Intégrer un IEP de province après une hypokhâgne A/L
14 réponses
Bonjour,
Je suis en première année de prepa littéraire, et je souhaiterai intégrer un IEP de province. Seulement, le concours composé de 3 matières : histoire, questions contemporaines et anglais ne coïncident pas avec les sujets étudiés en prepa.
Par exemple, pour cette année en philo on étudie la vision, alors qu'au concours les sujets seront : les inégalités / la santé .
Idem pour l'histoire, en prepa on étudie les siècles du 16e au 18e alors qu'au concours c'est " le monde depuis 1945" .
Donc je ne sais pas comment faire pour pouvoir prétendre à entrer dans un des IEP.
Merci de votre aide !
Tu peux travailler par toi-même avec des livres.
Par exemple : PRÉPARER L'EXAMEN SCIENCES PO - CAHIER D'EXERCICES ERIC COBAST, consulter les bibliographies indicatives.
C'est intéressant ce que tu dis, Léa20.
Donc pour tenter le concours de master SP, la prépa AL ne serait tout simplement pas recommandable ?
Car la charge de travail dans une prépa est telle qu'il semble assez illusoire de pouvoir préparer un autre concours à côté avec des bouquins, aussi bien conçus puissent-ils être.
Bateaupirate,
en réalité, la charge de travail et la méthode sont telles qu'on peut ajouter une quantité de travail… C'est donc absolument faisable. Ce qui ne veut pas dire pour autant que ça soit recommandable : c'est à chacun d'établir ses priorités, de connaître ses limites, etc.
En fait, je ne suis jamais allé en prépa. Mais ce que l’on en dit n’est pas très réjouissant.
https://www.letudiant.fr/etudes/classes-prepa/reussir-sa-prepa-les-reponses-a-vos-questions/en-prepa-comment-tenir-le-coup-face-au-rythme-de-travail.html
Bon, peut-être y-a-t-il effectivement des prépas moins chargées que d’autres et durant lesquelles, il serait possible, en parallèle, d’étudier pour une autre formation.
Mais alors pourquoi faire ces prépas si le but ne peut pas y être atteint ?
Attention, vus ne parlez pas de la même chose.
Lea20 parle d'un concours passé en HK, donc bac+0 ou bac+1 d'un IEP de province. Bateaupirate d'une accession en master, donc après avoir khuber.
https://www.letudiant.fr/etudes/iep/masters-de-sciences-po-quelles-etudes-postbac-pour-rejoindre-un-iep-a-bac-3-19825.htmlSi par but, tu entends les ENS, il faut garder à l'esprit que seuls 5-8% des khâgneux vont les obtenir. Et ces khâgneux ne représentent déjà qu'une partie des hypokhâgneux.
Donc je crois qu'il faut garder le cap sur le concours en entrant en hypokhâgne parce que c'est toujours possible, que ce n'est pas si infaisable, qu'autrement les résultats se concentreront sur quelques lycées parisiens bien connus, mais de fait, la prépa ne prépare pas qu'aux ENS.
Quant à savoir si c'est réjouissant, c'est difficile d'y répondre. J'ai connu des gens qui ont détesté ça. D'autres qui ont adoré ça et qui ont haï la fac après. Nombreux sont ceux à qui il faut plusieurs années pour réellement digérer l'expérience de la prépa. Au-delà du travail, on y rencontre cela dit quelques têtes et quelques coeurs bien faits. Bref, le propos général s'efface devant les expériences singulières. 🙂
Merci Artz,
En fait, par but, j’entendais les IEP, comme léa20.
Apparemment, la plupart des prépas littéraires affichent dans leur "panier" quelques ambitions pour le concours aux IEP.
Mais si les programmes ne sont pas adaptés et qu’il faut ajouter une charge de travail dont on se passerait bien, à quoi bon ?
Ah ! Bonne question.
Pour la méthode de travail et la culture générale, je pense. Et aussi parce que ça permet de ne pas mettre tous les oeufs dans le même panier : si tu rates l'IEP à bac +1, tu peux poursuivre en khâgne et tenter les ENS, les écoles de la Banque Commune d'Epreuves ainsi que Sciences Po Paris au niveau master.
Dans la mienne il y avait un module spécifique en hypokhâgne pour ceux souhaitant préparer le concours des IEP de province. Ils avaient des cours de langue/histoire/culture générale supplémentaires, et à partir du second semestre des devoirs adaptés ; par exemple là où certains travaillaient sur Louis XIV en concours blanc, eux avaient une épreuve type IEP. Ce n'est probablement pas la seule prépa de France à proposer quelque chose du genre.
Ajoute aussi que trois IEP font partie de la BEL, et recrutent donc sur le programme des Ens. Le défaut, c'est que leur taux d'admission n'est pas très élevé, et que donc il faut être au moins sous-admissible Ens (25% meilleurs je crois) pour avoir une chance. Mais cela arrive tout de même d'entrer en IEP par ce biais.
C'est un peu plus dur d'avoir la sous-admissibilité à Ulm. Mais je ne dis ça que pour te taquiner, puisque je sais que tu es réactif sur la question ! 🙄
Je tiens à plaider pour ma défense que cette personne que je pointe avec un doigt imaginaire m'a tendu la perche.
Pour Lyon j'obtiens un taux de 34% de sous-a en 2013 en Lettres et Arts, c'est équivalent en Sciences Humaines et davantage en Langues, en ne comptant que les inscrits ayant composé (pas encore les stats de 2014, ça ne devrait d'ailleurs pas tarder), pour Ulm j'ai peur de ne pas avoir ça sous la main. Cela peut paraître abordable si on vise les IEP par la BEL, mais comme seuls les meilleurs sous-a sont admissibles aux IEP, on arrive à une barre d'admissibilité IEP pas sensiblement moins élevée que l'admissibilité Ens, ce qui fait que je ne suis pas franchement certain que ce soit réellement le bon plan, tout compte fait.
Par contre par la BEL on a les écoles de commerce, et pas mal ont des double-cursus avec des IEP, de province ou pas d'ailleurs. Et donc l'avantage de tenter le concours à bac +1 en hypokhâgne, par exemple si on l'a raté à bac +0 ou qu'on ne l'a pas passé, c'est que comme Artz l'a dit, on s'assure plusieurs cordes à son arc, en plus au passage d'avoir l'expérience classe prépa, ce qui n'est pas négligeable, mais je m'arrête là avant d'être accusé de lobbyisme.
Si besoin est, une traduction à destination des non-concourophones est réalisable.
Vous ne parlez jamais du cas des lycées ayant signé une convention avec un IEP.
Par exemple :
le lycée Pothier a passé une convention avec les IEP de Bordeaux, Rennes et Aix ; les élèves sélectionnés sur les résultats de Khâgne sont dispensés des épreuves écrites des IEP de Rennes et d’Aix. Pour Bordeaux, les élèves d’hypokhâgne peuvent passer le concours pour entrer en troisième année ; s’ils sont reçus, ils doivent poursuivre leur cursus en Khâgne et peuvent ensuite entrer en troisième année.
Ce serait le cas de 25 lycées pour Bordeaux.
Pourquoi ?
Merci à tous pour vos réponses très intéressantes.
Je pense que la prepa est une très bonne formation pour tout ce que l'on souhaite entreprendre. Toutefois, je trouve ça dommage que les programmes de prepa soient aussi différents de ceux des concours auxquels on peut prétendre avant d'achever complètement la prépa.
Toutefois, j'aimerais tenter le concours des iep pour entrer en 2e année. Je pense pouvoir m'en sortir pour l'epreuve d'anglais et de questions contemporaines. Par contre, j'ai vu que l'on pouvait choisir notre 3e epreuve entre droit, science politique, economie et histoire.
J’hésite à choisir l’économie, car j’étais en filière ES, mais je crains que le programme du lycée ne suffit pas.
Quant à l’épreuve d'histoire c'est un peu au petit bonheur la chance, puisqu'en prepa j’étudie l'histoire du XVe au XVIIIe siècle, et que l'épreuve de sc po s'entend sur la perdiode 1845-1945.
Qu'en pensez vous ?
Merci 🙂