Bonjour,
Je suis en seconde et je dois rédiger une partie de commentaire sur le texte "Un homme" de René Guy CADOU.
"Un homme
Un homme
Un seul homme
Et rien que lui
Sans pipe sans rien
Un homme
Dans la nuit un homme sans rien
Quelque chose comme une âme sans son chien
La pluie
La pluie et l'homme
La nuit un homme qui va
Et pas un chien
Pas une carriole
Une flaque
Une flaque de nuit
Un homme."
Après avoir fait une analyse du texte j'ai toujours pas trouvé une idée directrice sur laquelle je pourrais caler 3 paragraphes.
Mon Analyse:
1 Forme:
texte en vers libres
anaphore de "un homme"
"pluie"
"une flaque"
un seul verbe ( "va")
des assonances (rien/chien ; nuit/pluie)
absence de ponctuation
une comparaison "quelque chose comme une âme sans son chien"
une énumération/gradation (sans pipe sans rien) pour insister sur l'absence de tout objet
on insiste également sur la solitude de l'homme ("un homme un seul homme")
la nature: champ lexical: pluie, nuit, chien, flaque
2)
ce texte est descriptif/objectif
le poète n'est pas présent
pas de sentiments
Contexte: publiée dans le recueil "Héléne ou le régne végétal" donc dédiée à Héléne?
après-guerre
poète appartient au mouvement de l'école de Rochefort -> succession aux surréalistes: mouvement qui cherche le bonheur dans la réalité -> l'homme doit affronter le monde.
Alors avec tout ca j'ai pu concevoir un plan, mais je ne suis pas du tout sûr que ce sont vraiment des arguments pertinents?
Idée directrice: Ce texte s'intégre dabns le titre du recueil dans lequel il a été publié.
1. paragraphe: L'homme est seul
2. Paragraphe: les objets fabriqués par l'homme sont absents
3. Paragraphe la nature domine (l'homme) -> (le règne végétal)
Merci pour votre aide
Avant de te lancer dans un plan, essaie de placer ce poème dans un contexte, dans l'œuvre de René Guy Cadou, ce poète mort à 31 ans, qui sait que sa vie sera brève, qui a chanté l'enfance, l'école et ses écoliers, la fraternité des hommes. Et ici, un court poème extrait de Hélène ou le règne végétal, d'une tonalité grave mais d'une sobriété absolue. Cadou n'est pas un voyageur, c'est un homme au territoire limité, profond pour qui la maison est refuge.
Que de vers sur la nuit, la vie rêvée, les compagnons.
Et pourtant …
Un homme
La solitude du poète
Un homme présent dans la nuit des hommes
La poésie est chant silencieux
(Pour l'ouverture, pense à Folon).
Tout seul dans les eaux profondes du crépuscule !
Que mon chant vous atteigne ou non ce n'est pas ce qui importe
Cadou, le chant de solitude
Donc si je comprends bien malgré qu'il sait que sa vie sera courte le poète a trouvé le bonheur dans le temps très limitée qui est mis à sa disposition?
Donc ici le texte fait réfléchir sur le bonheur, trouvé, non pas dans la modernité et dans les objet et pensées crées par les humains, dans la vie avec les autres mais dans la nature/nuit et dans la solitude.
Plus précisement formulé: Dans ce texte le poète nous fait réfléchir sur le vrai sens du bonheur dans la vie d'un homme/d'un humain.
- Un bonheur trouvé dans la solitude
- dans la nature
- et surtout dans la poèsie
Excusez-moi, je crois que je suis totalement passée à côté du vrai sens du texte.
Je n'ai pas perçu dans ce poème l'idée du bonheur.
Donc en relisant le texte, je pourrais dire qu'avec toute l'analyse on peut finalement remarquer que l'homme ne fait que passer Alors que la nuit revient éternellement que la pluie sera toujours présente. Mais l'homme ne restera pas, il mourra au bout d'un certain temps, (court ou long) mais il mourra.
Et donc on retombe sur le titre du recueil: Hélène ou le règne végétal -> Le poète/L'homme ne fait que passer alors que la nature dure éternellement : elle règne.
C'est bien ça?
Tu "brodes" beaucoup autour du texte en passant à côté du texte, de sa force, de sa sobriété.
Oui, mais j'arrive pas à trouver le vrai sens du texte.
Là je pense plutôt partir sur la Tristesse qui est un sentiment dominant.
donc sur la tristesse de la soltidue de l'homme, la tristesse du décor du lieu, du temps et que la poèsie ici est un moyen pour exprimer sa tristesse.
Sinon je pensais à partir sur plus simple: Décrire pourquoi malgré que le poète soit de l'école de Rochefort, ce poème s'inscrit quand même plutôt dans les idées du surréalisme.
donc sur la tristesse de la solitude de l'homme, la tristesse du décor, du lieu, du temps et que la poèsie ici est un moyen pour exprimer sa tristesse.
Là, tu rentres enfin dans le texte … Continue à l'analyser.
Repère la récurrence de Homme, demande-toi quel effet est alors produit. Ce mot est-il toujours à la même place ?
Décrire pourquoi malgré que le poète soit de l'école de Rochefort, ce poème s'inscrit quand même plutôt dans les idées du surréalisme.
Sûrement pas !
Effectivement le mot "Homme" est répété 7 fois dans le texte, dont 3x "Un homme" puis passage à la ligne. Peut-être pour insister sur la solitude de l'homme?
Et quand Homme est utilisé en anaphore, cela crée un autre rythme. Une évidence à la fois sur l'importance et la fragilité de l'homme.
Bonjour, je suis en première es et je dois également faire un commentaire . J'ai trouvé 3 parties mais elles ne me conviennent pas .
1) La solitude
2) La nature en position de force
3) L'homme démuni (dans le sens : il ne possède rien, etc)
J'ai l'impression d'être passé à côté du sens du poème . J'aimerais des avis sur mes parties et peut-être une aide dans la compréhension du texte .
Merci beaucoup
PS : j'ai d'abord commencé par les parties car je ne trouve pas de problématique
Bonsoir.
Et si tu relisais les messages précédents de cette discussion ?
Un homme
Un homme
Un seul homme
Et rien que lui
Sans pipe sans rien
Un homme
Dans la nuit un homme sans rien
Quelque chose comme une âme sans son chien
La pluie
La pluie et l'homme
La nuit un homme qui va
Et pas un chien
Pas une carriole
Une flaque
Une flaque de nuit
Le poème d'un poète-instituteur :Un chant de solitude ou un chant d'humanité ?
I. Une figure de la solitude
UN /Sans chien/sans /pas…
Un homme.
Seul
II. Une figure du désespoir
les images d'eau
la nuit
le silence (pas une carriole)
III. Un poème de la disparition
une structure croissante puis décroissante autour d'un long vers libre
le langage qui s'évanouit (répétitions, anaphore …)
Des images floues (quelque chose comme …une âme/une flaque de nuit)
l'anonymat : un homme
Ouverture possible : avec le poème de Prévert mais quelle différence de registre :
Chanson pour les enfants
l’hiver, de Jacques Prévert
Dans la nuit de l’hiver
Galope un grand homme blanc
Dans la nuit de l’hiver
Galope un grand homme blanc
C’est un bonhomme de neige
Avec une pipe en bois,
Un grand bonhomme de neige
Poursuivi par le froid.
Il arrive au village.
Voyant de la lumière
Le voilà rassuré.
Dans une petite maison
Il entre sans frapper ;
Et pour se réchauffer,
S’assoit sur le poêle rouge,
Et d’un coup disparaît.
Ne laissant que sa pipe
Au milieu d’une flaque d’eau,
Ne laissant que sa pipe,
Et puis son vieux chapeau
Bonjour ,
Jehan , j'ai lu les messages précédents de cette discussion qui m'ont un peu aidé mais même avec ça j'ai du mal :/
Floreale , j'aime beaucoup les deux premières parties mais j'ai un peu du mal avec la troisième surtout avec
une structure croissante puis décroissante autour d'un long vers libre
le langage qui s'évanouit (répétitions, anaphore …)
. Est ce que vous pourriez me réexpliquer svp ?
Je vous remercie déjà pour votre aide !
Par structure, je t'invitais à regarder de plus près les vers utilisés par Cadou ce qui donne quasi de la prose. Si tu regardes le mètre de chaque vers, que constates-tu ? Vers réguliers ou libres ? Vers rimés ou blancs ? Où se trouve le vers le plus long ? Quel mètre ?
Le poème imite l'apparition d'une silhouette avec un mètre croissant puis sa disparition dans la nuit. .
Ce sont des vers libres et blancs .
Le vers le plus long se trouve au vers 7 et c'est un alexandrin .
Je crois avoir compris ! Je vais continuer mon travail et je reviendrais vers vous en cas de problème mais ca devrait aller , je comprends mieux maintenant merci beaucoup !
Quelque chose comme une âme sans son chien
11 ou 12 ? Tu fais la diérèse ?
Ici je dirais plutôt 12 avec la diérèse 🙂
J'avoue que je tique avec chi-en … 🙂