Bonjour, mon fils doit rediger une lectue annalytique sur ce texte suivant, je ne sais comment l'aider, il a chercher mais n'as pas compris, pourriez vous me rediger ceci, sur ce texte pour voir a quoi ressemble ce genre de chose, il faut rediger + de 3 idées sur ce texte, s'il vous plait ader moi, je ne veux pas qu'il rate son anné, il se desespere, beaucoup :/
— Écoute encore, reprit Lalie après un silence. Nous devons quatre francs sept sous au boulanger ; il faudra payer ça… Madame Gaudron a un fer à nous que tu lui réclameras… Ce soir, je n’ai pas pu faire de la soupe, mais il reste du pain, et tu mettras chauffer les pommes de terre…
Jusqu’à son dernier râle, ce pauvre chat restait la petite mère de tout son monde. En voilà une qu’on ne remplacerait pas, bien sûr ! Elle mourait d’avoir eu à son âge la raison d’une vraie mère, la poitrine encore trop tendre et trop étroite pour contenir une aussi large maternité. Et, s’il perdait ce trésor, c’était bien la faute de sa bête féroce de père. Après avoir tué la maman d’un coup de pied, est-ce qu’il ne venait pas de massacrer la fille ! Les deux bons anges seraient dans la fosse, et lui n’aurait plus qu’à crever comme un chien au coin d’une borne.
Gervaise, cependant, se retenait pour ne pas éclater en sanglots. Elle tendait les mains, avec le désir de soulager l’enfant ; et, comme le lambeau de drap glissait, elle voulut le rabattre et arranger le lit. Alors, le pauvre petit corps de la mourante apparut. Ah ! Seigneur ! quelle misère et quelle pitié ! Les pierres auraient pleuré. Lalie était toute nue, un reste de camisole aux épaules en guise de chemise ; oui, toute nue, et d’une nudité saignante et douloureuse de martyre. Elle n’avait plus de chair, les os trouaient la peau. Sur les côtes, de minces zébrures violettes descendaient jusqu’aux cuisses, les cinglements du fouet imprimés là tout vifs. Une tache livide cerclait le bras gauche, comme si la mâchoire d’un étau avait broyé ce membre si tendre, pas plus gros qu’une allumette. La jambe droite montrait une déchirure mal fermée, quelque mauvais coup rouvert chaque matin en trottant pour faire le ménage. Des pieds à la tête, elle n’était qu’un noir. Oh ! ce massacre de l’enfance, ces lourdes pattes d’homme écrasant cet amour de quiqui, cette abomination de tant de faiblesse râlant sous une pareille croix ! On adore dans les églises des saintes fouettées dont la nudité est moins pure. Gervaise, de nouveau, s’était accroupie, ne songeant plus à tirer le drap, renversée par la vue de ce rien du tout pitoyable, aplati au fond du lit ; et ses lèvres tremblantes cherchaient des prières.
— Madame Coupeau, murmura la petite, je vous en prie…
De ses bras trop courts, elle cherchait à rabattre le drap, toute pudique, prise de honte pour son père. Bijard, stupide, les yeux sur ce cadavre qu’il avait fait, roulait toujours la tête, du mouvement ralenti d’un animal qui a de l’embêtement.
Bonjour,
Comme son nom l'indique, une lecture analytique repose sur une analyse du texte.
Le professeur a certainement fait un cours ou donné des exemples sur la manière d'analyser un texte: que propose-t-il comme méthode?
Bonjour,
J'ai un paragraphe a faire sur cette extrait de l'asomnoir d'Emile Zola qui est :
Rédiger un paragraphe (sur l'extrait de l'Assommoir de Zola) pour répondre à la question : "Qu'est-ce qui rend ce texte pathétique ?"
(il faut citer le texte dans sa réponse !)
Voici le texte:
[lien invalide]/fichiers/2015/38/1442511574-assomm.jpg[/img]
Merci de m'aider..
https://www.etudes-litteraires.com/registres-litteraires/pathetique
Tu devrais d'abord revoir la définition du registre pathétique.
Puis tu chercheras dans le texte les différentes caractéristiques (champ lexical, exclamations …)
Enfin tu aborderas l'effet cherché, produit sur le lecteur.
Oui, si tu cherches les caractéristiques du pathétique, tu verras qu'elles sont toutes réunies (et de manière très évidente) dans cet extrait.
C'est simple. Est pathétique tout ce qui t'émeut, te donne envie de pleurer, te met les larmes aux yeux.
Il n'est effectivement pas difficile de trouver les parties pathétiques. Mais dites-moi, Émile n'exagère-t-il pas un peu ? Qui ici a déjà vu un bras gros comme une allumette ? Une pareille outrance, fût-elle une image ou je ne sais quelle figure de style, discrédite le propos, lui ôte toute vraisemblance et ce faisant, réalisme.
Cette figure de style se nomme
hyperbole.
https://www.etudes-litteraires.com/bac-francais/figures-de-style
Personne (sauf vous, peut-être 😜 ) ne sera assez "premier degré" pour prendre la comparaison au pied de la lettre.
Et cela ne discrédite en rien le propos de Zola.
Tout le monde comprendra par cette image que le bras, sans être véritablement mince comme une allumette, est vraiment très maigre, et l'on pourra en être ému. Je ne suis pas sûr que préciser simplement le diamètre exact du bras de la fillette aurait été plus efficace et plus crédible.
Je n'y peux rien, de telles outrances me sont insupportables. Son bras décharné ou quelque chose d'approchant aurait dit tout autant avec un peu plus de réalisme.
Entre nous, user d'une hyperbole pour une malheureuse qui a manqué de bol, est-ce bien raisonnable ? 😞
Désolé, mais la comparaison avec l'allumette est bien plus expressive qu'un simple "décharné".
Tout comme maigre comme un clou ou elle n'a que la peau sur les os.
Ces "outrances" imagées font partie de la poésie du langage courant.
Mais il est vrai que la poésie et vous, ça fait deux, à ce que j'ai cru comprendre. 😉
Le langage utilitaire et rien d'autre…
Et vous ne vous laissez jamais aller à dire : Je meurs de faim quand vous avez énormément faim ?
Attendez, il ne s'agit pas ici de poésie mais de réalisme. C'est écrit en gros à la main en début de texte.
Pour ce qui est de la poésie, je ne la dédaigne pas même si ce n'est pas mon mets préféré.
Mourir de faim, en voilà encore une outrance ! Pour mourir de faim dans ce pays, il faut vraiment le vouloir. Ici, on meurt plutôt de trop manger. Et c'est un individu de basse extraction qui vous l'écrit. 🙂
Le "réalisme" est un courant littéraire.
Il entend certes évoquer la réalité, mais ne s'interdit pas pour cela des figures de style évocatrices, parlantes, frappantes.
Si l'on bannissait de la conversation et de la littérature toutes les expressions imagées, ce serait un brouet insipide.
Et c'est plus fort que vous, quand vous commentez les expressions imagées qui font la saveur de notre langue, vous en revenez toujours au pied de la lettre, n'admettant leur emploi qu'au premier degré. Alors que le lecteur ou l'auditeur les prendra bien évidemment au second.
mourir de faim, mourir d'ennui, mort de rire, mort de fatigue…
c'est un écorché vif… suer sang et eau… l'estomac dans les talons… prendre ses jambes à son cou…
des torrents de larmes…
Mais oui, Paulang, pourquoi refuser l'évidence ?
Nous parlons de façon imagée dans la vie quotidienne, et sans même nous en rendre compte. Il serait mal venu de reprocher à un écrivain d'utiliser un style plus recherché.
Paulang :
Mais dites-moi, Émile n'exagère-t-il pas un peu ? Qui ici a déjà vu un bras gros comme une allumette ?
Ce n'est pas
Émile qui parle ici, c'est son personnage, une femme simple sans grande instruction. Elle parle par formules toutes faites, si bien répandues que le Tlfi répertorie :
b) [En parlant d'une pers., ou, le plus souvent, d'un de ses membres] Arg., pop. Personne grande et maigre; membre long et maigre :
7. Et ses jambes! Des cotrets de charbonnier, de vraies allumettes! Plus de mousse sur le caillou, quatre cheveux frisant à plat dans le cou…
É. ZOLA, L'Assommoir, 1877, p. 725.
Rappelons que je n'ai pas fait grief à Zola de ses expressions, je demandais seulement s'il n’exagérait pas un peu et si le récit ne perdait pas ce faisant en crédibilité.
Pour avoir, vers les 20 ans, côtoyé volontairement la misère et la déchéance d'un bidonville de l'est Parisien, je sais ce qu'elle est et je peux affirmer qu'elle n'a nul besoin d'hyperbole pour être pathétique. Un rapport de ce vécu sobre et fidèle par qui sait écrire ne serait assurément pas insipide. Mais voilà, les gens repus ont besoins d'image forte jusqu'à l'invraisemblance pour s'émouvoir ! et Zola qui, certainement n'était lu alors que par les gens qui en avaient les moyens (une minorité) ne devait pas l’ignorer.
Delia, il faudra que vous m'expliquiez ce qui vous permet d'affirmer que les propos sont de Gervaise ? J'ai lu et relu l'extrait proposé et n'y vois que le constat d'un narrateur (observateur) qui pour moi ne peut être Gervaise.
En tout cas, si après cela le questionneur ne trouve pas les expressions pathétiques, je n'y serai vraiment pour rien. 🙂
Toujours utile de replacer dans le contexte … 🙂
Dans Le Crépuscule des Idoles (1889), Friedrich Nietzsche émet ce jugement laconique et définitif : « Zola, ou le plaisir de puer ». C'est ce que durent penser les premiers critiques de l'Assommoir, qui firent au roman un succès de scandale. La réprobation fut à peu près unanime : à droite, on fustigeait cette « littérature de l'ordure » ; à gauche, on s'offusquait d'une vision aussi désespérante du monde ouvrier. À ses détracteurs qui se bouchaient le nez, Émile Zola (1840-1902) donnait d'ailleurs raison, en répliquant dans le même registre : « L'Assommoir est […] une œuvre de vérité, le premier roman sur le peuple qui ne mente pas et qui ait l'odeur du peuple » (Préface).
https://www.universalis.fr/encyclopedie/l-assommoir/Mais voilà, les gens repus ont besoins d'images fortes jusqu'à l'invraisemblance pour s'émouvoir !
Cette remarque est vraiment à côté de la plaque, Paulang, si je puis me permettre.
Zola a son style, il n'a pas été apprécié par tout le monde, comme cela vient d'être rappelé par Floréale. Et il ne l'est toujours pas par certains, repus ou non.
Historiquement parlant, les paysans décrits par Balzac ont été jugés plus crédibles que les bêtes brutes évoquées par Zola.
On n'aime ou on n'aime pas.
Son réalisme est cru ou excessif si vous voulez. Il donne à voir dans un style fortement imagé. C'est son choix.
Le récit pourrait être sobre et tout aussi émouvant assurément.
En poésie, cela peut donner :
L'enfant avait reçu deux balles dans la tête.
Le logis était propre, humble, paisible, honnête ;
On voyait un rameau bénit sur un portrait.
Une vieille grand-mère était là qui pleurait.
Nous le déshabillions en silence. Sa bouche,
Pâle, s'ouvrait ; la mort noyait son oeil farouche ;
Ses bras pendants semblaient demander des appuis.
Il avait dans sa poche une toupie en buis.
On pouvait mettre un doigt dans les trous de ses plaies.
Avez-vous vu saigner la mûre dans les haies ?
Son crâne était ouvert comme un bois qui se fend.
…. (Victor Hugo, Souvenir de la nuit du 4)
Le style de Zola est ce qu'il est, et ici, il ne s'agit pas de le discuter, mais de le commenter.
Il n'est pas seulement question de misère, mais du spectacle insoutenable d'une enfant martyrisée. En entendre parler est une chose, l'avoir sous les yeux en est une autre.
Gabiana vous pouvez bien entendu vous permettre.
A coté de la plaque dites-vous. Cela fait environ un an que des gens meurent noyés dans l'indifférence la plus absolue. Il aura fallu l'image, bien réelle celle-là, de ce malheureux enfant échoué sur une plage pour que les repus s'apitoient hypocritement sur leur sort. je ne pense pas qu'hyperboliser la photo (la retravailler) aurait rendue cette réalité plus pathétique.
Je le répète, c’était un questionnement. Vous m'avez donné votre avis et vous en remercie. Je maintiens cependant que l'exces n'ajoute rien au pathétique et même décrédibilise le propos. Pour autant, je ne rejette pas les figures de style dès lors qu'elles apportent un plus.
Cela fait environ un an que des gens meurent noyés dans l'indifférence la plus absolue. Il aura fallu l'image, bien réelle celle-là, de ce malheureux enfant échoué sur une plage pour que les repus s'apitoient hypocritement sur leur sort.
Mais je suis entièrement de ton avis, Paulang. Et pour ma part, je ne suis pas dupe de ces manipulations.
Le poids des mots, le choc des photos, cette formule n'est pas nouvelle.
C'est l'usage de frapper l'opinion en privilégiant les images les pires lors de n'importe quelle catastrophe.
Je crois que tu n'as pas bien compris ce que je voulais dire. Et mon expression "à côté de la plaque" était bien mal choisie, je le reconnais.
Je voulais seulement signifier qu'il s'agit ici de commenter un texte littéraire, écrit par un écrivain particulier. Soit, Emile Zola insiste lourdement, exagère, si tu veux (encore que…).et l'on peut ne pas aimer ce réalisme outrancier. Mais il est là et bien là, pour toucher le lecteur. Après, comme je te le disais, on peut ne pas aimer, et beaucoup n'aiment pas.
Paulang :
Delia, il faudra que vous m'expliquiez ce qui vous permet d'affirmer que les propos sont de Gervaise ? J'ai lu et relu l'extrait proposé et n'y vois que le constat d'un narrateur (observateur) qui pour moi ne peut être Gervaise.
Bref, vous me demandez un topo sur la notion de point de vue…
Relisons donc :
Gervaise, cependant, se retenait pour ne pas éclater en sanglots. Elle tendait les mains, avec le désir de soulager l’enfant ; et, comme le lambeau de drap glissait, elle voulut le rabattre et arranger le lit.
Ici, le narrateur n'est pas un observateur, mais un
deus ex machina, qui surplombe l'action et lit dans les pensées des personnages :
elle se retenait, elle voulut…Alors, le pauvre petit corps de la mourante apparut. Ah ! Seigneur ! quelle misère et quelle pitié ! Les pierres auraient pleuré.
L'exclamation, le cri d'horreur, le vocabulaire le commentaire stéréotypé ne sont pas le fait du
deus ex machina en surplomb, mais le fait du personnage.
Voici mes arguments. je justifie ma remarque, je ne cherche pas à vous convaincre.
J'ajouterais que les allumettes du XIX e siècle étaient plus grosses que les nôtres et que la comparaison n'est pas absurde, à mon avis.