-entendue. De même, dans "Jacques mange", le COD "de la nourriture" est sous-entendu. Cela permet alors d'établir que le verbe "manger" est bien transitif direct. 😉
On peut sinon entendre "Où cela nous mène ?" Mais vous savez, il ne faut pas trop se fier au langage parlé pour établir les règles grammaticales. Les abréviations y sont en effet légion. Dans "Où cela nous mène ?", la terminaison "-t-il" est sous-entendue. De même, dans "Jacques mange", le COD "de la nourriture" est sous-entendu. Cela permet alors d'établir que le verbe "manger" est bien transitif direct. 😉
Analysez la phrase :
Spalding connait-il l'analyse grammaticale ?
Vous avez 10 mn.
Spalding connait-il l'analyse grammaticale ?
Vous avez 10 mn.
Aucun commentaire ! Si vous avez des critiques sur des points précis, veuillez les formuler au lieu de faire de l'esprit. 🆒
Cela dit, j'attends que Jehan ait lu ma réponse 27 qui lui est destinée. Mais il est probablement allé dormir, ce que je ne vais pas tarder à faire aussi… 😜
Cela dit, j'attends que Jehan ait lu ma réponse 27 qui lui est destinée. Mais il est probablement allé dormir, ce que je ne vais pas tarder à faire aussi… 😜
Sans faire de l'esprit, je dis que cela est sujet, grammaticalement parlant, et même si ce n'est pas un être animé. Ce n'est pas une composante superflue. C'est le t-il qui l'est, par la force de l'usage.
C'est une convention qui ne date pas d'hier. Les êtres comme les choses peuvent etre dits sujets des verbes, même s'ils n'agissent pas.
Dans la proposition faite par Anne345, c'est Spalding le sujet.
L'interrogation correcte se formule ainsi en français, lorsqu'on n'utilise pas est-ce que ?
Où veut-on nous conduire ?
C'est une convention qui ne date pas d'hier. Les êtres comme les choses peuvent etre dits sujets des verbes, même s'ils n'agissent pas.
Dans la proposition faite par Anne345, c'est Spalding le sujet.
L'interrogation correcte se formule ainsi en français, lorsqu'on n'utilise pas est-ce que ?
Où veut-on nous conduire ?
Ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi vous vous obstinez à ne pas admettre l'analyse que font toutes les grammaires :
{interrogatif} sujet, verbe, pronom de reprise du sujet {compléments}?
Vos élucubrations peuvent être amusantes, mais je trouve préférable de vous en abstenir quand il s'agit d'une question purement scolaire, vous risquez de troubler les élèves.
{interrogatif} sujet, verbe, pronom de reprise du sujet {compléments}?
Vos élucubrations peuvent être amusantes, mais je trouve préférable de vous en abstenir quand il s'agit d'une question purement scolaire, vous risquez de troubler les élèves.
Une composante superflue d'un point de vue syntaxique. En effet, nous pourrions nous en abstenir pour formuler "Où nous mène-t-il ?"Mais alors le sens change, et "Où nous mène-t-il ?" ne sous-entend nullement un "Cela" apposé (sic) qui viendrait préciser le "il".
Mais vous savez, il ne faut pas trop se fier au langage parlé pour établir les règles grammaticales.Surtout quand le langage parlé contredit ton analyse, évidemment.
Un langage parlé qui relève lui aussi de la grammaire…
Un peu de patience, Anne, Gabiana et Jehan. Vous aurez droit à des réponses très complètes ! 😜
Combien de pages ? 😜
Et n'oublie pas de nous préciser l'intérêt pédagoqique, dans le cas présent, de cette méthode d'analyse si novatrice…
Et n'oublie pas de nous préciser l'intérêt pédagoqique, dans le cas présent, de cette méthode d'analyse si novatrice…
@ Anne
Je constate d'abord qu'Anne verse dans les généralités hors sujet. Elle s'en remet aussi aveuglément à ce qu'elle a appris ou cru apprendre, sans aucun esprit critique. C'est bien sûr son droit, mais on peut aussi avoir une autre approche. Je me permets par ailleurs de lui rappeler que de nombreux débats existent entre les grammairiens… 🙄
@ Gabiana
Gabiana reprend sinon l'amusant exemple d'Anne : "Spalding connait-il l'analyse grammaticale ?" Des exemples ont déjà été donnés pour des phrases de ce type. Je vais donc me répéter. On peut simplifier cette phrase en "Connait-il l'analyse grammaticale ?", mais non en "Spalding connait l'analyse grammaticale ?" Vous entendrez à la rigueur cette dernière formulation dans le langage parlé, mais il s'agit alors de l'une de ces innombrables abréviations. J'en ai donné un exemple avec ''Jacques mange [de la nourriture]''. Dans ces conditions, le pronom ''il'' est bien le sujet et ''Spalding'' son référent sémantique dans ''Spalding connait-il l'analyse grammaticale ?''
Considérons par exemple ''Je me pose une question sur Spalding. Connait-il l'analyse grammaticale ?'' Le sujet de la seconde phrase est alors le pronom ''il'', son référent ''Spalding''. C'est exactement la même chose dans la phrase ''Spalding connait-il l'analyse grammaticale ?''
Quant à la fonction syntaxique de "Spalding" dans ''Spalding connait-il l'analyse grammaticale ?", on peut y voir une apposition particulière par sa position. J'entends sinon par apposition une composante superflue d'un point de vue syntaxique. Je vais me répéter ici. On peut dire ''Connait-il l'analyse grammaticale ?'', mais non ''Spalding connait l'analyse grammaticale ?'', sauf par abréviation dans le langage parlé.
L'apposition est par ailleurs un élément nominal ayant avec le nom (ou pronom) la même relation qu'un attribut avec son sujet, mais sans copule. Reprenons ''Spalding connait-il l'analyse grammaticale ?'' Si nous admettons que ''Spalding'' est l'apposition par rapport au pronom ''il'', voilà ce que cela donnerait avec une copule : ''Il est Spalding''. Comme par hasard, ''Il'' est ici le sujet !
Je ne vous empêche pas enfin d'enseigner ce que vous voulez, sur ce forum comme éventuellement dans vos classes. Mais j'ai aussi le droit d'exprimer mon point de vue, arguments à l'appui ! Et je signale à nouveau que les débats sont nombreux entre les grammairiens depuis belle lurette sur plusieurs notions fondamentales, notamment la nature du sujet. Ce n'est quand même pas moi qui ai inventé ces débats de toutes pièces ! 🆒
Je constate d'abord qu'Anne verse dans les généralités hors sujet. Elle s'en remet aussi aveuglément à ce qu'elle a appris ou cru apprendre, sans aucun esprit critique. C'est bien sûr son droit, mais on peut aussi avoir une autre approche. Je me permets par ailleurs de lui rappeler que de nombreux débats existent entre les grammairiens… 🙄
@ Gabiana
Gabiana reprend sinon l'amusant exemple d'Anne : "Spalding connait-il l'analyse grammaticale ?" Des exemples ont déjà été donnés pour des phrases de ce type. Je vais donc me répéter. On peut simplifier cette phrase en "Connait-il l'analyse grammaticale ?", mais non en "Spalding connait l'analyse grammaticale ?" Vous entendrez à la rigueur cette dernière formulation dans le langage parlé, mais il s'agit alors de l'une de ces innombrables abréviations. J'en ai donné un exemple avec ''Jacques mange [de la nourriture]''. Dans ces conditions, le pronom ''il'' est bien le sujet et ''Spalding'' son référent sémantique dans ''Spalding connait-il l'analyse grammaticale ?''
Considérons par exemple ''Je me pose une question sur Spalding. Connait-il l'analyse grammaticale ?'' Le sujet de la seconde phrase est alors le pronom ''il'', son référent ''Spalding''. C'est exactement la même chose dans la phrase ''Spalding connait-il l'analyse grammaticale ?''
Quant à la fonction syntaxique de "Spalding" dans ''Spalding connait-il l'analyse grammaticale ?", on peut y voir une apposition particulière par sa position. J'entends sinon par apposition une composante superflue d'un point de vue syntaxique. Je vais me répéter ici. On peut dire ''Connait-il l'analyse grammaticale ?'', mais non ''Spalding connait l'analyse grammaticale ?'', sauf par abréviation dans le langage parlé.
L'apposition est par ailleurs un élément nominal ayant avec le nom (ou pronom) la même relation qu'un attribut avec son sujet, mais sans copule. Reprenons ''Spalding connait-il l'analyse grammaticale ?'' Si nous admettons que ''Spalding'' est l'apposition par rapport au pronom ''il'', voilà ce que cela donnerait avec une copule : ''Il est Spalding''. Comme par hasard, ''Il'' est ici le sujet !
Spalding a écrit :Une composante superflue d'un point de vue syntaxique. En effet, nous pourrions nous en abstenir pour formuler "Où nous mène-t-il ?"
Jehan a écrit :Mais alors le sens change, et "Où nous mène-t-il ?" ne sous-entend nullement un "Cela" apposé (sic) qui viendrait préciser le "il".Je n'ai jamais dit que ''Où nous mène-t-il ?'' implique forcément ''Où cela nous mène-t-il ?'', mais qu'il ne l'exclut pas. Je pense que tu saisis la nuance. Elle est importante dans mon message 27. ''Où nous mène-t-il ?'' peut impliquer par exemple ''Où Jacques nous mène-t-il ?'', mais aussi ''Où ce chemin nous mène-t-il ?'', donc ''Où cela nous mène-t-il ?''
Spalding a écrit :Mais vous savez, il ne faut pas trop se fier au langage parlé pour établir les règles grammaticales.
Jehan a écrit :Surtout quand le langage parlé contredit ton analyse, évidemment. Un langage parlé qui relève lui aussi de la grammaire…Tout à fait d'accord ! Cela ne m'empêche pas de signaler que les abréviations abondent dans le langage parlé. J'ai donné l'exemple ''Jacques mange''. Faut-il en déduire que le verbe ''manger'' est intransitif ? Il existe alors un COD implicite : ''de la nourriture''. De même, ''Où cela nous mène ?'', que l'on peut entendre, comporte la terminaison implicite ''-t'il''.
Jehan a écrit :Et n'oublie pas de nous préciser l'intérêt pédagogique, dans le cas présent, de cette méthode d'analyse si novatrice…Est-elle si novatrice que tu le dis ? Et quel est aussi l'intérêt pédagogique de l'analyse scolaire actuellement en vigueur ? Cet intérêt doit d'abord être démontré ! Pour moi, il faut enseigner ce qui est logique ou parait logique, rien de plus.
Je ne vous empêche pas enfin d'enseigner ce que vous voulez, sur ce forum comme éventuellement dans vos classes. Mais j'ai aussi le droit d'exprimer mon point de vue, arguments à l'appui ! Et je signale à nouveau que les débats sont nombreux entre les grammairiens depuis belle lurette sur plusieurs notions fondamentales, notamment la nature du sujet. Ce n'est quand même pas moi qui ai inventé ces débats de toutes pièces ! 🆒
Tutus est sapiens nec ulla adfici aut iniuria aut contumelia potest.
Je me permets ici de rappeler que ce forum est consacré au français, pas au latin ! 🆒
Rassure-toi, tu auras sûrement des réponses en français dans la journée.
Cesse de jouer au super-modérateur.
Et merci d'éviter dorénavant les jugements condescendants et à l'emporte-pièce sur les unes et les autres.
Je trouve que ça commence à bien faire. 😐
Mais nous avons aussi le droit d'exprimer notre désaccord éventuel, me semble-t-il.
Cesse de jouer au super-modérateur.
Et merci d'éviter dorénavant les jugements condescendants et à l'emporte-pièce sur les unes et les autres.
Je trouve que ça commence à bien faire. 😐
Mais j'ai aussi le droit d'exprimer mon point de vue, arguments à l'appui !Quelqu'un t'a dit que tu n'avais pas le droit ?
Mais nous avons aussi le droit d'exprimer notre désaccord éventuel, me semble-t-il.