Stendhal, Le Rouge et le Noir - Réécrire un passage en modifiant le point de vue

Entraide scolaire

10 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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voila le texte Le rouge et le noir de Stendhal 🙂 mais maintenant je doit réécrire un passage au point de vue de Mathilde, conserver ce qui est bon et modifier le reste en faisant des ajouts si nécessaire.

Plusieurs fois en des jours de mauvaise humeur, Mathilde essaya de prendre avec lui le ton d’une grande dame, elle mettait une rare finesse à ces tentatives, mais Julien les repoussait rudement.
Un jour il l’interrompit brusquement : — Mademoiselle de La Mole a-t-elle quelque ordre à donner au secrétaire de son père ? lui dit-il ; il doit écouter ses ordres et les exécuter avec respect, mais du reste, il n’a pas un mot à lui adresser. Il n’est point payé pour lui communiquer ses pensées.
Cette manière d’être, et les singuliers doutes qu’avait Julien, firent disparaître l’ennui qu’il trouvait régulièrement dans ce salon si magnifique, mais où l’on avait peur de tout, et où il n’était convenable de plaisanter de rien.
Il serait plaisant qu’elle m’aimât ! Qu’elle m’aime ou non, continuait Julien, j’ai pour confidente intime une fille d’esprit, devant laquelle je vois trembler toute la maison, et, plus que tous les autres le marquis de Croisenois. Ce jeune homme si poli, si doux, si brave, et qui réunit tous les avantages de naissance et de fortune dont un seul me mettrait le cœur si à l’aise ! Il en est amoureux fou, il doit l’épouser. Que de lettres M. de La Mole m’a fait écrire aux deux notaires pour arranger le contrat ! Et moi qui me vois si subalterne la plume à la main, deux heures après, ici dans le jardin, je triomphe de ce jeune homme si aimable, car enfin, les préférences sont frappantes, directes. Peut-être aussi elle hait en lui un mari futur. Elle a assez de hauteur pour cela. Et les bontés qu’elle a pour moi, je les obtiens à titre de confident subalterne !
Mais non, ou je suis fou, ou elle me fait la cour ; plus je me montre froid et respectueux avec elle, plus elle me recherche
. Ceci pourrait être un parti pris, une affectation ; mais je vois ses yeux s’animer, quand je parais à l’improviste. Les femmes de Paris savent-elles feindre à ce point ? Que m’importe ! j’ai l’apparence pour moi, jouissons des apparences. Mon Dieu, qu’elle est belle ! Que ses grands yeux bleus me plaisent, vus de près, et me regardant comme ils le font souvent ! Quelle différence de ce printemps-ci à celui de l’année passée, quand je vivais malheureux et me soutenant à force de caractère, au milieu de ces trois cents hypocrites méchants et sales ! J’étais presque aussi méchant qu’eux.
Dans les jours de méfiance : Cette jeune fille se moque de moi, pensait Julien. Elle est d’accord avec son frère pour me mystifier. Mais elle a l’air de tellement mépriser le manque d’énergie de ce frère ! Il est brave, et puis c’est tout, me dit-elle. Il n’a pas une pensée qui ose s’écarter de la mode. C’est toujours moi qui suis obligé de prendre sa défense. Une jeune fille de dix-neuf ans ! À cet âge peut-on être fidèle à chaque instant de la journée à l’hypocrisie qu’on s’est prescrite ?
D’un autre côté, quand Mlle de La Mole fixe sur moi ses grands yeux bleus avec une certaine expression singulière, toujours le comte Norbert s’éloigne. Ceci m’est suspect, ne devrait-il pas s’indigner de ce que sa sœur distingue un domestique de leur maison ; car j’ai entendu le duc de Chaulnes parler ainsi de moi. À ce souvenir la colère remplaçait tout autre sentiment. Est-ce amour du vieux langage chez ce duc maniaque ?
Eh bien, elle est jolie ! continuait Julien avec des regards de tigre. Je l’aurai, je m’en irai ensuite, et malheur à qui me troublera dans ma fuite.
Cette idée devint l’unique affaire de Julien, il ne pouvait plus penser à rien autre chose. Ses journées passaient comme des heures.
À chaque instant, cherchant à s’occuper de quelque affaire sérieuse, sa pensée abandonnait tout, et il se réveillait un quart d’heure après, le cœur palpitant, la tête troublée et rêvant de cette idée : M’aime-t-elle ?
je fais ça:
Ce jeune homme si poli, si doux, si brave, et qui réunit tous les avantages de naissance et de fortune dont un seul me mettrait le cœur si à l’aise ! Il en est amoureux fou, il doit l’épouser. Que de lettres M. de La Mole m’a fait écrire aux deux notaires pour arranger le contrat ! Et moi qui me vois si subalterne la plume à la main, deux heures après, ici dans le jardin, je triomphe de ce jeune homme si aimable, car enfin, les préférences sont frappantes, directes.
Mais j'ai pas bien compris comme ont fait ça 😞
Vous vous êtes contenté de recopier le texte de l'auteur, sans en changer une virgule. Ce passage exprime le monologue intérieur de Julien, au style direct. Il n'exprime pas du tout le point de vue de Mathilde !
j'ai déjà dis, j'ai pas bien compris comme on fait ça. Ça fait pas beaucoup de temps quand je parle français, et donc je comprend pas vraiment comme on fait ça.
Mais j'ai pas bien compris commenton fait ça.
Tu te mets dans la peau de Mathilde, tu es Mathilde, c'est toi qui te fais des réflexions.
donc je peux écrire tous que je veux mais qui a un lien avec le texte ?
Bien sûr, il faut tenir compte du texte et du contexte de le l'histoire !
j'essaierai, merci 😉

j'arrive pas 😐 :/
Il faut reconnaitre que c'est un exercice difficile.
Quelle est la consigne ?
il faut réécrire le passage souligne d’après le point de vue de Mathilde 🙂
Vous me la donnez au discours indirect, alors que je vous demandais une citation littérale. Cela m'aidera à mieux comprendre ce que votre professeur attend de vous.
Cet exercice vous est-il donné dans le cadre d'une étude du roman ? Est-ce un entrainement au devoir d'invention ?