Où trouver de "bonnes" copies d’ENS ?

La filière littéraire

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@Zwizwi : je suis absolument d'accord pour inviter à la prudence : on ne peut pas se passer d'une problématisation fine et précise du sujet. Et malgré cela, je dois avouer que je suis très sceptique vis-à-vis de la méthode de la dissertation en lettres (et je crois que c'est un avis assez largement partagé). Le commentaire me paraît plus intéressant comme épreuve.

Je crois aussi que lire de mauvaises copies est au moins aussi instructif que d'en lire de bonnes.

@Merei : Ca fait longtemps que je n'ai pas fait cet exercice, donc j'ai perdu la main. Et puis, je n'ai jamais listé l'ensemble de ces astuces. Mais par exemple, les idées de dynamisme ou de rapport (ex grossier que vous ne devez pas faire, mais pour que je sois compris : l'oeuvre-l'auteur-le lecteur : mais en fait, l'oeuvre n'est ni le produit de l'auteur, ni le produit subjectif du lecteur, c'est plutôt le lieu de rencontre l'espace de dialogue toujours renouvelé entre les deux pôles de création), l'introduction d'un terme nouveau qui englobe tout…

Cela dit, encore une fois, c'est peut-être parce que j'ai toujours pensé que c'était un exercice superficiel que je n'ai jamais réussi à décrocher une très bonne note. Donc tout mon bla-bla est à lire avec prudence.
Moi non plus, je n'ai jamais eu de très bonnes notes aux concours en français.
C'est de moi que je parlais, Merei, quand je disais : nulle j'étais, nulle je suis restée, pas de toi, que je ne connais pas, voyons !
Quant aux plus de 18 en dissertation, de mon temps, il n'étaient pas légion. J'ai eu, je crois, un 15 en philosophie au concours, je me suis surprise moi-même. 😀
Depuis 2010, les moyennes pour être admissible tournent autour de 14. Ca n'est pas rare d'avoir une ou des notes supérieures à 16.
De mon expérience de la dissertation, elle n'est pas tellement différente en français de ce qu'on pourrait avoir dans toute autre discipline artistique. C'est un exercice encore plus artificiel qu'ailleurs, à cause de cette deux-tiers d'obligation d'utiliser les œuvres au programme, mais cela marche toujours de la même façon.

Il me semble que comme avec tout sujet (sauf que parfois il fait 5-6 lignes comme l'année passée) on cherche une tension, ce qui n'est pas naturel, ce qui justifie que l'auteur fasse cette affirmation, on le reformule, on obtient un paradoxe, et paf ça fait une problématique, qui de préférence propose deux alternatives, autour de laquelle la citation, la dissertation et chaque partie en son sein tentent de se positionner. Une troisième partie efficace ne fait que proposer une réponse amenant à reconsidérer l'alternative initiale. Si vraiment tu veux un truc, j'ai toujours trouvé que tenter de renverser la logique du sujet donnait des idées intéressantes. Amener un élément nouveau est judicieux, mais il ne s'agit pas de sortir le lecteur qui se fait sa propre interprétation comme une carte ultime.

Trouver des personnes ayant eu des copies à 16+ n'est effectivement pas si rare depuis la bel, y compris parmi des gens n'ayant pas été admissible ou sous-admissible. Et cela donne également à un excellent élève un certain droit à l'erreur qui me paraît relativement rassurant.
@Zwizwi : Le lecteur n'était qu'un exemple. Et puis, comme on avance des "trucs", c'est forcément simplificateur. Il faut évidemment toujours être attentif à la spécificité du sujet. Mais je persiste à croire qu'il existe de grandes mécaniques de dissertation.

Par ailleurs, les dissertations en théâtre ne m'ont jamais paru artificielles… Je ne saurais pas vraiment expliquer la différence, cela dit.
Bonjour Merei,

Ma question est sans doute naïve, mais as-tu pensé à demander aux khûbes de ta classe s'ils avaient conservé leurs anciennes copies? (Il semble que parfois, les professeurs eux-mêmes demandent à certains élèves de le faire.)