Constant, Adolphe, chapitre 10 - L’on m’apporta tous les papiers d’Ellénore…

Entraide scolaire

2 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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I.Une héroïne tragique
a) Ellenore , une femme qui souffre

Champ lexical de la souffrance , phrases exclamatives
Utilisation du verbes suivre , dévore , déchirer

b) je n'ai pas trouvé

II)Adolphe , un mari violent qui fait souffrir sa femme
a)Portrait violent d’Adolphe
b) un amant qui cause la douleur de celle-ci

champ lexical de la douleur

Voici le texte qui s'y réfère :
L’on m’apporta tous les papiers d’Ellénore, comme elle l’avait ordonné; à chaque ligne, j’y rencontrai de nouvelles preuves de son amour, de nouveaux sacrifices qu’elle m’avait faits et qu’elle m’avait cachés. Je trouvai enfin cette lettre que j’avais promis de brûler; je ne la reconnus pas d’abord; elle était sans adresse, elle était ouverte: quelques mots frappèrent mes regards malgré moi; je tentai vainement de les en détourner, je ne pus résister au besoin de la lire tout entière. Je n’ai pas la force de la transcrire. Ellénore l’avait écrite après une des scènes violentes qui avaient précédé sa maladie.

«Adolphe, me disait-elle, pourquoi vous acharnez-vous sur moi? Quel est mon crime? De vous aimer, de ne pouvoir exister sans vous. Par quelle pitié bizarre n’osez-vous rompre un lien qui vous pèse, et déchirez-vous l’être malheureux près de qui votre pitié vous retient? Pourquoi me refusez-vous le triste plaisir de vous croire au moins généreux? Pourquoi vous montrez-vous furieux et faible? L’idée de ma douleur vous poursuit, et le spectacle de cette douleur ne peut vous arrêter! Qu’exigez-vous? Que je vous quitte? Ne voyez-vous pas que je n’en ai pas la force? Ah! c’est à vous, qui n’aimez pas, c’est à vous à la trouver, cette force, dans ce coeur lassé de moi, que tant d’amour ne saurait désarmer. Vous ne me la donnerez pas, vous me ferez languir dans les larmes, vous me ferez mourir à vos pieds.» — «Dites un mot, écrivait-elle ailleurs. Est-il un pays où je ne vous suive? Est-il une retraite où je ne me cache pour vivre auprès de vous, sans être un fardeau dans votre vie? Mais non, vous ne le voulez pas. Tous les projets que je propose, timide et tremblante, car vous m’avez glacée d’effroi, vous les repoussez avec impatience. Ce que j’obtiens de mieux, c’est votre silence. Tant de dureté ne convient pas à votre caractère. Vous êtes bon; vos actions sont nobles et dévouées: mais quelles actions effaceraient vos paroles? Ces paroles acérées retentissent autour de moi: je les entends la nuit; elles me suivent, elle me dévorent, elles flétrissent tout ce que vous faites. Faut-il donc que je meure, Adolphe? Eh bien, vous serez content; elle mourra, cette pauvre créature que vous avez protégée, mais que vous frappez à coups redoublés. Elle mourra, cette importune Ellénore que vous ne pouvez supporter autour de vous, que vous regardez comme un obstacle, pour qui vous ne trouvez pas sur la terre une place qui ne vous fatigue; elle mourra: vous marcherez seul au milieu de cette foule à laquelle vous êtes impatient de vous mêler! Vous les connaîtrez, ces hommes que vous remerciez aujourd’hui d’être indifférents; et peut-être un jour, froissé par ces coeurs arides, vous regretterez ce coeur dont vous disposiez, qui vivait de votre affection, qui eût bravé mille périls pour votre défense, et que vous ne daignez plus récompenser d’un regard.»
Pouvez vous m'aider s'il vous plait !

Pouvez vous me proposer un plan détaillé plus cohérent ainsi quelques pistes ( procédés stylistiques …. )
Il semble que tu omettes bien des pistes d'exploration de cette fin de roman.

La situation d'énonciation d'abord : Qui est le narrateur ? Quand raconte-t-il ?
Son état d'esprit : libéré ou non par la mort d' Ellénore ?
Le poids de la lettre ? Effet produit par les mots d'Ellénore par delà la mort ? Ses interrogations ? Son importance dans l'extrait.
Qu' est-ce qui est "romantique" dans les personnages ? dans la fin ? Le portrait d'Adolphe par Ellénore ? Sorte de vision croisée : Adolphe pénètre les pensées d'Ellénore qui dresse le portrait psychologique d'Adolphe.
Le héros en proie à une dualité de sentiments, de comportements et finalement le roman s'achemine vers un dénouement de tragédie.