Cohen, Belle du Seigneur - Un soir, peu avant neuf heures, elle décida que l’attendre dehors…

Entraide scolaire

4 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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bonsoir a tous je dois commenter un texte de Cohen tiré de : belle du seigneur

j'aimerais bien un petit coup de pouce sur le plan ect car j'ai du mal a commencer je dois commenter le texte jusqu'à "la faire durer" .le thème du commentaire c'est le personnage de roman.

voici le texte:
Un soir, peu avant neuf heures, elle décida que l'attendre dehors, sur le seuil, faisait obséquieux. Oui, aller simplement lui ouvrir la porte lorsqu'il arriverait, mais ne pas se précipiter, aller tranquillement en respirant largement, de manière à n'être pas essoufflée. Oui, très bien, maîtrise d'elle-même, le faire dignement entrer au salon. Là, conversation, puis lui apporter une tasse de thé. Bonne idée d'avoir déjà tout apporté au salon pour n'être pas devant lui en posture de femme de chambre apportant un plateau. Oui, tout y était, théière avec couvre-théière, tasses, lait, citron. Donc, au moment opportun, se lever, verser le thé lentement, lui demander sans servilité s'il voulait du lait ou du citron. Elle essaya. Lait ou citron ? Non, l'interrogation était ratée, ça faisait trop énergique, cheftaine, éclaireuse. Elle essaya de nouveau. Lait ou citron ? Oui, ainsi c'était bien. Aimable mais indépendante.
Elle se précipita lorsque la sonnette retentit. Mais, arrivée dans le vestibule, elle fit demi-tour. Avait-elle bien enlevé la poudre ? De retour au salon, elle resta devant la glace sans s'y voir. Le sang battant à ses oreilles, elle se décida enfin, s'élança, faillit tomber, ouvrit la porte. Comment allez-vous ? lui demanda-t-elle avec le naturel d'un chanteur d'opérette faisant du parlé.
La respiration difficile, elle le précéda dans le salon. Un sourire immobile posé sur ses lèvres, elle lui indiqua un fauteuil, s'assit à son tour, tendit le bas de sa robe, attendit. Pourquoi ne lui parlait-il pas ? Lui avait-elle déplu ? Il restait peut-être de la poudre. Elle passa sa main sur son nez, se sentit dépourvue de charme. Parler ? Sa voix serait enrouée, et s'éclaircir la gorge ferait un bruit affreux. Elle ne se doutait pas qu'il était en train d'adorer sa gaucherie et qu'il gardait le silence pour la faire durer.
Lèvres tremblantes, elle lui proposa une tasse de thé. Il accepta avec impassibilité. Guindée, les joues enflammées, elle versa du thé sur le guéridon, dans les soucoupes, et même dans les tasses, demanda pardon, tendit ensuite d'une main le petit pot à lait et de l'autre les rondelles de citron. Laine ou coton ? demanda-t-elle. Il eut un rire, elle osa le regarder. Il eut un sourire, et elle lui tendit les mains. Il les prit, et plia le genou devant elle. Inspirée, elle plia le genou devant lui, et si noblement qu'elle renversa la théière, les tasses, le pot à lait et toutes les rondelles de citron. Agenouillés, ils se souriaient, dents éclatantes, dents de jeunesse. Agenouillés, ils étaient ridicules, ils étaient fiers et beaux, et vivre était sublime.
Bonjour,

C'est une scène de première rencontre.
Tu peux organiser ton analyse autour de la tension entre naturel et composition ou comment la vie devient du théâtre.
Les axes suivants sont aussi mauvais ?
I.Le trouble d'Ariane
II.Ariane un personnage complexe
Un soir, peu avant neuf heures, elle décida que l'attendre dehors, sur le seuil, faisait obséquieux. Oui, aller simplement lui ouvrir la porte lorsqu'il arriverait, mais ne pas se précipiter, aller tranquillement en respirant largement, de manière à n'être pas essoufflée. Oui, très bien, maîtrise d'elle-même, le faire dignement entrer au salon. Là, conversation, puis lui apporter une tasse de thé. Bonne idée d'avoir déjà tout apporté au salon pour n'être pas devant lui en posture de femme de chambre apportant un plateau. Oui, tout y était, théière avec couvre-théière, tasses, lait, citron. Donc, au moment opportun, se lever, verser le thé lentement, lui demander sans servilité s'il voulait du lait ou du citron. Elle essaya. Lait ou citron ? Non, l'interrogation était ratée, ça faisait trop énergique, cheftaine, éclaireuse. Elle essaya de nouveau. Lait ou citron ? Oui, ainsi c'était bien. Aimable mais indépendante.
Elle se précipita lorsque la sonnette retentit. Mais, arrivée dans le vestibule, elle fit demi-tour. Avait-elle bien enlevé la poudre ? De retour au salon, elle resta devant la glace sans s'y voir. Le sang battant à ses oreilles, elle se décida enfin, s'élança, faillit tomber, ouvrit la porte. Comment allez-vous ? lui demanda-t-elle avec le naturel d'un chanteur d'opérette faisant du parlé.
La respiration difficile, elle le précéda dans le salon. Un sourire immobile posé sur ses lèvres, elle lui indiqua un fauteuil, s'assit à son tour, tendit le bas de sa robe, attendit. Pourquoi ne lui parlait-il pas ? Lui avait-elle déplu ? Il restait peut-être de la poudre. Elle passa sa main sur son nez, se sentit dépourvue de charme. Parler ? Sa voix serait enrouée, et s'éclaircir la gorge ferait un bruit affreux. Elle ne se doutait pas qu'il était en train d'adorer sa gaucherie et qu'il gardait le silence pour la faire durer.
Lèvres tremblantes, elle lui proposa une tasse de thé. Il accepta avec impassibilité. Guindée, les joues enflammées, elle versa du thé sur le guéridon, dans les soucoupes, et même dans les tasses, demanda pardon, tendit ensuite d'une main le petit pot à lait et de l'autre les rondelles de citron. Laine ou coton ? demanda-t-elle. Il eut un rire, elle osa le regarder. Il eut un sourire, et elle lui tendit les mains. Il les prit, et plia le genou devant elle. Inspirée, elle plia le genou devant lui, et si noblement qu'elle renversa la théière, les tasses, le pot à lait et toutes les rondelles de citron. Agenouillés, ils se souriaient, dents éclatantes, dents de jeunesse. Agenouillés, ils étaient ridicules, ils étaient fiers et beaux, et vivre était sublime.
Bonjour,
Voici un cas typique où le commentaire peut être "organisé" selon l'ordre du texte.
-Il y a un avant : tout le film que se fait Ariane de cette rencontre avec Solal, l'organisation poussée jusqu'au ridicule d'une mise en scène.
-Puis, il s'agit de la scène réelle…