Theodor Fontane, Madame Jenny Treibel - L’un des derniers jours du mois de mai…

Entraide scolaire

11 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
Livres sur Amazon
Bonjour et merci à tous ceux qui me liront 🙂

Il me faut justifier la fonction poétique de ce texte tiré du roman Jenny Treibel de Theodore Fontane. J'ai compris en quoi consiste cette fonction mis j'ai beaucoup de mal à définir les figures de style. J'ai beau relire encore et encore, je vois seulement des allitérations et assonances :/ Est- ce possible qu'il n'y ait pas d'autres figures de style ? Qu'en pensez vous ?

L'un des derniers jours du mois de mai, par un temps déjà estival, un landau découvert, venant du Spittelmarkt, s'engagea dans la kurstrasse, puis dans l'Adlerstrasse et s'arrêta, un instant plus tard, devant une maison qui avez assez bon air, bien qu'elle n'eût que cinq fenêtres, mais par ailleurs assez démodée et à laquelle une récente couche de peinture brun- jaune donnait sans doute une certaine propreté, mais non pas d'une beauté plus grande: c'eût été plutôt le contraire. Au fond de la voiture étaient assises deux dames avec un petit chien de Bologne qui semblait prendre plaisir aux rayons clairs et chauds du soleil. La dame assise à gauche qui pouvait avoir trente ans, visiblement une gouvernante ou une dame de compagnie, ouvrit tout d'abord de sa place la porte de la voiture, aida à descendre la seconde dame, habillée avec goût et rigueur et qui faisait encore fort bonne figure, malgré une cinquantaine avancée. Immédiatement après, la dame de compagnie reprit sa place, cependant que la plus âgée franchissait le perron pour pénétrer dans l'entrée de la maison.
Bonsoir,
Entre autre on peut trouver:
une accumulation de CC de temps et de lieu dans la première phrase avec trois expressions à chaque fois:
"L'un des derniers jours du mois de mai, par un temps déjà estival, un landau découvert, venant du Spittelmarkt, s'engagea dans la kurstrasse, puis dans l'Adlerstrasse et s'arrêta, un instant plus tard,"

Vous pouvez noter ce qui fait référence à nos sens et rend le texte vivant:
ex: pour la vue avec des couleurs "brun-jaune" vous avez aussi "aux rayons clairs et chauds du soleil", tout cela montre une atmosphère accueillante comme si le paysage prend vie (renforcé par "une maison qui avait assez bon air").

Le contraste avec les verbes d'actions dont les sujets sont des inanimés "un landau… s’arrêta" "couche de peinture… donnait" alors que les être vivants sont passifs "un petit chien… qui semblait" "la dame… qui pouvait".
Après pour continuer sur la conjugaison, la femme la plus vieille effectue des actions à l'imparfait et l'autre femme au passé simple, en étudiant la valeur des temps vous trouverez une connotation sur le temps qui passe / change les personnes et le rapprocher au temps perdu (thématique qu'on retrouve dans la poésie) et faire le rapprochement. (bon c'est certes un peu tiré par les cheveux).

Voila deux, trois petites idées pour les figures de style autre que les sonorités que vous semblez avoir déjà relever.

Bonne soirée
Bonjour,


Merci infiniment pour toutes ces idées ! 🙂 Vous donnez des pistes auxquelles je n'aurais même pas pensé 🙂 Ce texte me complétement dingue 🆒

Au bout de la 200 e relecture ( 😉 ) je crois avoir encore relevé quelque chose : de nombreuses oppositions/ contraires :

lexicales comme par exemple : démodée / récent
ou encore introduite par : bien qu'elle ….
mais non pas
plutôt le contraire
malgré
cependant

Reste à trouver si cela à un nom …
petite plume apprentie a écrit :Bonsoir,
Entre autre on peut trouver:
une accumulation de CC de temps et de lieu dans la première phrase avec trois expressions à chaque fois:
"L'un des derniers jours du mois de mai, par un temps déjà estival, un landau découvert, venant du Spittelmarkt, s'engagea dans la kurstrasse, puis dans l'Adlerstrasse et s'arrêta, un instant plus tard,"

Vous pouvez noter ce qui fait référence à nos sens et rend le texte vivant:
ex: pour la vue avec des couleurs "brun-jaune" vous avez aussi "aux rayons clairs et chauds du soleil", tout cela montre une atmosphère accueillante comme si le paysage prend vie (renforcé par "une maison qui avait assez bon air").

Le contraste avec les verbes d'actions dont les sujets sont des inanimés "un landau… s’arrêta" "couche de peinture… donnait" alors que les être vivants sont passifs "un petit chien… qui semblait" "la dame… qui pouvait".
Après pour continuer sur la conjugaison, la femme la plus vieille effectue des actions à l'imparfait et l'autre femme au passé simple, en étudiant la valeur des temps vous trouverez une connotation sur le temps qui passe / change les personnes et le rapprocher au temps perdu (thématique qu'on retrouve dans la poésie) et faire le rapprochement. (bon c'est certes un peu tiré par les cheveux).

Voila deux, trois petites idées pour les figures de style autre que les sonorités que vous semblez avoir déjà relever.

Bonne soirée
J'aimerais cependant te mettre en garde Corbeau sur l'aide apportée par petiteplumeapprentie, car les éléments mis en valeur dans son message ne répondent pas réellement à la question qui t'est posée : attention au hors-sujet.
La consigne t'invite à t'interroger sur les figures de style à l'oeuvre dans le texte qui lui confèrent une valeur poétique : or, il n'y a aucune figure de style à proprement parlé dans le message de petiteplumeapprentie. Pour commencer, il me semble qu'il y a une confusion entre l'accumulation comme figure de style , utilisée à tort ici . Une accumulation repose une répétition de termes proches, mais en aucun cas on ne peut parler d'accumulation en se basant sur la fonction des mots : dans ce cas là, on pourrait très bien dire que le texte est une accumulation de sujet, de cod , et de nom, ce qui n'a aucun sens. Enfin, les remarques concernant les verbes d'action ou d'état ne sont en aucun cas des figures de style, ni même le jeu des temps, et ne répondent pas à la question de savoir ce qui fonde la fonction poétique du texte.
Les pistes à propos de la sonorité sont à approfondir, et il faudrait également faire un sort au rythme du texte.
Je vois donc il faut vraiment se pencher uniquement sur les figures de styles, sonorités, rythmes etc …

Le rythme compte également dans ce genre de texte ???
Bien sûr, dans la prose poétique, le rythme compte énormément !
Je ne peux dire parler de iambes, trochées, alexandrin etc… vu que ce ne sont pas des vers. Donc dans ce cas là, je suppose qu'il faut s’intéresser aux rythmes binaires et tertiaires non ?
Il est question de rythme ternaire et non tertiaire, mais c'est ça effectivement il ne faut pas se tromper en utilisant des outils qui s'appliquent à des vers.
Merci beaucoup, ça devient vraiment plus clair ! 🙂
En effet, c'est l'erreur que j'ai fait au départ et j'ai un peu paniqué ! Je me suis complétement emmêler les pinceaux !
Je partais du principe qu'une figure de style est un procédé qui dessert les intentions de l'auteur est peut se manifester à travers divers éléments comme ceux que j'ai cité… Ce sont plus des procédés grammaticaux ou je ne sais quoi et effectivement ce n'est pas forcément ce qu'il faudrait répondre :/
En ce qui concerne l'accumulation: (wiki) "en littérature, une accumulation est une figure de rhétorique qui se traduit par une énumération d'éléments appartenant à une même catégorie et qui crée un effet de profusion" mais "en art, une accumulation est un entassement, un empilement, une multiplication, sur une surface, un espace défini" je faisais référence à ce second sens et non au sens de la rhétorique.
On pourrait dire que les CC sont abondants…

Je m'excuses de vous avoir poussé au hors-sujet et à l'erreur 😞 bonne soirée
Pas de soucis, vous vouliez aider !! 🙂 Tout le monde peut se tromper 😜

Hmmm j'aurais encore une question. Pour les rythmes binaires et ternaires, ce sont bien les syllabes qu'il faut compter ? Pas les nombres de mots par "segment" ?


Bon si je ne me trompe, il n'y a pas de binaire, ni de ternaires dans ce texte.