La fonction du romancier est-elle de diagnostiquer les malheurs de la société ?

Entraide scolaire

5 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bounjour, j'ai une dissertation d'un sujet de bac à faire. Les textes composant le corpus du sujet sont Voyage au bout de la nuit, la maladie de Sachs et La peste.

Voici ce que j'ai écrit jusqu'à maintenant :

Le roman est un genre littéraire polymorphique, caractérisé essentiellement par une narration fictionnelle plus ou moins longue. Actuellement, c’est le genre mondialement dominant, il est d’abord écrit en vers assonantiques au 12ème siècle avant de l’être en prose au 13ème. Le romancier peut avoir pour objectif entretenir un lecteur, faire une critique, ou raconter sa vie. Est-ce que la fonction du romancier est-elle de diagnostiquer les malheurs de la société ? Premièrement nous étudierons l’importance des malheurs de la société dans la fonction du romancier, puis nous analyserons les autres fonctions de celui-ci.

Nombreux sont les romanciers qui utilisent leur plume pour diagnostiquer les malheurs de la société. Prenons par exemple « La maladie de Sachs », roman publié en 1998 par Martin Winckler, qui raconte l’histoire du docteur Sachs, médecin qui décidée commencer à écrire, et chaque page écrite devient un exutoire pour la souffrance humaine.

Il en est de même pour « Rhinocéros » d’Ionesco (1959) et « La peste » (1947) d’Albert Camus, ces deux œuvres utilisent une argumentation par analogie pour dénoncer « la peste brune », surnom donné au nazisme, qui a été en effet le plus grand malheur de la société dans le 20ème siècle et un des plus grands malheurs dans l’histoire de la planète. Dans l’œuvre de Ionesco le nazisme et représenté par une maladie imaginaire nommé « Rhinocérite » qui transforme les habitants d’un village en rhinocéros, est dans l’œuvre de Camus celle-ci est représenté par une épidémie de peste qui frappe la ville d’Oran dans l’Algérie Française, la coupant du monde extérieur.

Nous pouvons aussi penser à l’œuvre de Victor Hugo, « Le dernier jour d’un condamné », publié en 1829, un roman sous forme de journal qu’un condamné à mort écrit pendant ces dernières 24 heures d’existence. Ce roman critique la peine de mort, qui pendant nombreux siècles fut un des plus grands malheurs de la société, comme par exemple pendant la révolution française avec la guillotine.

On ne peut pas oublier de citer « Voyage au bout de la nuit » de Louis-Ferdinand Céline, dans ce roman autobiographique publié en 1932 et qui obtint le prix Renaudot, l’auteur diagnostique plusieurs malheurs de la société en abordant tout le long de l’œuvre les thèmes de l’errance, de la pourriture, et de la lâcheté.

Nous pouvons également penser aux contre-utopies ou dystopies, comme par exemple « Le meilleur des mondes » de Aldous Huxley et « Nous autres » de Levgueni Zamiatine. Ce sous genre du roman est un récit de fiction dépeignant une société imaginaire organisée de telle façon qu'elle empêche ses membres d'atteindre le bonheur. Une dystopie peut également être considérée comme une utopie qui vire au cauchemar et conduit donc à une contre-utopie. En effet ce sous genre traite les malheurs de la société, car il aborde l’évolution de notre monde qui mène à une « utopie » qui est en réalité une contre utopie, car si celle-ci est achevé, le peuple rêvera « de retourner à une société non utopique, moins parfaite et plus libre », comme le dirait Nicolas Berdiaeff.

Toutefois diagnostiquer les malheurs de la société n’est pas la seule fonction des romanciers.




Qu'en pensez vous? Et avez vous des idées pour la deuxième partie? Je pense additioner "Les bienveillantes" dans la première partie, et pour la deuxième partie je pense à "À la recherche du temps perdu" et peut être "Un barrage contre le pacifique" ou "Jacques le Fataliste", mais je n'ai pas beacoup d'idées.

Merci d'avance.
Bonsoir,

Navrée si je suis un peu lapidaire mais il y a pas mal de choses à revoir, notamment du côté de la méthodologie:

L'introduction est beaucoup trop courte. La partie sur la versification n'est pas nécessaire.
L'introduction doit comporter:
- une accroche
- le sujet et l'explication du sujet
- la problématique et le plan
pour un sujet de type bac cela doit faire au minimum une demi page, voir plutôt une petite page.

Le plan doit être une réponse à la question que pose la problématique et doit être formulé clairement.
Les exemples doivent être développés. Il ne s'agit pas de citer juste le titre mais de prendre des extraits du texte, des situations, des phrases qui illustrent l'argument que l'on avance. C'est un dm donc il faut faire ce travail d'aller piocher dans les textes.

Au travail 😉
Je ne vois pas vraiment ce que je peux additionner dans l'intro :/

D'autres idées?
Je commencerais volontiers par cette phrase bien connue de Stendhal dans Le Rouge et le Noir :
"Eh, monsieur, un roman est un miroir qui se promène sur une grande route. Tantôt il reflète à vos yeux l'azur des cieux, tantôt la fange des bourbiers de la route."
Cela aurait l'avantage de donner un point de vue élargi du roman, et d'annoncer qu'à la question fermée qui est posée, on ne peut pas répondre par oui ou par non.
Voici le sujet : Est-ce que la fonction du romancier est de diagnostiquer les malheurs de la société.

Elle est presque complète, je vais encore additioner quelques oeuvres et la conclusion, j'ai besoin d'oeuvres principalement pour la deuxième partie car je n'ai plus d'idées. Si vous avez des idées pour améliorer dites moi s'il vous plait :

« Eh, monsieur, un roman est un miroir qui se promène sur une grande route. Tantôt il reflète à vos yeux l'azur des cieux, tantôt la fange des bourbiers de la route » - Stendhal, « Le rouge et le noir »

Le roman est un genre littéraire polymorphique, caractérisé essentiellement par une narration fictionnelle plus ou moins longue. Actuellement, c’est le genre mondialement dominant, il est d’abord écrit en vers assonantiques au 12ème siècle avant de l’être en prose au 13ème. Le romancier peut avoir pour objectif entretenir un lecteur, formuler une critique, ou raconter sa vie. Est-ce que la fonction du romancier est-elle de diagnostiquer les malheurs de la société ? Premièrement nous étudierons l’importance des malheurs de la société dans la fonction du romancier, puis nous analyserons les autres fonctions de celui-ci.

Nombreux sont les romanciers qui utilisent leur plume pour diagnostiquer les malheurs de la société. Prenons par exemple

« La maladie de Sachs », roman publié en 1998 par Martin Winckler, qui raconte l’histoire du docteur Sachs, médecin qui décide de commencer à écrire, et chaque page écrite devient un exutoire pour la souffrance humaine.

Il en est de même pour « Rhinocéros » d’Eugène Ionesco (1959) et « La peste » (1947) d’Albert Camus, ces deux œuvres utilisent une argumentation par analogie pour dénoncer « la peste brune », surnom donné au nazisme, qui a été en effet le plus grand malheur de la société dans le 20ème siècle et un des plus grands malheurs dans l’histoire de la planète. Dans l’œuvre d’Ionesco le nazisme est représenté par une maladie imaginaire nommé « Rhinocérite » qui transforme les habitants d’un village en rhinocéros, et dans l’œuvre de Camus celle-ci est représenté par une épidémie de peste qui frappe la ville d’Oran dans l’Algérie Française, la coupant du monde extérieur.

Nous pouvons aussi penser à l’œuvre de Victor Hugo, « Le dernier jour d’un condamné », publié en 1829, un roman sous forme de journal qu’un condamné à mort écrit pendant ces dernières 24 heures d’existence. Ce roman critique la peine de mort, qui pendant nombreux siècles fut un des plus grands malheurs de la société, comme par exemple pendant la révolution française avec la guillotine.

On ne peut pas oublier de citer « Voyage au bout de la nuit » de Louis-Ferdinand Céline, dans ce roman autobiographique publié en 1932 et qui obtint le prix Renaudot, l’auteur diagnostique plusieurs malheurs de la société en abordant tout le long de l’œuvre les thèmes de l’errance, de la pourriture, et de la lâcheté. Ceci est principalement mis en évidence dans l’extrait ou Ferdinand Bardamu, un médecin et le personnage principal de l’œuvre, est nommé à la consultation d’un petit dispensaire pour les tuberculeux, en banlieue parisienne, pendant l’entre-deux guerres, et expose l’état de misère extrême dans lequel ceux-ci se retrouvent.

Nous pouvons également penser aux contre-utopies ou dystopies, comme par exemple « Le meilleur des mondes » de Aldous Huxley et « Nous autres » de Levgueni Zamiatine. Ce sous genre du roman est un récit de fiction dépeignant une société imaginaire organisée de telle façon qu'elle empêche ses membres d'atteindre le bonheur. Une dystopie peut également être considérée comme une utopie qui vire au cauchemar et conduit donc à une contre-utopie. En effet ce sous genre traite les malheurs de la société, car il aborde l’évolution de notre monde qui mène à une « utopie » qui est en réalité une contre-utopie, car si celle-ci est achevé, le peuple rêvera « de retourner à une société non utopique, moins parfaite et plus libre », comme le dirait Nicolas Berdiaeff.

Toutefois diagnostiquer les malheurs de la société n’est pas la seule fonction des romanciers.

Marcel Proust par exemple, dans son plus grand chez d’œuvre, publié en sept tomes entre 1913 et 1927, le roman autobiographique « À la recherche du temps perdu » ne s’intéresse pas aux malheurs de la société, mais met l’accent plutôt sur une réflexion sur la littérature, la mémoire, et le temps, tout en racontant sa vie grâce à un personnage imaginaire.

Encore dans les romans autobiographiques, on a « Un barrage contre le Pacifique » datant de 1950 et ayant pour auteur Marguerite Duras, qui raconte l’histoire d’une famille vivant dans l’Indochine française, c’est un roman qui a plutôt pour objectif raconter la vie de l’auteur, tout en entretenant le lecteur.

On peut aussi penser à l’œuvre du philosophe et écrivain libertin Denis Diderot publiée en feuilleton entre 1778 et 1780, à « Jacques le fataliste et son maître », qui se concentre non pas dans les malheurs de la société, mais principalement dans la création d’un nouveau genre de roman, le nouveau roman.

Encore dans le genre de structures de roman originales et différentes, nous ne pouvons pas oublier de citer « La Modification » de Michel Butor, roman qui raconte le voyage d’un homme dans le train Paris Rome, en utilisant la 2nde personne du pluriel tout au long du roman.



Merci d'avance