Beckett, En attendant Godot - Ne parlons plus de ça…

Entraide scolaire

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Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour à tous ! Je dois faire une explication linéaire ( travail assez long et plus compliqué que ce qu'il n'y paraît) sur un extrait de En attendant Godot de Beckett. Je suis en hypokhâgne et je me disais que si un khâgneux l'avait fait l'année dernière, ceci pourrait fortement m'aider.
J'ai fait mon introduction :
Samuel Beckett est un irlandais né en 1906. Edité par les Editions de Minuit, Beckett est un romancier et dramaturge. En Attendant Godot, est sa 1ère pièce écrite en français, publié en 1952. Elle est créée dans une mise en scène de Roger Blin en 1953, suivront Fin de partie et Oh les beaux jours. Il est l'un des représentants du théâtre de l'absurde qui nous livre une vision grotesque de la condition humaine dans En attendant Godot. A ce moment de la pièce, Vladimir et Estragon attendent Godot lorsqu’arrive sur scène Pozzo, un fouet à la main, tenant Lucky attaché à une corde et chargé d’une valise, d’un siège pliant, d’un panier à provision et d’un manteau. Une discussion s’ensuit entre Vladimir, Estragon et Pozzo.
Texte :
POZZO (d’un geste large) – Ne parlons plus de ça. (Il tire sur la corde) Debout ! (Un temps) Chaque fois qu’il
tombe il s’endort. (Il tire sur la corde.) Debout, charogne ! (Bruit de Lucky qui se relève et ramasse ses affaires. Pozzo
tire sur la corde.) Arrière ! (Lucky entre à reculons.) Arrêt ! (Lucky s’arrête.) Tourne ! (Lucky se retourne. A Vladimir
et Estragon, affablement.) Mes amis, Je suis heureux de vous avoir rencontrés. (Devant leur expression incrédule.)
Mais oui, sincèrement heureux. (Il tire sur la corde.) Plus près ! (Lucky avance.) Arrêt ! (Lucky s’arrête. A Vladimir et
Estragon.) Voyez-vous, la route est longue quand on chemine tout seul pendant… (il regarde sa montre)… pendant (il
calcule)… six heures, oui, c’est bien ça, six heures à la file, sans rencontrer âme qui vive. (A Lucky.) Manteau ! (Lucky
dépose la valise, avance, donne le manteau, recule, reprend la valise.) Tiens ça. (Pozzo lui tend le fouet, Lucky avance
et, n’ayant plus de mains, se penche et prend le fouet entre ses dents, puis recule. Pozzo commence à mettre son
manteau, s’arrête.) Manteau ! (Lucky dépose tout, avance, aide Pozzo à mettre son manteau, recule, reprend tout.) Le
fond de l’air est frais. (Il finit de boutonner son manteau, se penche, s’inspecte, se relève.) Fouet ! (Lucky avance, se
penche, Pozzo lui arrache le fouet de la bouche, Lucky recule.) Voyez-vous, mes amis, je ne peux me passer
longtemps de la société de mes semblables, (il regarde les deux semblables) même quand ils ne me ressemblent
qu’imparfaitement. (A Lucky.) Pliant ! (Lucky dépose valise et panier, avance, ouvre le pliant, le pose par terre,
recule, reprend valise et panier. Pozzo regarde le pliant.) Plus près ! (Lucky dépose valise et panier, avance, déplace
le pliant, recule, reprend valise et panier. Pozzo s’assied, pose le bout de son fouet contre la poitrine de Lucky et
pousse.) Arrière ! (Lucky recule.) Encore. (Lucky recule encore.) Arrêt ! (Lucky s’arrête. A Vladimir et Estragon.)
C’est pourquoi, avec votre permission, je m’en vais rester un moment auprès de vous, avant de m’aventurer plus avant.
(A Lucky.) Panier ! (Lucky avance, donne le panier, recule.) Le grand air, ça creuse. (Il ouvre le panier, en retire un
morceau de poulet, un morceau de pain et une bouteille de vin. A Lucky.) Panier ! (Lucky avance, prend le panier,
recule, s’immobilise.) Plus loin ! (Lucky recule.) Là ! (Lucky s’arrête.) Il pue. (Il boit une rasade à même le goulot.) A
la bonne nôtre. (Il dépose la bouteille et se met à manger.)
Silence. Estragon et Vladimir, s’enhardissant peu à peu, tournent autour de Lucky, l’inspectent sur toutes les
coutures. Pozzo mord dans son poulet avec voracité, jette les os après les avoir sucés. Lucky ploie lentement, jusqu’à
ce que la valise frôle le sol, se redresse brusquement, recommence à ployer. Rythme de celui qui dort debout.
Samuel Beckett, En attendant Godot, 1952, © Editions de minuit.
Merci beaucoup.
Samuel Beckett est un irlandais né en 1906.
Au risque d'être cru : ça n'apporte rien. L'explication linéaire, en prépa, est en général surtout un exercice oral, et on n'a pas de temps à perdre avec des informations de ce genre que, le jour de l'oral, tu n'auras probablement pas en tête de toutes façons. La date de la pièce, oui, la naissance de l'auteur, on s'en fiche. Qu'il soit irlandais, pourquoi pas.
Edité par les Editions de Minuit, Beckett est un romancier et dramaturge. En Attendant Godot, est sa 1ère pièce écrite en français, publiée en 1952. Elle est créée dans une mise en scène de Roger Blin en 1953, suivront Fin de partie et Oh les beaux jours.
Soit. Mais tu donnes un peu l'impression que c'est une trilogie. Ajouter d'autres titres n'est pas utile : tu n'en fais rien. Tu auras assez de choses à dire sans ça. Il faut toujours éviter de donner à un jury l'impression de faire du remplissage. Tu verras, ça vient avec l'habitude.
Il est l'un des représentants du théâtre de l'absurde qui nous livre une vision grotesque de la condition humaine dans En attendant Godot.
Mal formulé.
A ce moment de la pièce, Vladimir et Estragon attendent Godot lorsqu’arrive sur scène Pozzo, un fouet à la main, tenant Lucky attaché à une corde et chargé d’une valise, d’un siège pliant, d’un panier à provision et d’un manteau. Une discussion s’ensuit entre Vladimir, Estragon et Pozzo.
Bien.

Bref, tu as fait un début d'introduction, sans doute un peu trop formel, mais on ne t'en voudra probablement pas. Maintenant, il s'agit de donner une problématique et un plan ("découpage") de l'extrait, c'est là que ça devient intéressant, c'est le coeur du travail, et on ne peut pas le faire pour toi. Essaie, et tu trouveras ici des gens pour t'aider à approfondir ou recentrer.
Courage !