Cicéron, Pro Roscio Amerino

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Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour aux fins latinistes. 🙂
Je bute sur ce passage du Pro Roscio Amerino, plus précisément la partie en gras:

Occidisse patrem Sextus Roscius arguitur. Scelestum, di immortales, ac nefarium facinus atque ejus modi quo uno maleficio scelera omnia complexa esse uideantur.

Le sens global est clair : "S. Roscius est accusé d'avoir tué son père. Forfait scélérat, dieux immortels!, impie, et tel que tous les crimes semblent réunis en ce seul méfait."

Mais je ne parviens pas à analyser le quo. Deux pistes :
1. Si on suppose à ejus le sens (fréquent) de "tel", on pourrait imaginer que quo soit une conjonction de subordination (équivalent de ut). Le problème est que ce quo conjonctif ne se rencontre guère que devant un comparatif, et avec une valeur finale.
2. Quo serait un adjectif relatif (hypothèse plus probable). Mais je suis incapable de le traduire littéralement.

Quelqu'un pourrait-il me proposer une solution?
A mon avis, quo est un "adverbe" fonctionnant en relation avec ejus, à valeur consécutive.
et de telle sorte que par là semblaient être réunis en un seul méfait tous les crimes…
Je le verrais plutôt comme un pronom relatif introduisant une relative à sens consécutif.
Ce qui ne change pas grand chose d'ailleurs pour le sens.
Merci de vos contributions. 🙂
L'ambiguïté grammaticale demeure, même si la traduction pose peu de problèmes. Ce qui me gêne un peu, car j'aime donner à mes élèves un mot à mot complet (fût-il en "petit nègre"), afin de bien leur montrer que la traduction que je leur donne ne sort pas d'un chapeau mais résulte bien d'une analyse exhaustive.
On se trouve en fait dans la valeur conjonctive de l'emploi adverbial de eo. Cf Gaffiot p. 1305, 2ème colonne 2 d). La valeur consécutive est rare dans cet emploi, mais elle est classique. D'autre part, en dépit d'un groupement peut-être un peu abusif, cet emploi de eo doit être distingué de l'emploi décrit dans 2 a).
Sans autre but que d'alimenter le débat, je vous donne une référence d'une étude accessible ( mais de manière tronquée) sur la toile, dans laquelle l'auteur semble (pages 233 et sq) considérer "notre" "quo" comme un pronom relatif.
Que penser?:Latin et langues techniques publié par Jean-Paul Brachet,Claude Moussy

cordialement,
On se trouve en fait dans la valeur conjonctive de l'emploi adverbial de eo.
Oui, c'est ce que je voulais dire en parlant de "conjonction de subordination".
Cf Gaffiot p. 1305, 2ème colonne 2 d).
Flûte! Mon édition du Gaffiot (celle, refondue, de 2000) semble avoir une pagination différente. La P.1305 ne contient que des mots en "qua-".
J'ai dans mon casier au lycée un Gaffiot plus ancien. Je regarderai.
La valeur consécutive est rare dans cet emploi, mais elle est classique. D'autre part, en dépit d'un groupement peut-être un peu abusif, cet emploi de eo doit être distingué de l'emploi décrit dans 2 a).
Merci, Jacques. 🙂
Dans Byzos, il est question d' "adverbe relatif" comme ubi, unde… (p. 144). La frontière est ténue entre les catégories grammaticales…
Oui, en effet!
Oui, moi aussi j'emploie parfois l'expression "adverbe relatif".