Une autre façon de réécrire les contes médiévaux ! 😂
Réécritures des contes médiévaux
41 réponses · Page 2 / 3
Pour ce qui était de l'adultère, c'était bien sûr un erreur sur le mot, non sur la situation. Je pensais - à tort - que le mot pouvait être employé pour désigner les deux éléments du couple fautif, comme en latin, où Pâris aussi bien qu'Hélène sont qualifiés d'adultères (en poésie).
C'est bien ainsi que je l'ai vu : n'ai-je point dit que Lancelot était le complice de Guenièvre ?
Bonjour Philipe, désolée je n'ai pas vu les réponses, je te remercie infiniment.
Gwnyplaire, vous m'avez donné un liste de contes, en réalité je sais pas si je dois faire une recherche sur des contes précis, ou je suis un ordre, mais je crois que je suis libre de choisir ce que je veux 🙂
Au fait, j'ai lu que le petit chaperon rouge existait aussi au Moyen-âge, mais c'était juste oral, mais ce n'est pas grave si si le texte n'est pas ecrit, s'il revéle juste l oral 🙂 …
et pour la réécriture, il y a l'enchanteur de Barjavel, " Christian de Troyes''.
Je bloque un peu, je sais pas comment je pourrai repondre à cette question comment cette réappropriation est capable d infléchir d'un conte, sa réception par le 19 eme siecle?!
Gwnyplaire, vous m'avez donné un liste de contes, en réalité je sais pas si je dois faire une recherche sur des contes précis, ou je suis un ordre, mais je crois que je suis libre de choisir ce que je veux 🙂
Au fait, j'ai lu que le petit chaperon rouge existait aussi au Moyen-âge, mais c'était juste oral, mais ce n'est pas grave si si le texte n'est pas ecrit, s'il revéle juste l oral 🙂 …
et pour la réécriture, il y a l'enchanteur de Barjavel, " Christian de Troyes''.
Je bloque un peu, je sais pas comment je pourrai repondre à cette question comment cette réappropriation est capable d infléchir d'un conte, sa réception par le 19 eme siecle?!
Réponse extrêmement partielle et probablement à côté de ce qu'attend ton professeur.
La vision que j'ai des livres pour enfants que j'ai lus étant jeunes, et dont le texte était la plupart du temps réécrit depuis le XIXe siècle, est que chaque époque adapte des histoires anciennes à l'infini avec la sensibilité de son temps.
Même impression en ce qui concerne l'adaptation des contes anciens dans littérature pour enfants publiée ces dernières années : le ton colle à l'époque.
Suite à ta demande, Gavilana : je faisais allusion aux contes "classiques" pour enfants dont j'ai ensuite relu les "originaux" pour peu qu'il y ait des originaux, dans la mesure où souvent le conte écrit provient d'une tradition orale.
Quelques titres ? Du Roman de Renart aux contes d'Andersen, en passant par ceux Perrault, d'Alphonse Daudet ou des frères Grimm, on voit bien que l'adaptation "pour enfants" procède d'une simplification - ce qui à la rigueur peut se comprendre - mais aussi d'un détournement volontaire ou non qui donne au conte la couleur du temps. Pour preuve les illustrations qui représente les costumes et les décors de façon contemporaine.
On peut également se référer aux "adaptation" (que certains qualifieront de trahisons !) de Disney : les histoires sont édulcorées, les héros ne meurent plus (depuis la mort de la mère de Bambi, il n'y a eu qu'un mort dans Le Roi lion !), on va jusqu'à changer la fin du conte (La petite sirène…) ou à "oublier" de mentionner l'auteur (voir Notre Dame de Paris où le nom de Victor Hugo ne figurait pas sur l'affiche originale !).
Les impératifs commerciaux peuvent expliquer ceci ou cela, mais la modernisation des histoires a toujours eu lieu, même dans les livres.
Lorsque je parlais de contes contemporains, on assiste depuis quelques décennies à une vague de détournements, de parodies, parfois réussies et parfois non, où l'absurde intervient, où les héros de mondes hétéroclites se rencontrent, n'hésitant pas à mêler des histoires de différents pays et de différentes époques. Une autre façon de renouveler les contes, de les rendre accessibles et intéressants pour les jeunes générations (il faut aussi voir le côté positif).
Je ne sais pas si ces réflexions répondent à la question que tu m'as posée…
La vision que j'ai des livres pour enfants que j'ai lus étant jeunes, et dont le texte était la plupart du temps réécrit depuis le XIXe siècle, est que chaque époque adapte des histoires anciennes à l'infini avec la sensibilité de son temps.
Même impression en ce qui concerne l'adaptation des contes anciens dans littérature pour enfants publiée ces dernières années : le ton colle à l'époque.
Suite à ta demande, Gavilana : je faisais allusion aux contes "classiques" pour enfants dont j'ai ensuite relu les "originaux" pour peu qu'il y ait des originaux, dans la mesure où souvent le conte écrit provient d'une tradition orale.
Quelques titres ? Du Roman de Renart aux contes d'Andersen, en passant par ceux Perrault, d'Alphonse Daudet ou des frères Grimm, on voit bien que l'adaptation "pour enfants" procède d'une simplification - ce qui à la rigueur peut se comprendre - mais aussi d'un détournement volontaire ou non qui donne au conte la couleur du temps. Pour preuve les illustrations qui représente les costumes et les décors de façon contemporaine.
On peut également se référer aux "adaptation" (que certains qualifieront de trahisons !) de Disney : les histoires sont édulcorées, les héros ne meurent plus (depuis la mort de la mère de Bambi, il n'y a eu qu'un mort dans Le Roi lion !), on va jusqu'à changer la fin du conte (La petite sirène…) ou à "oublier" de mentionner l'auteur (voir Notre Dame de Paris où le nom de Victor Hugo ne figurait pas sur l'affiche originale !).
Les impératifs commerciaux peuvent expliquer ceci ou cela, mais la modernisation des histoires a toujours eu lieu, même dans les livres.
Lorsque je parlais de contes contemporains, on assiste depuis quelques décennies à une vague de détournements, de parodies, parfois réussies et parfois non, où l'absurde intervient, où les héros de mondes hétéroclites se rencontrent, n'hésitant pas à mêler des histoires de différents pays et de différentes époques. Une autre façon de renouveler les contes, de les rendre accessibles et intéressants pour les jeunes générations (il faut aussi voir le côté positif).
Je ne sais pas si ces réflexions répondent à la question que tu m'as posée…
Bonjour, mais les contes d'Andersen n'existaient pas au moyen-âge, votre réponse est trés utile pour ma recherche merci ! mais je voudrais savoir à propos de la réception des contes médiévaux au 19 eme siecle, comment cette réapropriation est capable d infléchir d'un conte, sa réception par le 20 eme siecle … ? par exemple l'enchanteur de Barjavel 🙂 si vous avez une idée n'hésitez pas, et je dois ecrire juste 10 pages en fait
Les frères Grimm on écrit au début du XIXe siècle des contes de tradition populaire notamment issus du Moyen Âge. On peut donc dire qu'il s'agit d'une réécriture.
Bonjour, j'ai demandé à ma prof à propos de Grimm et Charles Perault, elle m'a dit la mesure où ces contes n'existent pas sous forme écrite au Moyen Age, on ne peut pas parler de réécriture. Par ailleurs, on n'a guère de traces, à ma connissance, de ces contes au Moyen Age : il vous reste donc à en faire la preuve…
donc je vais trouver cette réécriture, je crois que je devais voir Christian de Troyes.
donc je vais trouver cette réécriture, je crois que je devais voir Christian de Troyes.
Il est sûr qu'on ne peut parler de réécriture à partir du moment où l'on ne dispose d'aucun original écrit. Grimm et Perrault se sont basés sur des traditions orales invérifiables et ont certainement ajouté du leur dans ces adaptations.
"Christian de Troyes" n'existe pas, c'est Chrétien de Troyes 🙂 !
Mais la lecture de cet auteur va te créer des difficultés, et tu n'auras pas beaucoup d'éléments sur la partie de la légende antérieure à Arthur. Le "Lancelot" en prose serait plus indiqué, mais il est très long et très touffu.
Pourquoi ne pas essayer de lire "Merlin" de Robert de Boron (XIIIème siècle) ? Tu pourrais utiliser le roman de Barjavel que tu citais comme "réécriture" de la légende de Merlin l'enchanteur, et non du roman médiéval, bien sûr, que Barjavel ne connaissait peut-être pas. Par contre, je ne sais s'il est facile de se procurer l'œuvre en traduction.
"Christian de Troyes" n'existe pas, c'est Chrétien de Troyes 🙂 !
Mais la lecture de cet auteur va te créer des difficultés, et tu n'auras pas beaucoup d'éléments sur la partie de la légende antérieure à Arthur. Le "Lancelot" en prose serait plus indiqué, mais il est très long et très touffu.
Pourquoi ne pas essayer de lire "Merlin" de Robert de Boron (XIIIème siècle) ? Tu pourrais utiliser le roman de Barjavel que tu citais comme "réécriture" de la légende de Merlin l'enchanteur, et non du roman médiéval, bien sûr, que Barjavel ne connaissait peut-être pas. Par contre, je ne sais s'il est facile de se procurer l'œuvre en traduction.
Avant Chrétien de Troyes, on ne trouve pratiquement pas trace de la légende arthurienne.
Le Lancelot suggéré par Jacques serait une bonne option.
Le Conte du Graal est passionnant pour les amateurs, mais il fait tout de même 6000 pages à La Pléiade… :/
On cite souvent Historia Regum Britanniae attribué à Geoffrey de Monmouth comme "le livre par lequel tout a commencé". Cette histoire des rois de Bretagne semble inventée de toutes pièces mais il est certain que c'est un des premiers écrits attestés sur la légende du roi Arthur. J'ai trouvé pour ma part que ce livre se présente comme une litanie, une énumération un peu fastidieuse, et je lui préfère Chrétien de Troyes ou le Conte du Graal (dont je n'ai, pour l'instant, lu et relu qu'une partie).
Le Lancelot suggéré par Jacques serait une bonne option.
Le Conte du Graal est passionnant pour les amateurs, mais il fait tout de même 6000 pages à La Pléiade… :/
On cite souvent Historia Regum Britanniae attribué à Geoffrey de Monmouth comme "le livre par lequel tout a commencé". Cette histoire des rois de Bretagne semble inventée de toutes pièces mais il est certain que c'est un des premiers écrits attestés sur la légende du roi Arthur. J'ai trouvé pour ma part que ce livre se présente comme une litanie, une énumération un peu fastidieuse, et je lui préfère Chrétien de Troyes ou le Conte du Graal (dont je n'ai, pour l'instant, lu et relu qu'une partie).
à part le contr du Graal réécrit par Barjavel, je n'ai pas trouvé d'autres réécritures, vous en connaissez d'autres ?
Non, mais tu devrais restreindre ton sujet à l'étude comparative de deux œuvres :
- le Merlin de Robert de Boron (une traduction en FM est accessible en Garnier-Flammarion),
- l'Enchanteur de Barjavel.
Une étude des anachronismes de Barjavel serait amusante et facile à faire.
Par contre, il faut rester centré sur le personnage, car Robert de Boron arrête l'histoire du royaume de Logres à l'avènement d'Arthur.
Parles-en à ton professeur.
- le Merlin de Robert de Boron (une traduction en FM est accessible en Garnier-Flammarion),
- l'Enchanteur de Barjavel.
Une étude des anachronismes de Barjavel serait amusante et facile à faire.
Par contre, il faut rester centré sur le personnage, car Robert de Boron arrête l'histoire du royaume de Logres à l'avènement d'Arthur.
Parles-en à ton professeur.
Et si je fais la comparaison avec Conte du Graal de Chrétien ?
On nous en dira tant !
La mesure la plus objective est le nombre d'octosyllabes : 9067.
Cependant, ad usum discipulorum, il existe une édition folio, entièrement en français moderne, truffée de contresens et d'approximations, mais accessible et c'est bien ce que l'on lui demande.
P.S. A moins que l'annulaire de notre correspondant ait pesé trop longtemps sur la touche zéro, multipliant ainsi par 10 le nombre de pages. La question demeure : 600 pages pour 9000 vers, c'est bien beaucoup…
Le Conte du Graal est passionnant pour les amateurs, mais il fait tout de même 6000 pages à La Pléiade…6000 pages ! Composées en gros caractères, alors : dans la bilingue de la Pochothèque il n'en occupe que 250, que l'on pourrait ramener à 125, puisque chaque page offre sur deux colonnes le texte original et le texte modernisé.
La mesure la plus objective est le nombre d'octosyllabes : 9067.
Cependant, ad usum discipulorum, il existe une édition folio, entièrement en français moderne, truffée de contresens et d'approximations, mais accessible et c'est bien ce que l'on lui demande.
P.S. A moins que l'annulaire de notre correspondant ait pesé trop longtemps sur la touche zéro, multipliant ainsi par 10 le nombre de pages. La question demeure : 600 pages pour 9000 vers, c'est bien beaucoup…
L'annulaire de notre correspondant ? 😂
Le Livre du Graal, Tome I. 2000 pages (contient Joseph d'Arimathie - Merlin - Les Premiers Faits du roi Arthur.). Traduit de l'ancien français par Anne Berthelot, Gérard Gros et Philippe Walter. Édition publiée sous la direction de Philippe Walter avec la collaboration de Robert Deschaux, Irène Freire-Nunes, Gérard Gros, Marie-Geneviève Grossel et Mary B. Speer. Édition bilingue préparée par Daniel Poirion.
Le Livre du Graal, Tome II. 1984 pages (contient Lancelot - La Marche de Gaule - Galehaut - La Première Partie de la quête de Lancelot.)
Le Livre du Graal. Tome III. 1728 pages (contient Lancelot - La Seconde Partie de la quête de Lancelot - La Quête du Saint Graal - La Mort du roi Arthur.)
J'y suis allé en effet un peu fort, puisqu'il n'y a pas 6000 pages mais "seulement" 5712 pages. 😀
Si Gallimard commercialise 5712 pages alors que "l'on pourrait [les] ramener à 125", c'est que, soit ils sont bons commerçants, soit il y avait beaucoup trop de notes ! :/
Mais, en lisant ces trois tomes, je n'ai pas eu l'impression ni de ceci ni de cela. 🙂
Le Livre du Graal, Tome I. 2000 pages (contient Joseph d'Arimathie - Merlin - Les Premiers Faits du roi Arthur.). Traduit de l'ancien français par Anne Berthelot, Gérard Gros et Philippe Walter. Édition publiée sous la direction de Philippe Walter avec la collaboration de Robert Deschaux, Irène Freire-Nunes, Gérard Gros, Marie-Geneviève Grossel et Mary B. Speer. Édition bilingue préparée par Daniel Poirion.
Le Livre du Graal, Tome II. 1984 pages (contient Lancelot - La Marche de Gaule - Galehaut - La Première Partie de la quête de Lancelot.)
Le Livre du Graal. Tome III. 1728 pages (contient Lancelot - La Seconde Partie de la quête de Lancelot - La Quête du Saint Graal - La Mort du roi Arthur.)
J'y suis allé en effet un peu fort, puisqu'il n'y a pas 6000 pages mais "seulement" 5712 pages. 😀
Si Gallimard commercialise 5712 pages alors que "l'on pourrait [les] ramener à 125", c'est que, soit ils sont bons commerçants, soit il y avait beaucoup trop de notes ! :/
Mais, en lisant ces trois tomes, je n'ai pas eu l'impression ni de ceci ni de cela. 🙂
Mais oui, Chrétien n'est pas le seul auteur à s'être intéressé à la quête du Graal. C'est aussi pourquoi Gavilana doit se limiter (d'ailleurs, le roman de Chrétien est inachevé, et celui-ci évoque surtout Gauvain dans la seconde moitié de son texte).
Avec Lancelot, c'est la même chose.
Avec Lancelot, c'est la même chose.
Bonjour, est-ce que ces livres que vous m'avez indiqué existent en français c'est ca ?? et non en ancien français ! parce que de toutes façon je vais comprendre en ancien français ! 🙂
Le Roman du Graal et les œuvres complètes de Chrétien de Troyes sont éditées en version bilingue à La Pléiade si tu peux les emprunter en bibliothèque universitaire.
Le Graal en prose est un vrai chef d'œuvre…
freddy.lombard a écrit :Le Roman de Graal et les œuvres complètes de Chrétien de Troyes sont éditées en version bilingue à La Pléiade si tu peux les emprunter en bibliothèque universitaire.Editées aussi dans la Pochothèque, moins onéreuse.
Cependant je m'insurge contre l'expression bilingue : il ne s'agit pas de deux langues, mais de deux états de la même langue. Mais bon, tout le monde dit comme ça…