Quel visage de Paris Zola, Balzac et Maupassant dévoilent-ils ?

Entraide scolaire

7 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
Livres sur Amazon
Bonjour, j'ai une question de Corpus a faire mais j'ai un peu de mal..

Les questions sont : 1) Quel visage de Paris Zola, Balzac, et Guy.M dévoilent-ils ?
2) Quel rapport leurs personnages entretiennent-ils avec la capital?

Et c'est sur les Texte de: Balzac: Le père Goriot
Zola : La Curée
Guy.M: Bel-Ami


Pour la 1e question, j'ai quand même quelque idées. Je sais déjà que le points communs des 3 textes sont 😜remièrement qu'ils sont de la même époques ( le réalisme) et qu'ils parlent tous les 3 de l'argents, l. Mais leurs différences c'est que l'argent n'est pas parler de la même manière dans les 3textes.
Ce qui me pose aussi problème, c'est que je n'arrive pas a trouvée des procédés ( figures de styles ) des le 1e texte ( Balzac).
J'ai très bien compris le sujet, mais je ne sais pas vraiment par ou commencer.

Voila, merci beaucoup si vous voulez bien m'aider.

1e Texte de Balzac: Le pere Goriot ( extrait) :
Ses illusions d'enfance, ses idées de province avaient disparu. Son intelligence modifiée, son ambition exaltée, lui firent voir juste au milieu du manoir paternel, au sein de la famille. Son père, sa mère, ses deux frères, ses deux sœurs, et une tante dont la fortune consistait en pensions, vivaient sur la petite terre de Rastignac. Ce domaine, d'un revenu d'environ trois mille francs, était soumis à l'incertitude qui régit le produit tout industriel de la vigne, et néanmoins il fallait en extraire chaque année douze cents francs pour lui. L'aspect de cette constante détresse qui lui était généreusement cachée, la comparaison qu'il fut forcé d'établir entre ses sœurs, qui lui semblaient si belles dans son enfance, et les femmes de Paris, qui lui avaient réalisé le type d'une beauté rêvée, l'avenir incertain de cette nombreuse famille qui reposait sur lui, la parcimonieuse attention avec laquelle il vit serrer les plus minces productions, la boisson faite pour sa famille avec les marcs du pressoir, enfin une foule de circonstances inutiles à consigner ici décuplèrent son désir de parvenir et lui donnèrent soif de distinctions. Comme il arrive aux âmes grandes, il voulut ne rien devoir qu'à son mérite. Mais son esprit était éminemment méridional; à l'exécution, ses déterminations devaient donc être frappées de ces hésitations qui saisissent les jeunes gens quand ils se trouvent en pleine mer, sans savoir ni de quel côté diriger leurs forces, ni sous quel angle enfler leurs voiles. Si d'abord il voulut se jeter à corps perdu dans le travail, séduit bientôt par la nécessité de se créer des relations, il remarqua combien les femmes ont d'influence sur la vie sociale, et avisa soudain à se lancer dans le monde, afin d'y conquérir des protectrices : devaient-elles manquer à un jeune homme ardent et spirituel, dont l'esprit et l'ardeur étaient rehaussés par une tournure élégante et par une sorte de beauté nerveuse à laquelle les femmes se laissent prendre volontiers? Ces idées l'assaillirent au milieu des champs, pendant les promenades que jadis il faisait gaiement avec ses sœurs, qui le trouvèrent bien changé. Sa tante, madame de Marcillac, autrefois présentée à la cour, y avait connu les sommités aristocratiques. Tout à coup le jeune ambitieux reconnut, dans les souvenirs dont sa tante l'avait si souvent bercé, les éléments de plusieurs conquêtes sociales, au moins aussi importantes que celles qu'il entreprenait à l'Ecole de droit; il la questionna sur les liens de parenté qui pouvaient encore se renouer. Après avoir secoué les branches de l'arbre généalogique, la vieille dame estima que, de toutes les personnes qui pouvaient servir son neveu parmi la gent égoïste des parents riches, madame le vicomtesse de Beauséant serait la moins récalcitrante. Elle écrivit à cette jeune femme une lettre de l'ancien style, et la remit à Eugène, en lui disant que, s'il réussissait auprès de la vicomtesse, elle lui ferait retrouver ses autres parents. Quelques jours après son arrivée, Rastignac envoya la lettre de sa tante à madame de Beauséant. La vicomtesse répondit par une invitation de bal pour le lendemain.

A six heures, le corps du père Goriot fut descendu dans sa fosse, autour de laquelle étaient les gens de ses filles, qui disparurent avec le clergé aussitôt que fut dite la courte prière due au bonhomme pour l'argent de l'étudiant. Quand les deux fossoyeurs eurent jeté quelques pelletées de terre sur la bière pour la cacher, ils se relevèrent, et l'un d'eux, s'adressant à Rastignac, lui demanda leur pourboire. Eugène fouilla dans sa poche et n'y trouva rien, il fut forcé d'emprunter vingt sous à Christophe. Ce fait, si léger en lui-même, détermina chez Rastignac un accès d'horrible tristesse. Le jour tombait, un humide crépuscule agaçait les nerfs, il regarda la tombe et y ensevelit sa dernière larme de jeune homme, cette larme arrachée par les saintes émotions d'un coeur pur, une de ces larmes qui, de la terre où elles tombent, rejaillissent jusque dans les cieux. Il se croisa les bras, contempla les nuages, et, le voyant ainsi, Christophe le quitta.

Rastignac, resté seul, fit quelques pas vers le haut du cimetière et vit Paris tortueusement couché le long des deux rives de la Seine où commençaient à briller les lumières. Ses yeux s'attachèrent presque avidement entre la colonne de la place Vendôme et le dôme des Invalides, là où vivait ce beau monde dans lequel il avait voulu pénétrer. Il lança sur cette ruche bourdonnante un regard qui semblait par avance en pomper le miel, et dit ces mots grandioses: "A nous deux maintenant!"
2e textes de Zola : La Curée
Selon l’heureuse expression d’Eugène Rougon, Paris se mettait à table et révait gaudriole au dessert. La politique épouvantait, comme une drogue dangereuse. Les esprits lassés se tournaient vers les affaires et les plaisirs. Ceux qui possédaient déterraient leur argent, et ceux qui ne possédaient pas cherchaient dans les coins les trésors oubliés. Il y avait, au fond de la cohue, un frémissement sourd, un bruit naissant de pièces de cent sous, des rires clairs de femmes, des tintements encore affaiblis de vaisselle et de baisers. Dans le grand silence de l’ordre, dans la paix aplatie du nouveau règne, montaient toutes sortes de rumeurs aimables, de promesses dorées et voluptueuses.
Aristide Saccard, depuis les premiers jours, sentait venir ce flot montant de la spéculation, dont l’écume allait couvrir Paris entier. Il en suivit les progrès avec une attention profonde. Il se trouvait au beau milieu de la pluie chaude d’écus tombant dru sur les toits de la cité. Dans ses courses continuelles à travers l’Hôtel de Ville, il avait surpris le vaste projet de la transformation de Paris, le plan de ces démolitions, de ces voies nouvelles et de ces quartiers improvisés, de cet agio formidable sur la vente des terrains et des immeubles, qui allumait, aux quatre coins de la ville, la bataille des intérêts et le flamboiement du luxe à outrance. Dès lors, son activité eut un but. Ce fut à cette époque qu’il devint bon enfant. Il engraissa même un peu, il cessa de courir les rues comme un chat maigre en quête d’une proie.
Texte 3 Guy de Maupassant: Bel-Ami :
C’était une de ces soirées d’été où l’air manque dans Paris. La ville, chaude comme une étuve, paraissait suer dans la nuit étouffante. Les égouts soufflaient par leurs bouches de granit leurs haleines empestées, et les cuisines souterraines jetaient à la rue, par leurs fenêtres basses, les miasmes infâmes des eaux de vaisselle et des vieilles sauces.

Les concierges, en manches de chemise, à cheval sur des chaises en paille, fumaient la pipe sous des portes cochères, et les passants allaient d’un pas accablé, le front nu, le chapeau à la main.

Quand Georges Duroy parvint au boulevard, il s’arrêta encore, indécis sur ce qu’il allait faire. Il avait envie maintenant de gagner les Champs-Élysées et l’avenue du bois de Boulogne pour trouver un peu d’air frais sous les arbres ; mais un désir aussi le travaillait, celui d’une rencontre amoureuse.

Comment se présenterait-elle ? Il n’en savait rien, mais il l’attendait depuis trois mois, tous les jours, tous les soirs. Quelquefois cependant, grâce à sa belle mine et à sa tournure galante, il volait, par-ci, par-là, un peu d’amour, mais il espérait toujours plus et mieux.
La poche vide et le sang bouillant, il s’allumait au contact des rôdeuses qui murmurent, à l’angle des rues : « Venez-vous chez moi, joli garçon ? » mais il n’osait les suivre, ne les pouvant payer ; et il attendait aussi autre chose, d’autres baisers, moins vulgaires.

Il aimait cependant les lieux où grouillent les filles publiques, leurs bals, leurs cafés, leurs rues ; il aimait les coudoyer, leur parler, les tutoyer, flairer leurs parfums violents, se sentir près d’elles. C’étaient des femmes enfin, des femmes d’amour. Il ne les méprisait point du mépris inné des hommes de famille.

Il tourna vers la Madeleine et suivit le flot de foule qui coulait accablé par la chaleur. Les grands cafés, pleins de monde, débordaient sur le trottoir, étalant leur public de buveurs sous la lumière éclatante et crue de leur devanture illuminée. Devant eux, sur de petites tables carrées ou rondes, les verres contenaient des liquides rouges, jaunes, verts, bruns, de toutes les nuances ; et dans l’intérieur des carafes on voyait briller les gros cylindres transparents de glace qui refroidissaient la belle eau claire.

Duroy avait ralenti sa marche, et l’envie de boire lui séchait la gorge.

Une soif chaude, une soif de soir d’été le tenait, et il pensait à la sensation délicieuse des boissons froides coulant dans la bouche. Mais s’il buvait seulement deux bocks dans la soirée, adieu le maigre souper du lendemain, et il les connaissait trop, les heures affamées de la fin du mois.

Il se dit :« Il faut que je gagne dix heures et je prendrai mon bock à l’Américain. Nom d’un chien ! que j’ai soif tout de même ! » Et il regardait tous ces hommes attablés et buvant, tous ces hommes qui pouvaient se désaltérer tant qu’il leur plaisait. Il allait, passant devant les cafés d’un air crâne et gaillard, et il jugeait d’un coup d’oeil, à la mine, à l’habit, ce que chaque consommateur devait porter d’argent sur lui. Et une colère l’envahissait contre ces gens assis et tranquilles. En fouillant leurs poches, on trouverait de l’or, de la monnaie blanche et des sous.

Ils arrivèrent au boulevard Poissonnière, devant une grande porte vitrée, derrière laquelle un journal ouvert était collé sur les deux faces. Trois personnes arrêtées le lisaient.

Au-dessus de la porte s’étalait, comme un appel, en grandes lettres de feu dessinées par des flammes de gaz : La Vie Française. Et les promeneurs passant brusquement dans la clarté que jetaient ces trois mots éclatants apparaissaient tout à coup en pleine lumière, visibles, clairs et nets comme au milieu du jour, puis rentraient aussitôt dans l’ombre.

Forestier poussa cette porte : « Entre », dit-il. Duroy entra, monta un escalier luxueux et sale que toute la rue voyait, parvint dans une antichambre, dont les deux garçons de bureau saluèrent son camarade, puis s’arrêta dans une sorte de salon d’attente, poussiéreux et fripé, tendu de faux velours d’un vert pisseux, criblé de taches et rongé par endroits, comme si des souris l’eussent grignoté.

— Assieds-toi, dit Forestier, je reviens dans cinq minutes.

Et il disparut par une des trois sorties qui donnaient dans ce cabinet.

Une odeur étrange, particulière, inexprimable, l’odeur des salles de rédaction, flottait dans ce lieu. Duroy demeurait immobile, un peu intimidé, surpris surtout. De temps en temps des hommes passaient devant lui, en courant, entrés par une porte et partis par l’autre avant qu’il eût le temps de les regarder.

C’étaient tantôt des jeunes gens, très jeunes, l’air affairé, et tenant à la main une feuille de papier qui palpitait au vent de leur course ; tantôt des ouvriers compositeurs, dont la blouse de toile tachée d’encre laissait voir un col de chemise bien blanc et un pantalon de drap pareil à celui des gens du monde ; et ils portaient avec précaution des bandes de papier imprimé, des épreuves fraîches, tout humides. Quelquefois un petit monsieur entrait, vêtu avec une élégance trop apparente, la taille trop serrée dans la redingote, la jambe trop moulée sous l’étoffe, le pied étreint dans un soulier trop pointu, quelque reporter mondain apportant les échos de la soirée.

D’autres encore arrivaient, graves, importants, coiffés de hauts chapeaux à bords plats, comme si cette forme les eût distingués du reste des hommes.

Forestier reparut tenant par le bras un grand garçon maigre, de trente à quarante ans, en habit noir et en cravate blanche, très brun, la moustache roulée en pointes aiguës, et qui avait l’air insolent et content de lui.


Forestier lui dit : — Adieu, cher maître.

L’autre lui serra la main : — Au revoir, mon cher, — et il descendit l’escalier en sifflotant, la canne sous le bras.

Duroy demanda : — Qui est-ce ?

— C’est Jacques Rival, tu sais, le fameux chroniqueur, le duelliste. Il vient de corriger ses épreuves. Garin, Montel et lui sont les trois premiers chroniqueurs d’esprit et d’actualité que nous ayons à Paris. Il gagne ici trente mille francs par an pour deux articles par semaine.
Merci encore !! 🙂
Les trois textes ne sont pas de la même époque même s'ils appartiennent au XIXe siècle.
Paris ne se résume pas qu'à l'argent. C'est une ville mythique où peut s'accomplir la réussite sociale, c'est aussi un lieu d'intense vie intellectuelle, c'est la capitale du pouvoir, l'endroit de tous les plaisirs…
On ne te demande pas d'abord de trouver des procédés stylistiques mais de recenser les champs lexicaux.
A partir de ce relevé tu pourras définir les ressemblances, les différences et les nuances de cette peinture.
Merci de proposer ton aide ! 🙂

D'accord mais du coup ils ne font pas tous les 3 partie du Réalisme ?

Oui, c'est exact, mais du coup pour la 1e question je pourrai parler de leurs points communs (ou pas) avec leurs " réussite sociale" petit a petit ( avec quel moyens ils ont procédés) ? Mais le truc c'est que dans la question il demande quel visage dévoilent-ils de Paris, du coup je ne sais pas vraiment comment m'y prendre, et par ou commencer.

Ah d'accord! Du coup je pourrai relevez les champs lexicaux qu'ils ont en communs(ou pas) puis les comparer?

Merci encore de bien vouloir m'aider. 🙂
Jean-Luc n'a pas dit que les textes n'étaient pas réalistes. Il a souligné qu'ils n'avaient pas été écrit à la même époque.
Cela a d'ailleurs peu d'importance. La question est : Quel visage de Paris présentent-ils ?
Jean-Luc te donne un élément de réponse de taille :
C'est une ville mythique où peut s'accomplir la réussite sociale, c'est aussi un lieu d'intense vie intellectuelle, c'est la capitale du pouvoir, l'endroit de tous les plaisirs…
Ne pas oublier que les héros sont des provinciaux. Comment voient-ils la capitale ?
Ne pas oublier non plus que tu dois rédiger la réponse à une question notée sur 4, non un commentaire exhaustif ou une dissertation.
( Merci de bien vouloir m'aider aussi).

Ah oui d'accord, je n'est pas était très attentif.

Grace a son élément de réponse, j'ai pue faire mon plan, qu'est ce que vous pensaient de:
I- La réussite social des Héros ( la je parlerai des points communs( ou pas) ont les héros pour réussir a faire leurs place dans la société parisienne ( avec des champs lexicaux )
II- Une capital au Pouvoir ( je parlerai de la capital et les différents rapport que les héros entretiennent avec elle. (si ils ont des points communs ou différences.)

Quand tu dit '' exhaustif " ou "dissertation " tu veux faire allusion a quoi ?

( Merci encore).
Ah oui d'accord, je n'est pas était très attentif. (là encore, tu ne l'es pas assez ! 😉
Grace a son élément de réponse, j'ai pue faire mon plan, qu'est ce que vous pensaient de:
I- La réussite social des Héros ( la je parlerai des points communs( ou pas) ont les héros pour réussir a faire leurs place dans la société parisienne ( avec des champs lexicaux )
II- Une capital au Pouvoir ( je parlerai de la capital et les différents rapport que les héros entretiennent avec elle. (si ils ont des points communs ou différences.)
Ce que je pense ?
Le titre de ta première partie ne répond pas à la question posée. (visages de Paris ?) Le contenu du II, sans le titre ronflant me paraît correspondre à ce qui est demandé.
Quand tu dit '' exhaustif " ou "dissertation " tu veux faire allusion a quoi ?
Exhaustif veut dire complet, fouillé, achevé.
La dissertation est l'un des exercices qui est proposé après la question sur les textes. Cet exercice est noté sur 16 le jour du bac. C'est la partie la plus importante du devoir.
Bien sûr la question préalable n'est pas à négliger, mais il ne faut pas la traiter de la même façon. En plus, si j'ai bien compris, tu as ici deux questions à traiter.
'' Le titre de ta première partie ne répond pas à la question posée. (visages de Paris ?) Le contenu du II, sans le titre ronflant me paraît correspondre à ce qui est demandé. ''

Mais je pensais parler de leurs réussite social pour ensuite revenir sur l'image de Paris, je parle de ça et montre que Paris (la société) a différente face/images pour en venir a nos fins. ( Faire notre place au sein de la societé, devenir célébre, riche etc… )
Ronflant ? Trop lourd ? ( le titre)

Bonjour, est ce que sa serai possible que vous m'aidais a faire ma " conclusion " pour mon corpus? Je ne sais pas trop comment finir..