Voltaire, Histoire des voyages de Scarmentado - Mon vaisseau eut besoin d’être radoubé…

Entraide scolaire

5 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour, je suis en classe de 1ere et je dois faire un commentaire littéraire sur L'histoire des voyages de Scarmentado de Voltaire.

Dans l'avant dernier paragraphe et le dernier paragraphe qui sont :
"Mon vaisseau eut besoin d'être radoubé vers les côtes de Golconde. Je pris ce temps pour aller voir la cour du grand Aureng-Zeb dont on disait des merveilles dans le monde : il était alors dans Delhi. J'eus la consolation de l'envisager le jour de la pompeuse cérémonie dans laquelle il reçut le présent céleste que lui envoyait le shérif de La Mecque. C'était le balai avec lequel on avait balayé la maison sainte, le Caaba, le Beth Alla. Ce balai est le symbole qui balaye toutes les ordures de l'âme. Aureng-zeb ne paraissait ne pas en avoir besoin ; c'était l'homme le plus pieux de tout l'Indoustan. Il est vrai qu'il avait égorgé un de ses frères et empoisonné son père. Vingt rayas et autant d'omras était mort dans les supplices ; mais cela n'était rien, et on ne parlait que de sa dévotion. On ne lui comparait que la sacrée majesté du sérénissime empereur de Maroc, Muley-Ismaël, qui coupait des têtes tous les vendredis après la prière.
Je ne disais mot ; les voyages m'avaient formé, et je sentais qu'il ne m'appartenait pas de décider entre ces deux augustes souverain. Un jeune Français, avec qui je logeais, manqua je l'avoue de respect à l'empereur des Indes et à celui du Maroc. […] J'ai su depuis que la nuit même les officiers du grand Aureng-Zeb étant venus pour nous prendre, ils ne trouvèrent que l'interprète. Il fut exécuté en place publique, et tout les courtisans avouèrent sans flatterie que sa mort était très juste. "
Voila, dans cet extrais il faut que je trouve les critiques de la tyrannie, or je doute..

J'ai trouver "c'était l'homme le plus pieux de tout l'Indoustan, il était vrai qu'il avait égorgé un de ses frères et empoisonné son père" ; "Vingt rayas et autant d'omras était mort dans les supplices ; mais cela n'était rien, et on ne parlait que de sa dévotion. " ; "On ne lui comparait que la sacrée majesté du sérénissime empereur de Maroc, Muley-Ismaël, qui coupait des têtes tous les vendredis après la prière. "

Esque ce que j'ai trouver, rentre bien dans la tyrannie ? Que puis-je dire de ça ?

Merci beaucoup à ceux qui prendrons la peine de me répondre! 🙂
Les dernières phrases aussi.
C'est ironique, puisqu'il semble minimiser des choses terribles, et semble faire l'éloge d'un homme qui commet de tels actes. Il y a aussi une contradiction entre ce qu'on dit de lui "l'homme le plus pieux…" et ses actes barbares. On voit aussi une critique des courtisans : personne n'ose contredire le tyran, et on lui laisse la liberté de commettre des actes cruels, on les cautionne.
Bonjour Ammy,

D'accord je comprends merci beaucoup 😀 D'ailleurs, dans le même paragraphe, que puis-je dire sur la critique religieuse ?

J'ai noté : " C'était le balai avec lequel on avait balayé la maison sainte, le Caaba, le Beth Alla. Ce balai est le symbole qui balaye toutes les ordures de l'âme. Aureng-zeb ne paraissait ne pas en avoir besoin " ; "On ne lui comparait que la sacrée majesté du sérénissime empereur de Maroc, Muley-Ismaël, qui coupait des têtes tous les vendredis après la prière. " Mais c'est tout ? Quel commentaire je peux faire sur la critique religieuse ? Que ces empereurs se servent de leur religion pour faire des choses barbares ?

Merci de ton aide 🙂
Dans l'avant dernier paragraphe et le dernier paragraphe…
Dans votre manuel, je pense. Voltaire ne termine pas ainsi son conte, il écrit encore deux paragraphes et le mot de la fin est assez savoureux…
Quel commentaire je peux faire sur la critique religieuse ? Que ces empereurs se servent de leur religion pour faire des choses barbares ?
Ce n'est pas un commentaire, mais de la paraphrase. Demandez-vous qui Voltaire vise sous ce déguisement qui était transparent pour ses contemporains.
Bonjour Delia,

Vous avez raison le conte se termine sur l'esclavage, mais j'ai besoin de la fin pour répondre a ma critique tyrannique ?

voici la fin du conte :

"Il me restait de voir l'Afrique, pour jouir de toutes les douceurs de notre continent. Je la vis en effet. Mon vaisseau fut pris par des corsaires nègres. Notre patron fit de grande plaintes ; il leur demanda pourquoi ils violaient ainsi les lois des nations. Le capitaine nègres lui répondit : "Vous avez le nez long, et nous l'avons plat : vos cheveu sont tout droits et notre laine est frisée ; vous avez la peau de couleur de cendre, et nous de couleur d'ébène; par conséquent nous devons, par les lois sacrées de la nature, être toujours ennemis. Vous nous achetez aux foires de la côte de Guinée, comme des bêtes de somme, pour nous faire travailler à je ne sais quel emploi aussi pénible que ridicule. Vous nous faites fouiller à coups de nerfs de bœuf dans des montagnes pour en tirer une espèce de terre jaune qui par elle-même n'est bonne à rien, et qui ne vaut pas, à beaucoup près, un bon oignon d'Egypte ; aussi quand nous vous rencontrons, et que nous sommes les plus forts, nous vous faisons esclaves, et nous vous faisons labourer nos champs, ou nous vous coupons le nez et les oreilles."
On n'avait rien à répliquer à un discours si sage. J'allais labourer le champ d'une vieille négresse, pour conserver mes oreilles et mon nez. On me racheta au bout d'un an. J'avais vu tout ce qu'il y'a de beau, de bon et d'admirable sur la terre : je résolus de ne plus voir que mes pénates. Je me mariai chez moi : je fus cocu, et je vis que c'était l'état le plus doux de la vie. "