Bonjour à tous,
Comme indiqué ci-dessus je dois faire une dissertation répondant au sujet "suis je ce que je fais"… 🙂
J'ai déjà eu quelques idées relativement floues et je souhaitais vous les soumettre pour avoir votre avis, me dire si oui ou non je partais sur un hors sujet ou peut être que vous puissiez me conseiller d'autres pistes etc…
J'avais songé partir sur l'idée d'habitude, l'idée que lorsque le corps répète mécaniquement une action sans réfléchir cela distingue la réflexion (ce que je suis, ce qui me compose, une réflexion) et ce que je fais… Les deux étant d'ordinaire coordonné l'habitude les sépare…
Ensuite j'avais aussi pensé à l'idée de partir sur l'idée d'obligation, l'homme qui agis non pas par lui même mais par l'autre, il n'est pas le cerveau mais l'outil…
Bref tout cela est bien vagues et très bref mais ce n'est qu'un début… suis je en hors sujet ? Là est la question…
Merci de bien vouloir me répondre si le cœur vous en dit et à bientôt 🙂
Bonsoir.
Peut-être une autre piste…
La question peut se reformuler ainsi :
Puis-je me définir par mes actes, et seulement par mes actes ?
Tes premières réflexions sont intéressantes, Sartre95. 🙂
Encore une autre manière de prendre le problème : si on te demande "qui es-tu ?", que répondras-tu ? Si tu poses cette question à quelqu'un, attendras-tu de lui ou d'elle qu'il/elle énumère une série d'actes ? Il me semble que non - on attend plutôt, en réponse à cette question, des renseignements comme le nom, l'âge, le sexe, la nationalité, la profession…
A la question , que répond Sartre justement dans L'être et le néant .
Une idée qui me traverse l'esprit : donnerait-on la même réponse à la question "qui suis-je ?" et à la question "que suis-je ?". Peut-être que le sujet appelle une réponse différente selon qu'on répond à l'une ou à l'autre de ces deux questions sous-jacentes.
Enfin, j'aime bien ton sujet, il donne à réfléchir. 🆒
Effectivement c'est une idée qui mérite d etre approfondie…
Merci encore
Identifie une problématique précise à ton sujet. Trouve le paradoxe, le problème de ce sujet. Pour cela, demande-toi pour quelle raison la question se pose.
Une piste : suis-je ce que je fais ? => Ben non, je suis moi, ce que je fais ce n'est pas moi : je le fais, je suis sujet, je ne peux pas être objet à la fois, quelle question ! => Certes, certes, j'entends bien : mais moi qui ne suis pas toi, est-ce que je peux te voir autrement qu'à travers la seule passerelle qu'il y a de toi à moi : tes actions ? Ai-je un autre moyen pour te reconnaître que de t'identifier à des actions ? Quand nous serons morts, retiendra-t-on autre chose de nous que ce qu'on a laissé ? => Ah ouais… Mais du coup, en fait, mes actions, ne serait-ce pas la seule façon que j'ai de choisir comment l'autre me voit ? Agissant hors de moi, agirais-je en fait systématiquement sur moi ?
… Et pourtant, mon identité, j'ai beau y travailler tant que je veux, je ne la changerai pas.
L'habitude n'est pas une mauvaise idée, mais ce n'est pas le cœur du sujet. Je n'y vois pour ma part rien d'autre qu'un exemple, extrême, d'identification entre une personne et une action. C'est intéressant pour poser le problème.
L'obligation en est une excellente en creux. C'est ce vers quoi on t'a orienté en te parlant de Sartre, mais me viennent également Kant et Rousseau. Je te laisse formuler précisément en quoi, mais il est évident que le rapport entre nature/culture et liberté est au cœur du sujet. Le mot d'émancipation me semble intéressant.
Je ne sais pas si je suis ce que je fais, mais ce qui est sûr, c'est que je sais ce que je fuis.
Enfermer quelqu'un dans ses actes, c'est refuser de voir que ses actes peuvent avoir d'autres origines que sa pure volonté, ne pas être l'expression de sa nature profonde. Nos actes peuvent être influencés par des éléments extérieurs au point que nous ne retrouvions point en eux.
Se pose ainsi la question de notre responsabilité, de notre évolution, de notre imperfection, de notre vocation…
Un exemple pour illustrer le propos : comment se comporter à l'égard du condamné ?