Bonjour,
Je suis en 1ere S et j'ai un DM à faire sur ce corpus de textes.Cependant,je ne vois pas d'idées communes . Certes,ce sont tous des oeuvres utopiques mais je n'arrive ni à les regrouper ni à les differencier .Pouvez-vous m'orienter ? Ou me dire simplement quelles oeuvres je devrais assembler ?
J'ai quelques pistes mais elles ne collent pas avec le texte 3…:
-droit personnel à l'épanouissement
Ne tiens pas compte de la réalité un projet irréalisable
-Chaque auteur rédiger sa conception de la société idéale avec des stratégies différentes, un pays lointain imaginaire pour éviter la censure.
Énoncé :
"en vous appuyant sur l'étude des quatre documents vous préciserez les caractères principaux d'une utopie"
DOCUMENTS :
-Thomas More,L'UTOPIE (1515),livre 2.
-Luciano Laurana ,LA CITÉ IDEALE,(1420-1479),tableau
-Italo Calvino,LES VILLES INVISIBLES(1972) :
Merci !
Je suis en 1ere S et j'ai un DM à faire sur ce corpus de textes.Cependant,je ne vois pas d'idées communes . Certes,ce sont tous des oeuvres utopiques mais je n'arrive ni à les regrouper ni à les differencier .Pouvez-vous m'orienter ? Ou me dire simplement quelles oeuvres je devrais assembler ?
J'ai quelques pistes mais elles ne collent pas avec le texte 3…:
-droit personnel à l'épanouissement
Ne tiens pas compte de la réalité un projet irréalisable
-Chaque auteur rédiger sa conception de la société idéale avec des stratégies différentes, un pays lointain imaginaire pour éviter la censure.
Énoncé :
"en vous appuyant sur l'étude des quatre documents vous préciserez les caractères principaux d'une utopie"
DOCUMENTS :
-Thomas More,L'UTOPIE (1515),livre 2.
-Luciano Laurana ,LA CITÉ IDEALE,(1420-1479),tableau
-Italo Calvino,LES VILLES INVISIBLES(1972) :
" Ayant pénétré sur le territoire qui a Eutropie pour capitale le voyageur voit non pas une ville mais plusieurs d'egales importance et tout semblables, dispersées sur un vaste plateau ondulé. Estropie,c'est non pas une mais l'ensemble de ced villes en une seule et habitée les autres sont vides et cela, à tour de rôle. Maintenant, je vais vous dire comment. Le jour où les habitants d'Eutropie sont accablés de fatigue, et que plus personne ne supporte son métier, ses parents, sa maison et sa vie, les dettes, les gens à saluer ou qui vous saluent, alors toute la population décide de déménager dans la ville voisine qui est là à attendre, tout vide est comme neuf, où chacun prendra un autre métier, une autre femme, verra en ouvrant sa fenêtre un autre paysage, passera ses soirées à d'autres passe-temps, amitiés,médisances.-Émile Cioran,Histoire et utopie (1940) :
Ainsi,la vie se renouvelle de déménagements en déménagements dans des villes qui se présentent chacune, par l'exposition, ou la pente du terrain, ou les cours d'eau, un peu différemment.
Ainsi, la ville reprend sa vie toujours la même en se déplaçant vers le haut et le bas sur son échiquier vide.Les habitants recommencent à jouer les mêmes scènes dans des distributions nouvelle ; ils redisent les mêmes répliques avec des accents combinés autrement ; ils ouvrent grandes leurs bouches à tour de rôle en bâillement egaux.Seule de toutes les villes de l'empire, Eutropie perdure identique à elle-même. Mercure, dieu de l'inconstance, à qui la vie est consacrée, accomplit ce miracle ambigu."
"Utopie, rappelons le, signifie nulle part. Et d'où serait-elle ces cités que le mal n'effleure pas, où l'on benit le travail est où personne ne crains la mort ? On y astreint un bonheur fait d'idylles géométriques, d'extases réglementées, de mille merveilles écoeurantes, telles quand présente nécessairement le spectacle d'un monde parfait, d'un monde fabriqué.
Concevoir une vraie utopie, brosser avec conviction le tableau d'une société idéale, il y faut une certaine dose d'ingénuité, voir de niaiseries, qui, trop apparente, finit par exaspérer le lecteur. Les seuls utopies lisibles sont les fausses, celles qui, écrites par jeu, amusement ou misanthropie, préfigurent ou évoques les Voyages de Gulliver, Bible de l'homme des trompé, quintessence de visions non chimériques, utopie sans espoir. Par ses sarcasmes, Swift a déniaisé un genre au point de l'aneantir.
Après avoir dénoncé les ridicules de l'utopie, venons nous à ses mérites. On ne lourera jamais assez les utopies d'avoir dénoncé les méfaits de la propriété, l'horreur qu'elle représente, les calamités dont elle est cause.
Merci !



