La Fontaine, Les Oreilles du Lièvre

Entraide scolaire

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Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour j'ai fais un commentaire littéraire sur "Les oreilles du Lièvre" de Jean de La Fontaine et j'aimerais bien savoir se que vous en pensez ?
Un animal cornu blessa de quelques coups
Le Lion, qui plein de courroux,
Pour ne plus tomber en la peine,
Bannit des lieux de son domaine
Toute bête portant des cornes à son front.
Chèvres, Béliers, Taureaux aussitôt délogèrent,
Daims, et Cerfs de climat changèrent ;
Chacun à s'en aller fut prompt.
Un Lièvre, apercevant l'ombre de ses oreilles,
Craignit que quelque Inquisiteur
N'allât interpréter à cornes leur longueur,
Ne les soutînt en tout à des cornes pareilles.
Adieu, voisin Grillon, dit-il, je pars d'ici ;
Mes oreilles enfin seraient cornes aussi ;
Et quand je les aurais plus courtes qu'une Autruche,
Je craindrais même encor. Le Grillon repartit :
Cornes cela ? Vous me prenez pour cruche ;
Ce sont oreilles que Dieu fit.
- On les fera passer pour cornes,
Dit l'animal craintif, et cornes de Licornes.
J'aurai beau protester ; mon dire et mes raisons
Iront aux Petites-Maisons.
Commentaire littéraire.

Introduction :
« Les oreilles du Lièvre » est la quatrième fable du Livre V du premier recueil de La Fontaine éditée pour la première fois en 1668 et qui était destiné au Dauphin de la cours Royale. Pour écrire cette œuvre il s’est inspiré de la fable de Faërne « Le Renard et le Single » écrit en 1563. La Fontaine est un fabuliste du XVIIème siècle, il appartient au courant littéraire du classicisme (Imitation des anciens sans renoncer à faire œuvre personnel. Goût de l’analyse l’écrivain se fait moraliste). Cette fable montre la peur du peuple vis-à-vis des lois de la Monarchie. Comment La Fontaine réussit à faire passer son message grâce à l’apologue ? Dans un premier temps nous verrons que la fable est vive et légère, et pour finir nous étudierons l’apologue.


I. Une fable vive et légère.

A. La fable.
Ce texte est une fable, car il y a un récit et une morale bien qu’elle soit implicite. Les vers sont libres, les rimes pauvres mais suffisante, ce qui donne un effet de vivacité à la fable. Du vers 1 à la fin s’est le récit, la morale elle est comprise à la fin. La Fontaine démontre que « La raison du plus fort est toujours la meilleur » (Le Loup et l’Agneau, Livre I, fable 10). Mais se n’est pas le message qu’il veut nous montrer, car il veut dénonce la tyrannie du Roi.

B. La colère du Lion et la peur des animaux.
Lors que le Lion prend une décision personne n’a le droit de le contre dire, sous peine d’être sanctionnées vers 2 à 8 : « Le Lion, qui plein de courroux, […] Bannit des lieux de son domaine Toute bête portant des cornes à son front. Chèvres, Béliers, Taureaux aussitôt délogèrent, Daims, et Cerfs […] s’en aller fut prompt. ». Les Animaux ayant trop peur suit sa dictature dans le silence. Le champ lexical de la peur est très prononcé, ceci accentue leur désarroi « aussitôt délogèrent » vers 6, « s’en aller fut prompt » vers 8, « craignit » vers 10, « craindrais…encor » vers 16, « craintif » vers 22. Ce qui prouve à quel point tout le monde le craigne et le respecte. Les personnages de cette histoire sont des animaux qui parlent et leurs symboles démontrent bien les rangs auquel ils appartiennent.

C. Des animaux.
Le Lion symbolise la royauté et le pouvoir, tout comme le Roi, le Lièvre compte à lui est le symbolise la peur, tout comme le sont les paysans ou le peuple face au Roi. Tout se que dit ou ordonne Le Roi, les paysans se plient à ses lois et ses désires sans rien dire. Le grillon lui est symbole du foyer, il essaye de convaincre le Lièvre de ne pas quitter le royaume, vers 16 à 18 : « …Le Grillon repartit : Cornes cela ? Vous me prenez pour cruche ; Ce sont oreilles que Dieu fit. » Il ne l’écoute pas et part.


II. Un apologue.

A. Pourquoi des animaux ?
La Fontaine a choisie d’utiliser des animaux pour raconter et faire passer son point de vue sur ce sujet pour éviter la censure. Sans cela son recueil n’aurait jamais parue. Utiliser des éléments fictif, lui permet donc de visé le Roi de manière indirecte et de se faite d’évité automatiquement la censure. Mais en quoi ce récit est t-il féérique ?

B. Un récit fictionnel,
Cette fable est un récit fictionnel car il y a des animaux qui parlent. Dans la vie réelle il est impossible de comprendre et d’entendre converser des animaux, à moins de vivre dans un conte de fée bien sur. Ce qui relève du surnaturel. Mais pourquoi utiliser des animaux qui parlent ?

C. Qui vise à plaire et à instruire.
Le faite d’utiliser des animaux qui parlent plait énormément au lecteur de plus cela permet de dédramatiser le contexte de la fable. Bien qu’elle soit courte et un peut enfantin, elle fait passer un message fort, touchant toute personnes et toute génération qui la lise.


Conclusion :
La personnification des animaux dans une situation symbolique aide à la compréhension de l’histoire et aussi à éviter la censure. Le lecteur peut ainsi mieux identifier le rôle de chaque personnages et parvient à bien visualiser le contexte dans le quel se situe la fable. La particularité d’avoir des vers libres rend la fable plus vive. Le côté distrayant et court de l’apologue plait énormément au lecteur, et la moral est bien comprit.



Merci d'avance !!! 🙂
Simple avis :

Est-ce judicieux d'annoncer d'entrée :
Cette fable montre la peur du peuple vis-à-vis des lois de la Monarchie ?

La structure de ton commentaire pose problème sans doute parce que ta "problématique", qui n'en est pas une, est vague.

Le portrait du lièvre, personnage principal, est escamoté.

Il me semble que ta deuxième partie est plutôt une réflexion générale qui pourrait concerner toutes les fables.

Où vas-tu intégrer l'explication de Inquisiteur/Petites-Maisons/cornes de la licorne ?

Je ne vois pas non plus ton travail sur la morale implicite de cette fable.
Pourrais tu, me donner quelque conseille pour améliorer mon commentaire littèraire? Quel problématique convidrai à mon devoir?
Juste une suggestion pour une structure …

Une fable : pour distraire ou instruire ?

I. Un récit alerte et léger
- Des personnages contrastés
- Le personnage principal : le lièvre au physique, au moral
- L'art du récit (discours direct, choix, intemporalité, registre …)

II. Le but de l'apologue : faire réfléchir
- Critique de la monarchie, des lois
- Critique de la religion
- Le choix d'une morale implicite

Au-delà d'un premier niveau de lecture, le Dauphin est invité à réfléchir sur le comportement des animaux qui lui donnent une multiplicité de points de vue en vue de former le jugement. La société des hommes est alors présentée avec distance, distraction mais efficacité.
Merci beaucoup pour ton aide, cela m'a énormément aidée !!! 🙂 ^^*