Bonjour 🙂
Je suis étudiante en première année de lettres modernes, et je dois rédiger une dissertation au sujet des bouquins cités si dessus, et ce à partir d'une citation de Judith Butler :
"Dire la vérité sur soi-même nous entraîne dans un débat sur la formation de soi et sur le statut social de la vérité. Nos récits se retrouvent dans une impasse quand les conditions dans lesquelles il est possible de dire la vérité ne sont pas pleinement établies, là où ce que nous disons repose sur des conditions historiques, sociales et corporelles qui ne peuvent pour ainsi dire pas être reconstruites dans un récit."
Je pensais pouvoir problématiser de la façon suivante : Quelles relations entretiennent la notion de vérité et la création littéraire dans ces oeuvres ?
Et organiser mon plan comme ceci :
I - La vérité littéraire.
La notion de vérité en littérature n'existe pas. On pourrait croire que des mots suffisent à raconter un évènement passé mais ils sont toujours connotés, prennent parti (Feraoun pour l'Algérie libre). Le récit impose toujours de faire des choix, d'inclure ou d'exclure certains faits etc…
II - Le rapport de l'auteur à la vérité.
Pour Nerval il s'agirait plutôt d'une autofiction (il fatasme son voyage plutôt qu'il ne le raconte), alors que Feraoun souhaite plus que tout une vérité entière mais ne peut être sur d'en exprimer une du fait qu'il s'appuie sur des évènements historiques qu'il n'a souvent pas vécu lui même (ce qui nous ramène à la citation et aux conditions sur lesquelles reposent la vérité).
III - Le problème de l'écrivain face à cette vérité illusoire.
Nerval se proclame du capitaine Cook, qui raconte son voyage points par points même si cela ne semble point intéressant, pourtant il fatasme la réalité de son voyage, il l'écrit comme il aurait aimé le vivre et non comme il s'est réellement déroulé. Feraoun quant à lui estime que dire la vérité et son devoir, qu'il se doit de témoigner. Il n'est poutant pas dupe et sait que la vérité qu'il convoite n'existe pas, qu'elle sera toujours déformée. Et il s'en excuse.
J'aurais aimé savoir si, d'après vous, mon plan tient la route et permet de répondre à la problématique posée au départ ?!
Je ne suis pas certaine d'être entièrement dans le sujet…
Merci d'avance de vos réponses ^^
Je suis étudiante en première année de lettres modernes, et je dois rédiger une dissertation au sujet des bouquins cités si dessus, et ce à partir d'une citation de Judith Butler :
"Dire la vérité sur soi-même nous entraîne dans un débat sur la formation de soi et sur le statut social de la vérité. Nos récits se retrouvent dans une impasse quand les conditions dans lesquelles il est possible de dire la vérité ne sont pas pleinement établies, là où ce que nous disons repose sur des conditions historiques, sociales et corporelles qui ne peuvent pour ainsi dire pas être reconstruites dans un récit."
Je pensais pouvoir problématiser de la façon suivante : Quelles relations entretiennent la notion de vérité et la création littéraire dans ces oeuvres ?
Et organiser mon plan comme ceci :
I - La vérité littéraire.
La notion de vérité en littérature n'existe pas. On pourrait croire que des mots suffisent à raconter un évènement passé mais ils sont toujours connotés, prennent parti (Feraoun pour l'Algérie libre). Le récit impose toujours de faire des choix, d'inclure ou d'exclure certains faits etc…
II - Le rapport de l'auteur à la vérité.
Pour Nerval il s'agirait plutôt d'une autofiction (il fatasme son voyage plutôt qu'il ne le raconte), alors que Feraoun souhaite plus que tout une vérité entière mais ne peut être sur d'en exprimer une du fait qu'il s'appuie sur des évènements historiques qu'il n'a souvent pas vécu lui même (ce qui nous ramène à la citation et aux conditions sur lesquelles reposent la vérité).
III - Le problème de l'écrivain face à cette vérité illusoire.
Nerval se proclame du capitaine Cook, qui raconte son voyage points par points même si cela ne semble point intéressant, pourtant il fatasme la réalité de son voyage, il l'écrit comme il aurait aimé le vivre et non comme il s'est réellement déroulé. Feraoun quant à lui estime que dire la vérité et son devoir, qu'il se doit de témoigner. Il n'est poutant pas dupe et sait que la vérité qu'il convoite n'existe pas, qu'elle sera toujours déformée. Et il s'en excuse.
J'aurais aimé savoir si, d'après vous, mon plan tient la route et permet de répondre à la problématique posée au départ ?!
Je ne suis pas certaine d'être entièrement dans le sujet…
Merci d'avance de vos réponses ^^



